• Résultats départementales : large victoire de la droite, qui devancerait le FN

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    Résultats départementales : large victoire de la droite,

    qui devancerait le FN

    Le Monde.fr | <time datetime="2015-03-22T20:00:16+01:00" itemprop="datePublished">22.03.2015 à 20h00</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-03-22T20:17:09+01:00" itemprop="dateModified">22.03.2015 à 20h17</time> | Par

     
    <figure class="illustration_haut " style="width: 534px">Selon les premiers sondages, le FN arrive second, avec entre 23 et 26 % des voix. </figure>

    Une France bleue horizon. La très nette victoire de l'UMP, à en juger par la tendance nationale que dessinent les premières estimations des instituts de sondage, constituerait le principal enseignement du premier tour des élections départementales, qui s'est achevé à 20 heures, dimanche 22 mars. Des instituts qui confirment également l'installation et l'enracinement du Front national qui, s'il échoue à s'installer dans la position du « premier parti de France » qu'ambitionnait d'occuper Marine Le Pen, se maintient à haut niveau sur l'ensemble du territoire national, grosso modo au niveau des élections européennes de juin 2014. Le scrutin semble également confirmer à ce stade l'effondrement du Parti socialiste et de la gauche en général. La participation s’élève à 51 % selon CSA.

    Selon le CSA, l'alliance entre UMP et UDI recueillerait 31 %, et, de leur côté, les divers droite 6,6 %. Selon Ipsos, UMP, UDI et divers droite recueilleraient 38,5 %. Les dirigeants de l'UMP se montraient soulagés, dimanche soir. Alors que le bloc UMP-UDI était donné derrière le Front national dans plusieurs sondages, la droite se réjouit d'apparaître comme la première force d'opposition au pouvoir. « Nous sommes le premier parti de France et incarnons l'alternance, se félicite Gérald Darmanin, secrétaire général adjoint de l'UMP chargé des élections. Cette victoire assez large de l'UMP montre que nos électeurs recommencent à nous faire confiance et que nous n'avons pas été submergés par la vague FN comme certains le prédisaient. » « Ce succès montre que l'UMP et l'UDI sont les seuls à incarner l'alternance au gouvernement », renchérit le porte-parole de l'UMP, Sébastien Huyghe. « On voit à travers ces résultats que le FN ne porte pas un projet crédible, susceptible de redresser le pays », estime le député du Nord.

    >> Suivre les résultats en direct

    Pour les responsables de la droite, cette victoire électorale ne peut que renforcer le président de l'UMP pour son premier test électoral depuis son élection à la tête du parti. « Nicolas Sarkozy a été capable de rassembler le parti et d'être un bon chef d'orchestre pour cette campagne », estime le porte-parole du parti. « Nicolas Sarkozy est le président d'un parti victorieux donc c'est toujours bon à prendre pour lui », observe M. Darmanin, avant de souligner que ce résultat ne donne pas un avantage définitif à l'ancien chef de l'Etat pour 2017 : « Il faut relativiser car le scrutin d'aujourd'hui rassemble seulement près de 45 % des votants, alors qu'une présidentielle réunit près de 80 % des Français. » M. Sarkozy, qui examine les résultats et peaufine son discours d'après-résultats dans son bureau avec Brice Hortefeux, Pierre Charon et Frédéric Péchenard, prendra la parole à 20 h 20 au siège de l'UMP.

    « Ce n’est pas l’énorme défaite »

    Sans surprise, le Parti socialiste, flanqué de ses alliés, encaisse l'une des pires déroutes de son histoire, donné à 19,7 % selon CSA, et à 27 % selon Ipsos en tenant compte des divers gauche. « Ce n'est pas l'énorme défaite, pas si catastrophique », assurait-on contre toute évidence rue de Solférino, en argumentant que ce résultat, qui confirmait l'installation du tripartisme, « incitait au rassemblement de la gauche dès le premier tour. » « Le bloc de gauche résiste mieux que prévu », voulait croire Carlos Da Silva, porte-parole du PS et proche du premier ministre. « Il va falloir que les autres partis de gauche comprennent qu'on est entré dans une phase de tripartisme, et donc qu'il faut se rassembler. Dans beaucoup d'endroits si vous additionnez les scores de la gauche on aurait été largement en tête. »

    Manuel Valls devrait s'exprimer peu après 20 heures. Auparavant, il a reçu plusieurs de ses ministres à Matignon, à qui il a lu son discours. Selon nos informations, le premier ministre estime que sa stratégie pendant la campagne est un succès : le FN, dont il n'a cessé de pointer le « danger » ces dernières semaines, n'est pas ce soir le premier parti de France. Le score plus bas que prévu du parti d'extrême droite valide donc en creux son discours.

    Le Front National, donné à 24,5 % selon CSA et à 23 % selon Ipsos, n'empoche pas le triomphe annoncé par Marine Le Pen, mais s'enracine. Dans les villes qu’il a conquises aux municipales de 2015 comme Hénin-Beaumont, il réaliserait des scores très élevés.

    Le Front de gauche et ses alliés recueilleraient pour leur part 9,7 % des suffrages selon CSA et 7,5 % selon Ipsos.

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