• Sarkozy pointe du doigt des élus locaux trop dépensiers

    Présidentielle 2012

    Publié le 11 janvier 2012 à 20h19
    Mis à jour le 11 janvier 2012 à 20h21


    Sarkozy pointe du doigt des élus locaux trop dépensiers

    Le chef de l'Etat a enjoint mercredi les collectivités locales, dirigées le plus souvent par le PS, à se serrer la ceinture. Premier visé : Hollande, président du Conseil général de Corrèze.

     Sarkozy veut des collectivités locales moins dépensières (photo d'archive)  

    Sarkozy veut des collectivités locales moins dépensières (photo d'archive) SIPA/Philippe Sautier

    L'Etat se serre la ceinture, et les collectivités locales, dirigées dans leur immense majorité par le Parti socialiste, vont devoir s'y mettre, a prévenu Nicolas Sarkozy. « Nos collectivités territoriales, spécialement les régions et les départements, ne peuvent pas être exonérées de cet effort », a lancé le chef de l'Etat lors de ses voeux aux parlementaires à l'Elysée. Dès lors, il réunira « dès le mois prochain » leurs représentants pour évoquer le sujet avec eux.

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    Sarkozy a critiqué des collectivités locales un peu trop dépensières à son goût: de 1998 à 2009, elles « ont créé un peu plus d'un demi-million d'emplois publics » quand le nombre de fonctionnaires de l'Etat « diminuait de 59.000 », a-t-il noté. Il a donc appelé les élus locaux à « entendre le message » du Premier président de la Cour des comptes... l'ex-socialiste Didier Migaud: « une réelle maîtrise de la dépense locale passe sûrement par une gestion plus rigoureuse des effectifs de la fonction publique territoriale », écrit celui-ci dans une préconisation récente de la Cour.

    ''Règle d'or''

    « Il ne s'agit bien évidemment pas de stigmatiser quiconque », a juré Nicolas Sarkozy. Toutefois, le président du Conseil général de Corrèze François Hollande pourrait bien être pointé du doigt dans les jours qui viennent par l'UMP.

    Le candidat socialiste a pu aussi se sentir visé quand le chef de l'Etat a une nouvelle fois insisté sur la nécessité d'adopter une « règle d'or » de vertu budgétaire que le PS refuse. « Quel responsable politique pourrait faire croire que cette règle d'or n'est pas nécessaire ? », a-t-il lancé. « La règle d'or n'est ni de droite ni de gauche » car « personne ne peut être exempté de l'indispensable effort de redressement des finances publiques ». D'autant plus que la France s'y est engagée vis-à-vis de ses partenaires européens. « C'est la parole de la France et la parole de la France s'impose à tous ».

     

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