• Séjour irrégulier : le père de Mohamed Merah expulsé vers Oran

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    Séjour irrégulier : le père de Mohamed Merah

    expulsé vers Oran

    Le Point - Publié le <time datetime="2015-06-05T12:13" itemprop="datePublished" pubdate=""> 05/06/2015 à 12:13</time> - Modifié le <time datetime="2015-06-05T14:50" itemprop="dateModified"> 05/06/2015 à 14:50</time>

    Mohamed Benalel Merah, Algérien de nationalité, a fait l'objet d'une "procédure d'éloignement", à laquelle il n'a pas opposé de recours.

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    <figure class="media_article panoramique" itemprop="associatedMedia" itemscope="" itemtype="http://schema.org/ImageObject"> L'enterrement du tueur au scooter a eu lieu sous surveillance policière le 29 mars 2012 au cimetière de Cornebarrieu, dans la banlieue de Toulouse. <figcaption>L'enterrement du tueur au scooter a eu lieu sous surveillance policière le 29 mars 2012 au cimetière de Cornebarrieu, dans la banlieue de Toulouse. © ERIC CABANIS / AFP </figcaption> </figure>
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    Le père algérien de l'auteur des attentats de Toulouse et de Montauban Mohamed Merah, illégalement présent en France depuis des semaines, a finalement été interpellé vendredi et expulsé vers son pays. Selon une source proche du dossier, confirmant une information de i&gt;Télé, Mohamed Benalel Merah a été arrêté non loin du cimetière de Cornebarrieu, en banlieue toulousaine. C'est là qu'a été inhumé son fils, tué par les forces de l'ordre après l'assassinat en mars 2012 de sept personnes, des militaires et des juifs, dont trois enfants.

    Il a été entendu en fin de matinée par la police aux frontières de Toulouse dans le cadre d'une procédure de droit au séjour, a-t-on ajouté de source policière. Il a ensuite fait l'objet en début d'après-midi d'une "procédure d'éloignement", à laquelle il n'a pas opposé de recours, avant d'être embarqué à Toulouse dans un avion à destination d'Oran, a-t-on précisé de source policière. Un vol Air Algérie a décollé de l'aéroport de Toulouse-Blagnac à 13 h 29. Les autorités aéroportuaires locales n'ont pas été en mesure de confirmer que Mohamed Merah père était à bord.

    Le père du tueur au scooter, "plutôt installé en Algérie" selon la préfecture, avait sollicité en mars le renouvellement de sa carte de résident à Toulouse, qui lui a été refusé le 9 avril, un mois avant la fin de sa validité. Mohamed Merah fils, un jeune délinquant toulousain de 23 ans, s'était lancé dans une série d'expéditions djihadistes, à scooter : il avait successivement tué un militaire, le 11 mars 2012 à Toulouse, puis deux autres, à Montauban le 15, et enfin trois enfants juifs et un enseignant, père de deux d'entre eux, le 19 mars à l'école juive Ozar Hatorah (rebaptisée Ohr Torah) à Toulouse.

    Mesure annoncée, mesure exécutée

    Albert Chennouf, dont le fils militaire est l'une des victimes à Montauban du tueur islamiste franco-algérien, avait dit vendredi matin "espérer" qu'on l'autoriserait à rencontrer Mohamed Merah père. "J'espère qu'on me laissera lui poser des questions sur les vidéos qu'il dit avoir", avait-il déclaré à l'AFP dans la matinée, après être revenu cette semaine chez lui à Nîmes bredouille d'un voyage à Toulouse pour rencontrer le père du tueur. Mohamed Benalel Merah avait affirmé avoir reçu des vidéos réalisées par son fils avec son téléphone lors de ses derniers moments, prouvant selon lui que son fils, retranché dans son appartement toulousain, avait été "éliminé" par les policiers du Raid, contre lesquels il avait déposé une plainte pour "meurtre".

    Éric Ciotti (Les Républicains, ex-UMP) avait réclamé mardi "l'expulsion immédiate" de France du père du tueur Mohamed Merah, Bernard Cazeneuve répondant devant l'Assemblée que l'obligation de quitter le territoire "sera exécutée". "Si le père de Mohamed Merah a pu séjourner en France et est revenu en France, c'est que, depuis trente ans, il bénéficiait d'un titre de séjour, qui la dernière fois a été renouvelé en 2005", avait répondu le ministre de l'Intérieur lors des questions au gouvernement devant l'Assemblée nationale. "Lorsqu'il y a le refus du renouvellement d'une carte de résident, ça vaut obligation de quitter le territoire", avait-il poursuivi. "Cette obligation est désormais exécutoire et elle sera exécutée", a-t-il martelé.

    La carte de dix ans ne peut être annulée en cours de validité. "Toutes les mesures sont prises pour que la situation de M. Merah (...) soit traitée par une mesure d'éloignement prise en conformité avec le droit applicable", avait-on précisé dans l'entourage du ministre.

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