• 29/09/2011

    Quelques vérités sur les problèmes de l'Education nationale

     

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  • Grippe, Froid
    L'hiver meurtrier de 2012
    Publié le : 4 Septembre 2012 par Afsané Sabouhi lien
    Entre février et mars, un excès de 6000 décès a été enregistré en France. En cause, le froid, une grippe particulièrement agressive pour les personnes âgées et un vaccin moins efficace.
     
    STEVENS FREDERIC/SIPA 
         

    Il faut remonter à la vague de froid du début de l’année 2009 pour trouver des chiffres comparables. La France a enregistré entre le 6 février et le 18 mars 2012 un excès de 6000 décès par rapport à la mortalité habituelle en cette période. L’Institut de veille sanitaire (InVS), qui surveille quotidiennement les variations de mortalité de la population française depuis l’épisode caniculaire de 2003, publie aujourd’hui dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire les premiers chiffres de cette surmortalité, estimée à 13% par rapport aux hivers précédents. Contrairement aux 15 000 décès de l’été 2003 directement attribuables à la vague de chaleur, le scénario de l’hiver 2012 est plus complexe.
     

    Ecoutez le Dr Céline Caserio-Schnönemann, épidémiologiste à l’InVS en charge de la surveillance sanitaire des urgences et des décès : « Il y a eu au même moment une vague de froid et une épidémie de grippe. »


     

    Outre la rigueur d l'hiver, l’autre responsable de cette surmortalité s’appelle en effet H3N2. C’est ce virus de la grippe qui a particulièrement circulé l’hiver dernier. Or il touche plus particulièrement les personnes de plus de 65 ans, chez qui les formes graves et les complications sont plus fréquentes. Ce n’est pas la grippe qui tue directement dans la plupart des cas. Mais l’épisode grippal chez des personnes âgées déjà fragiles entraîne une décompensation de leur pathologie cardiaque, respiratoire ou autre, qui elle, cause le décès.

    Difficulté supplémentaire l’hiver dernier, l’épidémie a connu son pic tardivement, au mois de février, ce qui a laissé au virus le temps de changer par rapport à celui qui était contenu dans le vaccin anti-grippal disponible dans les pharmacies depuis le mois d'octobre.


    Ecoutez le Pr Bruno Lina*, virologue au CHU de Lyon et directeur du Centre national de référence sur la grippe pour la zone sud de la France : « Le nouveau variant du virus est apparu en décembre, après le vaccin. »


    Des personnes vaccinées ont donc été infectées par ce nouveau virus H3N2, certaines figurent même probablement parmi les 6000 décès recensés. Même lorsque le vaccin est en adéquation avec les virus circulants, la protection n’est pas totale lorsqu’une personne âgée se fait vacciner contre la grippe. « Leur système immunitaire répond moins à la vaccination du fait de leur âge, la protection contre l’infection n’est pas complète, reconnaît Bruno Lina, mais elle reste bien plus élevée que celle d’une personne non vaccinée ».
    Si ce type de raté dans la conception du vaccin reste rare, il tombe plutôt mal. Le fiasco H1N1 est encore dans toutes les mémoires et les médecins généralistes ont du mal à convaincre les sujets à risque et leur entourage de se faire vacciner.


    Ecoutez le Dr Emmanuel Debost, médecin généraliste à Plombières-lès-Dijon et président du réseau des Groupes régionaux d’observation de la grippe (GROG) : « Cette surmortalité est un argument pour rappeler que la grippe n’est pas un simple rhume. »


     

    Reste à savoir si l’argument convaincra début octobre lorsque débutera la prochaine campagne de vaccination contre la grippe. L’hiver dernier, les Français avaient boudé le vaccin, en recul de 10% chez les personnes âgées.


    * Le Pr Bruno Lina déclare un lien d'intérêt avec le laboratoire Sanofi-Pasteur au titre du Centre national de référence de la grippe et à titre personnel en tant que membre du Conseil Scientifique du Groupe d'expertise et d'information sur la grippe(activité non rémunérée) et de l'European Scientific Working group on Influenza (activité non rémunérée).


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  • Dernière modification : 04/09/2012 

    Samsung et l'emploi de mineurs : China Labour Watch maintient ses accusations

    Samsung et l'emploi de mineurs : China Labour Watch maintient ses accusations

    Samsung affirme, depuis lundi, n'avoir pas pu identifier d’enfants de moins de 16 ans employés dans ses usines chinoises. Pourtant l'association de défense des travailleurs China Labour Watch maintient le constat accablant dressé le mois dernier.

    Par Sébastian SEIBT (texte)
     

    Le géant sud-coréen de l’électronique Samsung a beau avoir affirmé, le 3 septembre, qu’aucun enfant de moins de 16 ans n’était à sa connaissance employé dans ses usines en Chine, l’ONG américaine à l’origine de l’accusation China Labour Watch (CLW) contactée par FRANCE 24 maintient ses accusations.

    Elle les avait formulées une première fois dans un rapport incendiaire de 30 pages datant du 6 août. Un enquêteur de l’ONG y dénonçait les conditions de travail dans l’usine HEG Electronics de Huizhou, dans le sud de la Chine, où sont assemblés les téléphones portables et lecteurs DVD de Samsung. Après s’être fait embauché par HEG Electronic, l’un des principaux partenaire chinois du géant sud-coréen, il affirme avoir constaté nombre d’infractions au droit du travail telles que des brimades physiques, des dépassements d’horaires et des amendes infligées à certains salariés qui ne réussissaient pas à tenir le rythme. Surtout, il indiquait qu’entre 50 et 100 enfants de moins de 16 ans (l’âge légal en Chine pour travailler) étaient employés dans cette usine.

    Le géant sud-coréen a tenté de faire taire les critiques en menant des audits, en août, dans les usines chinoises où sont fabriquées ses produits. “ Nous n’avons pas pu identifier des travailleurs de moins de 16 ans”, a révélé lundi 3 septembre Samsung. En revanche, les enquêteurs du Sud-Coréen ont reconnu qu’il existait un système “illégal” d’amendes contre les employés en cas de retard ou d'absence, une absence totale de structure de soins sur certains sites et des dépassements trop fréquents des horaires de travail. Autant d’infractions auxquelles Samsung a “demandé à HEG de mettre un terme immédiatement et d’améliorer les conditions de travail”. Il a également annoncé mardi de nouveaux audits dans près de 250 autres usines chinoises.

    "Pire qu’Apple"

    Insuffisant répond China Labour Watch. L'organisation juge que Samsung a très mal géré ce dossier, surtout en ce qui concerne le cas des enfants. “Nous avons constaté sur place qu’après la publication du rapport et avant l’audit mené par Samsung, les responsables du site de Huizhou ont simplement renvoyé les travailleurs en situation irrégulière”, indique Li Qiang, le directeur de CLW, à FRANCE 24. Il regrette que Samsung ne se soit pas rendu compte de ce "grave problème" étant donné “que le groupe a du personnel sur place en permanence”. Surtout, China Labor Watch assure avoir transmis à Samsung une copie des cartes d’identité des enfants qui auraient travaillé sur place, “ce qui aurait dû leur permettre de les retrouver pour vérifier nos dires”, assure Li Qiang.

    “Cette manière de nier l’existence du problème est le pire service que Samsung puisse rendre à ces enfants”, poursuit ce responsable associatif. Pour lui, le Sud-Coréen réagit moins bien qu’Apple, qui a été confronté à un problème similaire en début d’année. Suite à un rapport publié en mars 2012 par l’ONG américaine Fair Labor Association (FLA) qui critiquait les conditions de travail - dont l’emploi des mineurs de moins de 16 ans - dans plusieurs usines chinoises d’assemblage des iPhone et iPad, Apple a rencontré les responsables de ces sites pour essayer d'améliorer la situation.

    “Samsung a une approche purement punitive”, regrette Li Qiang. En effet, le géant sud-coréen somme, dans les conclusions de ses audits, HEG Electronics de se mettre en conformité avec la loi sous peine “d’arrêter de travailler” avec ce sous-traitant. Un couperet qui risque juste d'inciter "les managers des sites à tenter de dissimuler encore plus les irrégularités”, craint Li Qiang. Contacté par FRANCE 24 à propos de ces nouvelles accusations, Samsung n’a pas encore répondu.


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  • Marseille : Samia Ghali, combattante des cités

     

    Par Aliette de Broqua Mis à jour <time class="updated" datetime="30-08-2012T23:37:00+02:00;">le 30/08/2012 à 23:37</time> | publié <time datetime="30-08-2012T18:41:00+02:00;" pubdate="">le 30/08/2012 à 18:41 </time>
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    Samia Ghali en février 2008 à Marseille, alors en campagne au côté de Jean-Noel-Guérini, candidat à la mairie.
    Samia Ghali en février 2008 à Marseille, alors en campagne au côté de Jean-Noel-Guérini, candidat à la mairie. Crédits photo : Christophe LEFEBVRE/PHOTOPQR/LA VOIX DU NORD

    PORTRAIT - Sénatrice maire des XVe et XVIe arrondissements de Marseille, Samia Ghali est entrée en politique à 16 ans, pour sortir ces quartiers de la «ghettoïsation».

    Dans les quartiers nord de Marseille, tout le monde l'appelle Samia. Mme Ghali, sénatrice maire socialiste des XVe et XVIe arrondissements, est une enfant des cités déshéritées de ces quartiers. Cette mère de quatre enfants de 44 ans est née à la cité Bassens, alors «un vrai bidonville». Elle a grandi, non loin, à la cité Campagne Lévêque, dans le XVe arrondissement.

    Les problèmes de ces quartiers, elle les connaît. «J'ai vu mes amis tomber dans la drogue. Un grand nombre en mourir. C'est ce qui m'a poussée à m'engager en politique dès 16 ans», raconte-t-elle. «C'est grâce à mon professeur de français. J'étais révoltée. Je voulais changer les choses. Son mari était secrétaire de section du PS. J'y suis allée et je n'en suis plus partie.»

    «Le combat n'est pas gagné»

    Un bac pro en poche, elle exerce le métier de secrétaire pendant quelques années, puis décroche son premier mandat en 1995 sur la liste du maire de secteur. À partir de là, elle se consacre totalement à la politique avec détermination et engagement. Elle accumule les mandats: conseillère communautaire, conseillère régionale, vice-présidente de la région puis maire de secteur et sénatrice.

    Les ors du Palais du Luxembourg ne l'ont pas grisée. Son engagement reste le même: elle veut sortir ses quartiers du «délabrement» et de la «ghettoïsation». «Aujourd'hui, les jeunes qui ont vu mourir leurs frères ou leurs amis se droguent moins mais ils dealent cannabis, coke ou héroïne aux jeunes des quartiers favorisés et font vivre leurs familles», témoigne-t-elle. «Le combat pour ces quartiers n'est pas gagné», conclut-elle mais c'est son combat.

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