• Réforme du collège : Valls défend la publication du décret

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    Réforme du collège : Valls défend la publication du décret

    Le Point - Publié le <time datetime="2015-05-20T06:56" itemprop="datePublished" pubdate=""> 20/05/2015 à 06:56</time> - Modifié le <time datetime="2015-05-20T19:48" itemprop="dateModified"> 20/05/2015 à 19:48</time>

    VIDÉO. Malgré la mobilisation, la réforme sera "mise en oeuvre", a annoncé Manuel Valls, avec une entrée en vigueur à compter de la rentrée scolaire 2016.

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    <figure class="media_article panoramique" itemprop="associatedMedia" itemscope="" itemtype="http://schema.org/ImageObject"> La réforme prévoit de laisser chaque collège fixer 20 % de son emploi du temps. <figcaption>La réforme prévoit de laisser chaque collège fixer 20 % de son emploi du temps. © Franck perry / AFP </figcaption> </figure>
     
     
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    Au lendemain d'une journée de grève et de manifestations, le décret ainsi que l'arrêté portant sur la réforme contestée du collège sont parus mercredi au Journal officiel. Le Premier ministre Manuel Valls avait déclaré mardi que la réforme du collège serait "mise en oeuvre" et que le décret serait "publié le plus rapidement possible", en dépit de la mobilisation à son encontre. Le décret et l'arrêté relatifs à "l'organisation des enseignements au collège" prévoient une entrée en vigueur de la réforme "à compter de la rentrée scolaire 2016".

    Manuel Valls a défendu mercredi la publication du décret sur la réforme du collège par le besoin d'"aller vite" pour préparer la rentrée 2016, affichant une nouvelle fois sa "détermination" à réformer. "Oui, nous voulons réformer, et c'est la raison pour laquelle nous avons décidé, avec le chef de l'État et avec la ministre de l'Éducation nationale, de publier ce décret, car il faut aller vite, il faut former les enseignants pour préparer la rentrée 2016", a déclaré le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "Il faut avancer parce que c'est utile. Ce gouvernement est déterminé à réformer, nous continuerons, sur ce sujet-là et sur tous les autres parce que c'est l'intérêt des Français", a-t-il répondu au président du groupe UMP Christian Jacob (Seine-et-Marne) qui venait de lui demander d'abroger le décret.


    Le Premier ministre a renvoyé Christian Jacob aux contre-propositions de son collègue UMP Bruno Le Maire sur le collège, qui portent, selon lui, une "école de la sélection, une école qui supprime la deuxième langue vivante, une école qui tourne le dos aux racines mêmes de la République, c'est-à-dire l'égalité". Bruno Le Maire avait proposé lundi de remplacer le collège unique par un collège diversifié" et de supprimer la deuxième langue vivante obligatoire au collège ou encore de créer un corps unique d'enseignants, du CP à la troisième.

    "Garanties"

    La réforme prévoit de laisser chaque collège fixer 20 % de son emploi du temps, avec de l'accompagnement personnalisé pour tous, de l'interdisciplinarité et une deuxième langue vivante (LV2) avancée en cinquième. L'arrêté paru au JO détaille aussi les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI), prévus à partir de la cinquième pour favoriser notamment le travail en groupe. Les huit thèmes d'EPI vont de la santé à la culture en passant par la transition écologique ou les langues de l'Antiquité. Les élèves en suivront deux par an et au moins six des huit thématiques entre la cinquième et la troisième.

    L'autonomie accrue accordée aux établissements et l'interdisciplinarité ont cristallisé la grogne des syndicats anti-réforme qui ont appelé à la grève mardi. Un gros quart des professeurs des collèges publics (27,61 %) ont répondu à l'appel d'une intersyndicale de sept organisations, selon le ministère de l'Éducation, alors que le Snes, principal syndicat du secondaire, annonçait "plus de 50 %" de participation. La ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a répété mardi que la réforme était "indispensable". Elle a cependant assuré "entendre" les enseignants, en grève ou pas, et a promis "des garanties" pour une bonne mise en oeuvre de la réforme dans les textes d'application.

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