• Réformes, investissement : Paris et Berlin temporisent

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    Réformes, investissement : Paris et Berlin temporisent

    Frédéric Schaeffer / Journaliste | <time datetime="2014-11-28T06:00:00+01:00">Le 28/11 à 06:00  lien </time>
     
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    Paris est contre une réforme du SMIC, Berlin contre plus d'investissements.

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    Au premier plan, à gauche : le ministre de l'Economie allemand, Sigmar Gabriel, accompagné de son homologue français, Emmanuel Macron, hier à Paris. - Photo Eric Piermont/AFP

    Les économistes Pisani-Ferry et Enderlein ont remis hier leur rapport.
    Paris est contre une réforme du SMIC, Berlin contre plus d'investissements.

     
     
     
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    Face à la gravité de la situation en Europe, il est urgent que le couple franco-allemand se réveille. Le message adressé hier par les économistes français et allemand Jean Pisani-Ferry et Henrik Enderlein a le mérite de clarté. Présenté hier aux deux gouvernements, leur rapport met en avant un agenda de réformes et d'investissements à mener en France et en Allemagne ainsi qu'un programme d'actions communes. La liste de recommandations est « longue », conviennent les auteurs (lire ci-dessous). Mais « nécessaire ». Car, sur le plan économique, social et politique, « nous approchons d'un point de basculement » en Europe, alertent-ils. Un diagnostic largement partagé par les ministres de l'Economie français et allemand. « Nos destins sont liés », a souligné Emmanuel Macron, se disant « à l'aise » avec les grandes lignes du rapport, et notamment la nécessité de pouvoir déroger plus facilement aux 35 heures par accord d'entreprise. « Ce sont de très bonnes propositions », a pour sa part réagi son homologue allemand, Sigmar Gabriel, jugeant que ce rapport ne devait pas faire partie de ceux « qui finissent dans un placard ».

    « Schengen économique »

    Si les ministres ont partagé la philosophie générale du rapport, ils se sont montrés toutefois bien plus distants avec certaines des mesures les plus concrètes préconisées par les économistes. Côté français, Emmanuel Macron a ainsi évacué d'emblée l'idée d'une réforme du SMIC alors que les auteurs préconisent de changer la formule d'indexation du salaire minimum pour aligner davantage son évolution sur celle de la productivité. « La formule d'indexation du SMIC a déjà fait l'objet d'une réforme en 2012, a rappelé le ministre de l'Economie. Nous n'avons pas prévu de la modifier à nouveau. » Même chose sur la question des négociations salariales. Alors que les économistes préconisent de passer à une obligation triennale, Emmanuel Macron a écarté toute volonté d'en passer par la loi sur ce sujet, préférant insister sur la nécessité de renforcer le dialogue social. Et ce, alors qu'une négociation est justement en cours entre les partenaires sociaux sur la modernisation du dialogue social.

    Côté allemand, Sigmar Gabriel n'a, lui, pas répondu favorablement à l'invitation des économistes d'investir 8 milliards d'euros supplémentaires par an sur la période 2015-2017. « J'ai des doutes » sur la faisabilité de cet effort, a indiqué le ministre social-démocrate. Berlin venant d'annoncer un volant de 10 milliards d'investissement supplémentaire d'ici à 2018, « je ne pense pas que nous puissions mobiliser encore deux fois plus à court terme », a-t-il poursuivi. Et d'insister sur le fait que l'Allemagne souffre d'abord d'un déficit d'investissement privé.

    Au final, ce sont donc avant tout sur les préconisations de plus long terme que les ministres se sont montrés le plus enthousiastes. Par exemple sur la mise en place d'un « Schengen » économique avec un marché unifié de l'énergie ou du numérique. Une proposition jugée « fascinante » par Sigmar Gabriel. Emmanuel Macron a, lui, salué la proposition d'une convergence des salaires minimum des deux pays dans dix ans. « C'est un bon objectif fixé à un bon horizon, qui est tout à fait réaliste », a-t-il estimé.

    A plus court terme, Paris et Berlin doivent échafauder des axes communs de réformes au niveau européen, d'ici au sommet du 18 décembre.

    Côté allemand, Sigmar Gabriel n'a, lui, pas répondu favorablement à l'invitation des économistes d'investir 8 milliards d'euros supplémentaires par an sur la période 2015-2017. « J'ai des doutes » sur la faisabilité de cet effort, a indiqué le ministre social-démocrate. Berlin venant d'annoncer un volant de 10 milliards d'investissement supplémentaire d'ici à 2018, « je ne pense pas que nous puissions mobiliser encore deux fois plus à court terme », a-t-il poursuivi. Et d'insister sur le fait que l'Allemagne souffre d'abord d'un déficit d'investissement privé.Au final, ce sont donc avant tout sur les préconisations de plus long terme que les ministres se sont montrés le plus enthousiastes. Par exemple sur la mise en place d'un « Schengen » économique avec un marché unifié de l'énergie ou du numérique. Une proposition jugée « fascinante » par Sigmar Gabriel. Emmanuel Macron a, lui, salué la proposition d'une convergence des salaires minimum des deux pays dans dix ans. « C'est un bon objectif fixé à un bon horizon, qui est tout à fait réaliste », a-t-il estimé.

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