•  Chine - Des employés ont reçu l'interdiction de se suicider

     
    Le groupe taiwanais Foxconn Technology, sous-traitant d'Apple, Nokia ou encore Dell, est confronté à une vague de suicides dans son usine du sud de la Chine. Des mesures radicales ont été prises comme demander aux employés de s'engager par écrit à ne pas se suicider.

    Des employées de Foxconn Technology à leur balcon, dans le sud de la Chine à ShenzenDes employées de Foxconn Technology à leur balcon, dans le sud de la Chine à Shenzen© SIPAEn juillet 2009, Hon Hai Precision Industry, connu sous le nom commercial de Foxconn, avait défrayé la chronique cantonaise. Un jeune homme de 25 ans s'était suicidé après avoir été tenu pour responsable de la disparition d'un des seize exemplaires de l'iPhone 4G d'Apple, produit par l'entreprise, et après avoir fait l'objet d'une enquête interne « humiliante », selon ses confidences à un ami juste avant sa mort.

    Mardi, un autre employé s'est tué en se jetant également d'un immeuble de Foxconn à Shenzhen, élevant ainsi le nombre à dix morts depuis janvier au sein du premier fabricant de composants électroniques au monde et à neuf pour Shenzhen même, une ville aux portes de Hong Kong.

    Au total 12 employés chinois de Foxconn, se sont jetés dans le vide depuis le début de l'année. Deux ont été grièvement blessés.

    Quinze suicides en moyenne pour 100 000 personnes par an
    Hon Hai, qui emploie plus de 300.000 personnes à Shenzhen, et 800.000 au total dans le monde est, selon son président, en-dessous de la moyenne des chiffres comptabilisés par l'Organisation mondiale de la santé en Chine en matière de suicides. Il argue en effet, que les suicides enregistrés dans leurs rangs ces derniers mois sont donc en dessous des chiffres de quinze suicides en moyenne pour 100 000 personnes par an. Alors que l'OMS en Chine souligne elle-même le caractère approximatif de ses résultats.

    Mercredi, selon le journal Southern Metropolis Daily basé à Canton, une lettre circule dans l'usine et demande aux employés de ne pas attenter à leurs jours « se blesser ou blesser autrui d'une façon extrême ».

    Une musique douce passe sur les lieux de travail depuis quelques jours. Censée calmer les employés de l'usine, elle n'enlève rien au fait que les employés y sont souvent loin de leur famille, y dorment, y mangent et y travaillent.

    Après seulement 42 jours passés dans centre de formation de l'usine, le jeune homme de 19 ans Li Hai, décédé mardi, a laissé une note dans laquelle il s'excuse auprès de son père de ne plus pouvoir le prendre en charge. « Je n'ai pas la force. J'ai ce que je mérite », lui a-t-il écrit, selon une source citée par l'agence Chine Nouvelle.

    Appel au boycott de l'iPhone 4G
    Mercredi, le président et fondateur du groupe, Terry Gou, est arrivé à Shenzhen à bord de son jet privé. Il était sorti de son silence lundi à Taiwan, niant que les morts soient liées aux conditions de travail et de vie dans ses usines.

    « Je souhaite dire que nous n'opérons pas des usines à sueur et à sang », avait-il déclaré.

    A Hong Kong, des syndicats ont appelé mardi à boycotter la nouvelle génération de l'iPhone, assemblé par Foxconn. Pour des groupes de défense des travailleurs, la série dramatique dans les usines chinoises du taiwanais reflète les difficiles conditions de vie de millions d'ouvriers en Chine, astreints à de longs horaires et d'intenses pressions, vivant souvent dans des dortoirs et loin de leurs familles.

    MALOU 1360 :

    e boycott oui...On peut commencer alors par éteindre tous nos ordinateurs, puisque Foxconn fabrique des puces et des carte mères qui équipent une immense majorité de nos machines. Apple n'est pas leur seul client...Loin de la.


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  •  25/05/10

    Le gouvernement italien approuve le plan d'austérité


    • Agrandir la fonteRétrécir l

    ROME (Reuters) - Le gouvernement italien a approuvé mardi une série de mesures d'austérité censées faire baisser le déficit budgétaire du pays de quelque 26 milliards d'euros sur deux ans afin de le faire passer sous la limite imposée par l'Union européenne des 3% du produit intérieur brut (PIB) d'ici 2012, a dit une source.

    Le détail de ces mesures n'est pas encore dévoilé mais dans un ébauche du projet dont Reuters a pu obtenir une copie, il est fait mention de plafonnement des salaires et des embauches dans le service public, de départs à la retraite différés et d'une réduction des transferts d'argent vers les collectivités locales.

    Daniel Flynn, Benoit Van Overstraeten pour le service français


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  •  Asie  24 Mai 2010  |  Mise à jour le 25 Mai 2010

    Corée: Obama s'oppose à Pékin

    La tension monte entre les deux Corée et la communauté internationale s'empare du dossier. Washington soutient Séoul, alors que la Chine, par la voix de son Premier ministre Wen Jiabao, opte pour la neutralité et un sobre appel à la paix.

     

    La guerre de Corée n'est pas prête de se terminer (*) . Après le débat sur le nucléaire nord-coréen, en 2009, l'affaire du Cheonan, cette corvette militaire sud-coréenne qui a été coulée par une torpille nord-coréenne selon des experts internationaux, ravive les tensions entre les deux parties. Lundi, face aux propos belliqueux des politiques, à Séoul comme à Pyongyang, la communauté internationale s'est emparée du dossier.

    Pour l'heure, la Corée du Sud a suspendu ses relations commerciales avec son voisin du Nord, demandant aux autres partenaires de Pyongyang d'en faire autant. Dans une allocution télévisée, le président sud-coréen, Lee Myung-bak, a annoncé qu'il soumettrait cette question au Conseil de sécurité de l'ONU. Séoul exige, au moins, des excuses officielles pour le torpillage du navire et la mort, dans le naufrage, de 46 de ses membres d'équipages. En retour, son frère ennemi menace de (re)lancer "la guerre totale".

    La paranoïa d'un retour de guerre froide

    Outre-Pacifique, les Etats-Unis se préparent déjà au pire. Washington, qui maintient un contingent de 28.000 hommes dans la moitié Sud, a rapidement apporté son soutien à la Corée du Sud. Jugeant la situation "extrêmement précaire", la Maison blanche a signalé, par communiqué, avoir demandé à l'armée américaine de se coordonner pour se tenir prête à dissuader la Corée du Nord de toute agression. Lee Myung-bak a d'ailleurs prévenu qu'il invoquerait le droit à l'auto-défense en cas d'attaque. A la suite de l'intervention télévisuelle du président sud-coréen, le Japon, actuellement membre non-permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, lui a apporté son soutien. Le secrétaire général de l'ONU s'est, lui, montré plus neutre: "Je suis convaincu que le Conseil, assumant sa responsabilité de maintien de la paix et de la sécurité internationales, prendra des mesures appropriées à la gravité de la situation", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

    La Chine, seul soutien de poids à Pyongyang, était restée discrète jusqu'aujourd'hui. Mais Pékin semble choisir la voie de la neutralité. Partenaire commercial des deux Corée, le pouvoir chinois n'a aucun intérêt à ce que le conflit reprenne dans son aire d'influence économique. Aussi, le Premier ministre Wen Jiaboa s'est contenté d'appeler au retour au calme et à la paix. Jouant le rôle de diplomate dans ce dossier, il devrait s'entretenir avec les deux chefs d'Etat coréens cette semaine. Plus que la sauvegarde du dernier régime communiste-stalinien de la planète, Pékin veut également éviter la présence en nombre de troupes américaines à ses frontières. S'il n'est pas question de retour à une nouvelle guerre froide, la Corée reste le théâtre d'une bataille d'influenceentre les deux superpuissances.

    (*) En effet, débutée le 25 juin 1950, le conflit s'est conclut le 27 juillet 1953 sur un armistice. Un texte provisoire signé par les deux parties dans l'attente d'un traité de paix. Mais après plusieurs mois de tensions, Séoul et Pyongyang ont abandonné les négociations. Depuis, plusieurs incidents aux frontières ravivent les tensions entre les deux pays. Le 27 mai 2009, en plein débat sur le nucléaire nord-coréen, la moitié Nord a envisagé l'annulation de l'armistice


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    Par Jim Jarrassé
    25/05/2010 | Mise à jour : 16:15
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    Thaksin Shinawatra, le 26 avril dernier à Podgorica, au Monténégro.
    Thaksin Shinawatra, le 26 avril dernier à Podgorica, au Monténégro. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

    Le gouvernement thaïlandais accuse Thaksin Shinawatra, en exil depuis 2006, d'être impliqué dans les violences en marge des manifestations des «chemises rouges». S'il est extradé, il risque la peine de mort.

    C'est un pas supplémentaire que vient de franchir mardi le pouvoir thaïlandais dans la guerre sans merci qu'il livre contre Thaksin Shinawatra. Mardi, la cour criminelle de Bangkok a émis un mandat d'arrêt contre l'ancien premier ministre, accusé de «terrorisme». Le gouvernement lui reproche d'avoir incité ses partisans, les «rouges»,à la violence et financé le mouvement qui a occupé le centre de Bangkok pendant des semaines pour réclamer le départ de l'actuel premier ministre Abhisit Vejjajiva. Au moins 88 personnes sont mortes entre le début des manifestations mi-mars et la dispersion par la force du mouvement la semaine dernière.

    Selon le Département thaïlandais des enquêtes spéciales , qui s'occupe du dossier, il existe «suffisamment de preuves» pour faire arrêter Thaksin, notamment pour son «rôle de coordinateur» dans les émeutes. Samedi, le gouvernement avait exposé un arsenal d'armes qu'il affirme avoir saisi dans le camp des manifestants. Une présentation destinée à asseoir ses accusations contre le richissime Thaksin, qui reste pour Bangkok le seul à même de financer une telle organisation.

    Idolâtré par les paysans du nord et du nord-est de la Thaïlande pour les programmes sociaux d'aide aux plus pauvres menés alors qu'il était au pouvoir, Thaksin est en revanche décrit par ses détracteurs comme populiste, autoritaire et corrompu. Il avait cependant été réélu triomphalement en 2005 avant d'être renversé en 2006 par un coup d'Etat militaire. En février dernier, la Cour suprême l'avait jugé coupable d'abus de pouvoir et gelé la moitié de sa fortune, soit 1,4 milliard de dollars.

    Partie de cache-cache

    Désormais, si la procédure pour «terrorisme» devait aller à son terme, c'est la peine de mort que risque l'ancien premier ministre. Mais avant de le juger, le gouvernement thaïlandais doit d'abord savoir où le leader se cache… Car Thaksin, très discret, a l'art de multiplier les déplacements. Ayant établi son camp de base à Dubaï depuis son exil en 2006, il a été aperçu la semaine dernière à Paris. Il a quitté la capitale dimanche et est arrivé lundi au Monténégro, pays dont il possède la nationalité et dans lequel il séjourne très régulièrement. Il aurait pris ses quartiers dans la station balnéaire de Budva, sur la côte adriatique. Un choix qui ne doit rien au hasard : en vertu de sa loi, le Monténégro n'extrade pas ses citoyens. Thaksin devait repartir ce mardi pour une destination inconnue.

    Thaksin était de nouveau attendu à Paris le 31 mai pour un dîner-débat organisé par le Center of Political and Foreign Affaires, institut de réflexion sur la politique internationale dirigé par l'homme d'affaires Fabien Baussart. Mais, malgré les appels au maintien de l'organisateur, la rencontre risque de ne pas avoir lieu. La semaine dernière, lors du passage de Thaksin à Paris, le Quai d'Orsay lui avait intimé de «s'abstenir de toute manifestation ou déclaration publiques pendant son séjour». «Il nous a assuré qu'il donnerait suite à nos demandes. J'ai l'impression qu'il ne va pas revenir tout de suite en territoire français», explique au figaro.fr Bernard Valero, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Le Quai d'Orsay précise cependant aussi qu' «en l'état, Thaksin ne pourrait être extradé de France, le mandat d'arrêt contre lui n'étant pour le moment pas international». Le ministre des Affaires étrangères thaïlandais Kasit Piromya a déclaré pour sa part que le gouvernement travaillerait avec Interpol pour arrêter Thaksin.

    Depuis le Montenegro, Thaksin a pu s'exprimer librement mardi. Dans un communiqué, il a démenti être le «cerveau des terroristes» et se dit victime d'une machination. «Le mandat d'arrêt à mon encontre est injuste. Je suis prêt à prouver que l'accusation est motivée par des raisons politiques», assure-t-il. Avant de contre-attaquer : «La junte en Thaïlande doit aujourd'hui être tenue pour responsable des morts et abus des droits de l'Homme» dans le pays.


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    À Bangkok, un grand nettoyage est en cours pour effacer les traces des affrontements entre l'armée et les manifestants. (Photo : AP)
     



    À Bangkok, un grand nettoyage est en cours pour effacer les traces des affrontements entre l'armée et les manifestants. (Photo : AP)

    Quatre jours après l'assaut de l'armée contre les «chemises rouges», le premier ministre annonce la réouverture des écoles, des rues et des services du gouvernement dès lundi.

    «Tout est calme et revient à la normale» en Thaïlande, a assuré dimanche le premier ministre. Dans son allocution télévisée hebdomadaire, Abhisit Vejjajiva a annoncé que, par conséquent, les mesures concernant la fermeture des écoles et la suspension des services du gouvernement seraient levées dès lundi. La circulation dans les rues va également être rétablie, après les six semaines de manifestations antigouvernementales des «chemises rouges» au cours desquelles un total d'au moins 86 personnes ont été tuées et 1.900 autres ont été blessées.

    Mercredi, le gouvernement a lancé une offensive militaire pour déloger les «rouges» du campement qu'ils avaient établi au cœur de Bangkok. 16 personnes ont trouvé la mort et une centaine d'autres ont été blessées au cours de l'assaut. Les manifestants ont capitulé peu après l'attaque. Dans la capitale, un grand nettoyage est actuellement en cours pour effacer les traces des affrontements.

    Dans son discours à la nation, le premier ministre a défendu l'action de l'armée. Les forces de sécurité ont fait «usage de toutes les armes sur la base des normes internationales. (Elles) ont utilisé les armes pour se défendre et rétablir l'ordre public», a-t-il expliqué.

    Pas d'élections anticipées

    Abhisit Vejjajiva s'est également montré ferme vis-à-vis des «rouges», qui réclamaient sa démission et la tenue d'élections anticipées, en insistant sur sa volonté de ne pas céder à leurs revendications. Avant de penser aux élections, «nous devrons voir ce qui va arriver», a-t-il déclaré, évoquant «des gens qui continuent à parler de poursuivre la lutte et d'organiser une manifestation en juin». Selon la loi en vigueur, Abhisit Vejjajiva n'est pas obligé d'organiser un nouveau scrutin avant décembre 2011.

    Malgré ce «retour à la normale», l'agence gouvernementale chargée des situations d'urgence «a prolongé le couvre-feu (imposé mercredi dernier) de deux nuits à Bangkok et dans 23 provinces par mesure de sécurité».


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