• Sénatoriales 2014 : la droite part favorite

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    Sénatoriales 2014 : la droite part favorite

    Le Point - Publié le <time datetime="2014-09-15T06:39" itemprop="datePublished" pubdate="">15/09/2014 à 06:39</time> - Modifié le <time datetime="2014-09-15T08:46" itemprop="dateModified">15/09/2014 à 08:46   </time>lien 

    Quel parti est favori ? Qui est en course pour la présidence ? Le FN peut-il faire son entrée au Sénat ? Mode d'emploi des sénatoriales du 28 septembre.

    <figure itemprop="associatedMedia" itemscope="" itemtype="http://schema.org/ImageObject" xtcz="Image">La ministre de la Justice Christiane Taubira s'adresse aux sénateurs le 4 avril 2013 (photo d'illustration).<figcaption>La ministre de la Justice Christiane Taubira s'adresse aux sénateurs le 4 avril 2013 (photo d'illustration). © JACQUES DEMARTHON / AFP</figcaption></figure>
     
     
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    Les sénatoriales ne vous intéressent pas ? Vous avez tort ! S'il est moins médiatisé que l'Assemblée nationale, le Sénat, qui représente les collectivités locales, est particulièrement important en ce qu'il détient une partie du pouvoir législatif. À ce titre, il vote la loi et contrôle le gouvernement. Décryptage de l'élection 2014.

    Quels sont les enjeux ?

    Les 348 sénateurs ont un mandat de six ans et siègent au Palais du Luxembourg. Le Sénat est renouvelé par moitié tous les trois ans. La prochaine élection, qui aura lieu le 28 septembre 2014, doit permettre d'élire 178 sénateurs par un collège de 87 500 "grands électeurs", formé à 95 % par les représentants des communes. L'élection se déroule dans 58 départements métropolitains, un département d'outre-mer, 4 collectivités d'outre-mer et 6 circonscriptions des Français de l'étranger. 

    Pourquoi la droite est-elle favorite ? 

    La victoire de la gauche au Sénat il y a presque trois ans était une première historique sous la Ve République. Mais, à la chambre haute, l'alternance, c'est comme l'amour, elle dure trois ans : les élections municipales de mars où plus de 150 villes de plus de 9 000 habitants ont basculé à droite devraient changer la donne. Et avec les mauvais chiffres du chômage et du déficit public, les couacs gouvernementaux, les scandales à répétition, et notamment le livre de Valérie Trierweiler et l'affaire Thévenoud, l'étiquette socialiste est de plus en plus lourde à porter. La baisse des dotations destinées aux collectivités territoriales alors qu'on leur demande dans le même temps des dépenses supplémentaires dans le cadre des rythmes scolaires n'arrange rien.

    Dans ce contexte, la courte majorité de gauche (qui ne tient qu'à 6 sièges), issue du précédent scrutin de septembre 2011, ne devrait pas être reconduite. Si le sénateur Philippe Marini (UMP), candidat à la présidence du Sénat, anticipe une "vague bleue" comme lors des municipales, la plupart des acteurs et des observateurs de l'élection pronostiquent une plus courte avance. Jean-Claude Gaudin, maire UMP de Marseille et sénateur des Bouches-du-Rhône (Provence-Alpes-Côte d'Azur), évoque "une avance d'une dizaine de sénateurs" au Point.fr. "Cela ne sera pas un triomphe, sauf si la France rurale bascule massivement à droite", renchérit un cadre de l'UMP. La réforme territoriale proposée par le gouvernement inquiète dans ces territoires : les départements ruraux pourraient être menacés, et l'éventuelle suppression des conseils départementaux - non prévue dans ce texte mais fixée initialement comme objectif par François Hollande à l'horizon 2020 - est mal vécue par les élus locaux.

    La gauche peut-elle quand même (un peu) espérer ? 

    Dans ce contexte difficile, la gauche a très peu de motifs d'espoir. Le PS mise sur les dissidences à droite et sur la montée du FN pour conserver le pouvoir. Et l'UMP a elle aussi récemment subi de nombreux séismes. L'affaire Bygmalionles fausses factures de la campagne de Nicolas Sarkozy et les boules puantes qui sortent à répétition sur ses responsables poussent les candidats à se départir de l'étiquette du parti. Mais ces scandales finissent surtout par nuire à l'ensemble de la classe politique.

    Par ailleurs, le Sénat étant renouvelé par moitié tous les trois ans, aucun siège détenu par un écologiste n'est en jeu le 28 septembre, et seuls cinq des vingt et un sièges occupés par des communistes le sont.

     


     

    Le FN peut-il faire son entrée au Sénat ?

    Grâce à sa percée aux municipales, où il a pris onze villes, dont deux de plus de 30 000 habitants, le FN pourrait faire son entrée au Palais du Luxembourg pour la première fois dans l'histoire de la Ve République. "Le scrutin sénatorial ne nous est pas favorable, mais nous avons progressé dans le corps des grands électeurs", affirme Michel Guignot, directeur de la campagne frontiste pour les sénatoriales. C'est surtout dans les Bouches-du-Rhône, département où Jean-Noël Guérini, qui doit bientôt être jugé pour "détournement de fonds publics", fait dissidence, que l'élection d'un sénateur frontiste est la plus probable.

     


     

    Qui est candidat à la présidence du Sénat ?

    Le président du Sénat représente l'institution et dirige les débats. Il assure l'intérim en cas de vacance de la présidence de la République, mais ses principales fonctions consistent à nommer des membres d'institutions telles que le Conseil constitutionnel ou le Conseil supérieur de l'audiovisuel. Mais ce poste permet surtout au sénateur de doubler son salaire : le président du Sénat perçoit 7 100,15 euros brut par mois d'indemnités au titre de sénateur plus 7 057,55 euros au titre de président. Il dispose également d'un logement de fonction au Petit Luxembourg et d'une voiture avec chauffeur.

    Trois candidats se sont déclarés pour être élus le 1er octobre. Jean-Pierre Raffarin, membre de la direction de l'UMP, et Gérard Larcher, ancien président du Sénat, sont les deux favoris. L'entourage du premier insiste sur la "consanguinité" du second, qu'il accuse de "ne jamais sortir du Sénat" qui a "besoin d'ouverture sur le monde extérieur". De son côté, l'entourage de Larcher tente de faire passer Raffarin pour le "candidat de l'UMP", alors que "la force du Sénat, c'est de garantir son indépendance par rapport au parti", et de l'associer au retour de Sarkozy, empêtré dans plusieurs affaires judiciaires. 

    Outre ces deux poids lourds, Philippe Marini, sénateur-maire (UMP) de Compiègne (Oise) et président de la commission des Finances, a déclaré sa candidature. La centriste Nathalie Goulet et le socialiste Didier Guillaume sont également candidats. L'actuel président du Sénat Jean-Pierre Bel (PS) a annoncé en mars qu'il quitterait la vie politique après le scrutin du 28 septembre.

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