• Renault : le bras de fer avec l?Etat reste entier

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    Renault  : le bras de fer avec l’Etat reste entier

    Maxime Amiot / Journaliste | <time datetime="2015-04-16T22:04:46+02:00">Le 16/04 à 22:04, mis à jour à 23:40  lien </time>
     
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    Carlos Ghosn, le patron de Renault, demande à l’Etat de préserver l’équilibre de l’alliance -
    AFP PHOTO ERIC PIERMONT
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    Les deux parties campent sur leurs positions tout en jouant la carte de l’apaisement.

    Les interrogations restent entières. A l’issue d’un conseil d’administration extraordinaire, les administrateurs de Renault ont campé sur leurs positions tout en laissant la porte ouverte à l’apaisement, via un communiqué tout en nuances. Le conseil du constructeur automobile assume en effet le conflit avec l’Etat, qui détient 15,3 % de son capital. Renault continue à soutenir la résolution numéro 12 qui a mis le feu aux poudres et qui sera présentée aux actionnaires lors de l’assemblée générale du groupe du 30 avril.

    Soutenant le principe selon lequel « une action = une voix », cette résolution vise à déroger à la loi Florange, en empêchant l’Etat, actionnaire de long terme du constructeur, d’obtenir des droits de vote double. Las, alors que le gouvernement reste attaché à cette loi et qu’il a, pour imposer ses vues, amorcé une montée au capital de Renault, qui lui permettra de détenir, d’ici au 30 avril, jusqu’à 19,7 % du capital, les chances pour le conseil d’administration de Renault de voir sa résolution passer sont minces. Dans ce contexte, le constructeur souhaite que l’Etat se positionne pour empêcher une prise d’influence significative. Le conseil d’administration de Renault « demande que l’équilibre entre les deux principaux actionnaires de Renault soit maintenu lors de la prochaine assemblée générale ou restauré après celle-ci », selon le communiqué d’hier.

    La balle est dans le camp de l’Etat

    Alors que Nissan détient 15 % du capital de Renault, mais sans aucun droit de vote, l’allié japonais voit en effet d’un bien mauvais œil le renforcement potentiel de l’Etat, d’autant plus qu’il en a peu goûté la manière. Sans compter que le constructeur japonais génère l’essentiel des profits de Renault depuis plusieurs années et qu’il pèse deux fois plus en Bourse. Jeudi, les représentants de Nissan ont du reste fait état de leurs inquiétudes face au renforcement de l’Etat.

    La balle est donc dans le camp de l’Etat. Jeudi, celui-ci a veillé à déminer le terrain. Les équilibres de l’alliance Renault-Nissan « seront pleinement préservés par l’Etat », a indiqué Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie. Plus tôt dans la journée, celui-ci avait précisé que les actions acquises par l’Etat « seront revendues dès après l’Assemblée générale » du 30 avril. Reste à voir si c’est pour revenir à une participation de 15 % avec des droits de vote double, acquis progressivement à partir de 2016. Ou bien s’il s’agit de descendre en dessous et de disposer d’un niveau d’influence équivalent à celui d’aujourd’hui avec une participation au capital bien moindre.

    Surtout, il s’agit de voir si les deux parties parlent bien le même langage lorsqu’elles évoquent une préservation de l’équilibre de l’alliance. Pour certains, au sein de l’Etat, cet équilibre ne repose pas forcément sur des aspects capitalistiques : « Nissan ne peut exercer ses droits de vote depuis le début de l’Alliance même quand l’Etat avait plus de 25 % du capital de Renault. » Carlos Ghosn et les autres administrateurs de Renault auront-ils la même lecture ? Ou bien décideront-ils de croiser le fer, en faisant en sorte que Nissan,dispose de droits de vote au sein du constructeur français.

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