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    Dépassements d'honoraires : "qui vous soignera demain ?"

    Le Monde.fr | <time datetime="2012-11-10T10:03:58+01:00" itemprop="datePublished">10.11.2012 à 10h03</time>

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    Le mouvement "les médecins ne sont pas des pigeons" a trouvé spontanément un écho considérable dans la communauté médicale et bien au-delà, recensant en quelques jours plus de 38 000 membres sur son compte facebook. Les capacités fédératrices et "virales" des réseaux sociaux jouent à plein et offrent des espaces d'expression nouveaux.

    Ce mouvement est trans-générationnel et trans-sectoriel. Il réunit des internes, des médecins généralistes, spécialistes, de secteur 1 ou de secteur 2, libéraux ou hospitaliers. Il exprime notre fatigue, notre colère de voir le système de soins se dégrader comme en témoignent la fermeture de services hospitaliers ou le non remplacement des médecins libéraux. La moyenne d'âge des chirurgiens et médecins généralistes est de 55 ans, seuls 9 % des jeunes médecins s'installent en libéral (75 % en 1980). Qui vous soignera demain ?

    Ces professionnels de la santé, des quatre coins de la France, se soudent pour défendre le métier, la mission qu'ils ont choisis. Mais au-delà d'un combat corporatiste, nous sommes entrés dans une dynamique sociale : la défense de notre système de santé solidaire. Ce mouvement vous concerne tous directement car il concerne votre santé.

    Notre système sanitaire fonctionne sur deux jambes, l'hôpital public et le secteur privé, garantissant une liberté de choix auquel les fraais sont viscéralement attachés. Ces deux secteurs sont aujourd'hui à bout de souffle, non pas du fait de 200 médecins (sur 200 000 médecins) qui pratiquent des dépassements d'honoraires indécents mais de l'incapacité décisionnelle de nos dirigeants. La pénurie professionnelle qui abouti au désert sanitaire n'est en rien le fait des médecins mais elle a été gérée par des choix politiques : nos gouvernants ont "désaménagé" le territoire.

    En trente ans, les tarifs des actes chirurgicaux n'ayant pas été revalorisés, c'est grâce au secteur 2 (compléments d'honoraires) que la chirurgie notamment a pu continuer à se développer. Pour ne prendre qu'un exemple, l'exercice de la coelioscopie, méthode non invasive, permet aujourd'hui de soigner encore mieux des millions de patients et pour un moindre coût. Pourtant, le système, conforté par les récentes négociations conventionnelles de fin octobre, transforme le praticien en prestataire de service alors que le patient qui lui confie sa santé, attend une relation de confiance.

    Il existe une vraie désaffection de spécialités médico-chirurgicales à risque en raison de l'explosion des primes d'assurance de responsabilité professionnelle, multipliées par 30 en dix ans pour certaines spécialités. Ainsi, un obstétricien doit réaliser l'équivalent de plus de cent accouchements pour payer sa prime d'assurance. Qui vous accouchera demain ?

    Les déremboursements sont légions, les urgences engorgées, les burn out des soignants fréquents, les caisses vides mais les mutuelles engrangent 7 milliards d'euros de bénéfices. Alors que le gouvernement impose une traçabilité des médecins, la surveillance des comptes des mutuelles, et leur transparence, vient d'être reportée en 2014. Grands seigneurs, les mutuelles mettaient 150 millions d'euros sur la table des négociations pour demain s'instaurer pilote de l'avion : sélection des praticiens, des établissements et planification de l'accès aux soins.

    Notre pays traverse une crise sans précédent et la santé coûte cher. Des pistes d'économie importantes sont possibles et nombreuses : quel est la part dans le budget des mutuelles qui revient aux soins ? quelles sont les économies possibles dans l'industrie du médicaments, des transports sanitaires, etc. ?

    L'avenant numéro 8 signé par trois organisations syndicales dans le cadre des négociations conventionnelles cristallise à l'inverse les oppositions de très nombreux autres syndicats. Cet avenant va détruire progressivement notre profession et n'offre aucun système de remplacement. Qui vous soignera demain ?

    Pour s'opposer à cet avenant et pour défendre notre système de santé solidaire, nous ferons grève comme 17 autres syndicats ou organisations professionnelles à partir du 12 novembre et manifesterons dans les rues de Paris le 14 novembre.

    </article> <aside class="fenetre">

    Lire aussi le point de vue de Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux fraais (CSMF)Il faut préserver la démocratie sociale

    </aside>

    L'Union fraaise des médecins libéraux (UFML) est issue du mouvement des "Médecins ne sont pas des pigeons".


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  • 11 Novembre : on rend hommage à la guerre, pas aux morts

    Bernard Girard
    Enseignant en collège
    Publié le 10/11/2012 à 16h54

    Le cimetière et l’ossuaire de Douaumont, près de Verdun (Meuse, Lorraine) (Jean-Pol GRANDMONT/Wikimédia Commons/CC)

    La presse locale en raffole : chaque année, les photos d’écoliers rassemblés à l’occasion du 11 Novembre devant le monument aux morts de la commune illustrent complaisamment les pages intérieures des quotidiens. Souvent peu nombreux, souvent tout petits, leur présence est comme une sorte de caution apportée par leur maître zélé, soucieux de ne pas déplaire aux autorités locales, à la perpétuation d’une mémoire officielle de commande.

    Spectateurs plus ou moins obligés d’un rituel à la fois religieux et militaire – hymne national, drapeaux, présence d’anciens combattants dont on se garde bien de dire que les faits d’armes remontent le plus souvent à la guerre d’Algérie –, les enfants font l’objet d’un conditionnement guère en rapport avec la réalité historique ou la formation morale du citoyen : ce n’est pas un hommage aux morts qu’on rend, mais un hommage à la guerre.

    « La guerre peut tuer »...

    Une dérive mémorielle dont on trouve l’illustration, par exemple, à l’Historial de Péronne, sorte de Disneyland consacré à la Première Guerre mondiale, dont le service éducatif fait preuve d’une imagination débordante dans l’élaboration d’activités ludiques pour ses jeunes visiteurs : comment apprendre la guerre en s’amusant ?

    Au point qu’au détour d’une bande dessinée, Stéphane Audoin-Rouzeau, président du Centre de recherche de l’Historial, se croit tenu de préciser à l’attention de ses petits lecteurs : « La guerre ne se contente pas de blesser, elle peut tuer également [sic]. » On ne va quand même pas se gâcher la visite avec 10 millions de morts…

    Poser la question des causes des guerres

    S’il s’agit de mémoire, peut-être faudrait-il, d’abord, poser les bonnes questions :

    • sur les causes des guerres, toujours futiles en regard des résultats ;
    • sur l’obligation faite à des millions d’hommes de sacrifier leur vie pour défendre des frontières qui ne sont jamais qu’un pointillé sur une carte ;
    • sur l’obéissance aveugle exigée par des chefs criminels abusivement qualifiés de « héros » ;
    • sur l’identification factice et arbitraire à une nation, qui voudrait faire croire qu’on meurt « pour son pays » alors que l’on meurt en réalité à cause de son pays, ou, du moins, d’une certaine conception de la vie en collectivité arc-boutée sur la nation comme à un dogme intangible.

    S’agit-il vraiment de « mémoire » que l’on veut entretenir ou d’amnésie, d’aveuglement ? Car si le souvenir d’une guerre ou d’un épisode dramatique de l’histoire doit avoir du sens, n’est-ce pas avant tout pour en empêcher le retour ?

    Commémorer pour détourner le regard

    En 1994, alors que les enfants des écoles étaient réquisitionnés pour le 50e anniversaire du débarquement en Normandie, le Rwanda était la proie du génocide que l’on sait, avec la complicité des « Grands » de ce monde qui se pressaient sur les plages du débarquement.

    Très souvent, la commémoration apparaît comme un moyen commode pour détourner le regard de ce qui se passe sous nous yeux, pour se donner bonne conscience à moindre coût.

    Depuis 1914, les guerres n’ont jamais cessé, même si elles se sont déplacées, alimentées par le commerce des armes et les budgets militaires démentiels. Alors que le monde a dépensé l’an passé plus de 1 700 milliards de dollars pour faire la guerre (Sipri, avril 2012), que le budget militaire de la France est l’un des plus élevés en Europe, que la France s’honore d’être l’un des premiers exportateurs mondiaux d’armement, comment croire à l’honnêteté des cérémonies commémoratives du 11 Novembre ?

    « Détrousseurs de cadavres et imposteurs »

    « Johnny s’en va-t-en guerre », de Dalton Trumbo, trad. Andrée R. Picard, éd. Actes Sud, 2004 

    Commémorer, pour quoi faire ? La question intéresse bien sûr les historiens mais c’est à un écrivain et scénariste américain, Dalton Trumbo, que l’on doit sans doute sur ce sujet, les paroles les plus fortes. Son roman « Johnny s’en va-t-en guerre », paru en 1939 et dont le héros est un soldat américain de la Première Guerre mondiale, est toujours d’actualité :

    « Vous entendrez toujours de gens qui sacrifient volontiers la vie des autres. Ils font beaucoup de tapage et ils n’arrêtent pas de parler. Vous en trouvez dans les églises et les écoles et les journaux et les corps législatifs et les congrès. C’est leur métier. Leurs paroles sonnent bien. La mort plutôt que le déshonneur. Le sol sanctifié par le sang. Ces hommes qui sont morts noblement. Ils ne sont pas morts en vain. Nos glorieux morts [...].

    Personne en dehors des morts ne sait si toutes ces idées dont parlent les gens valent la peine qu’on meure pour elles ou non. Mais les morts ne parlent pas. Aussi toutes les paroles sur la noblesse de la mort et le caractère sacré du sang versé et l’honneur sont-elles mises dans la bouche des morts par des détrousseurs de cadavres et des imposteurs qui n’ont pas le droit de parler au nom des morts.

    Si un homme dit plutôt la mort que le déshonneur c’est un sot ou un menteur car il ne sait pas ce qu’est la mort [...]. S’il est assez sot pour croire que la mort vaut mieux que le déshonneur qu’il se mette sur les rangs et qu’il meure. Mais qu’on laisse donc les petits gars tranquilles quand ils sont trop occupés pour aller se battre. Et qu’on laisse également les gars tranquilles quand ils disent que préférer la mort au déshonneur c’est de la foutaise et que la vie est plus importante que la mort [...]. »


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  • Dernière modification : 01/11/2012 

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    Les obsèques low cost, un marché en pleine forme

    Les obsèques low cost, un marché en pleine forme
    © AFP

    Sous la pression de la crise, la France voit se multiplier depuis un an des entreprises de pompes funèbres low cost qui pourraient changer la donne dans un secteur jusqu'ici très fermé.

    Par Aude MAZOUÉ (texte)
     

    "Mourir ne doit plus être un luxe." Ce slogan est celui d’EcoPlus Funéraire, la toute première entreprise de pompes funèbres low cost qui ne s’embarrasse plus des tabous d’antan. Pour attirer de nouveaux clients, les pompes funèbres à bas coût jouent sur la transparence et des prix attractifs. Depuis peu, la Ville de Paris propose, elle aussi, une offre défiant toute la concurrence funéraire. Désormais, on peut s’offrir son "ultime voyage" au prix d’appel de 789 euros (options non incluses). La crise est partout.

    En France, une prestation d’obsèques coûte en moyenne 3 200 euros. La loi d'ouverture des marchés en 1993 n’est pas parvenue à faire chuter le prix des obsèques. Mais depuis l’arrivée des entreprises d’enterrement à bas prix, on peut acheter "malin" jusque dans la tombe. C’est EcoPlus Funéraire, l’enseigne du réseau familial "Le choix funéraire", qui s’est lancé le premier en France dans le marché. La filiale propose trois formules, à partir de 1 250 euros. Depuis l’ouverture de sa première boutique au Mans en avril 2012, les établissements de la marque poussent comme des champignons. À ce jour, on compte huit boutiques du même nom en France métropolitaine et le réseau familial prévoit l’ouverture de huit autres au cours de l’année 2013.

    La mort des pompes funèbres traditionnelles ?

    Philippe Martineau, directeur général du réseau "Le choix funéraire", explique à FRANCE 24 prévoir l’ouverture de 100 boutiques en Europe dans les cinq prochaines années. "Face à la crise et à la précarité de certaines familles, on a eu l’idée de proposer des formules low cost. À notre grande surprise, la formule a plu bien au-delà de ce que l’on imaginait. On s’est rendu compte que de nombreuses familles de conditions sociales très diverses recherchaient avant tout la simplicité et la transparence que nous proposons, souligne-t-il. Aujourd’hui, rien n’empêche de s’habiller chez Chanel et de faire ses courses à Lidl !"

    Le directeur de l’enseigne se défend toutefois de faire du discount. "Les prix attractifs que nous garantissons sont le fruit d’une logique low cost qui n’interfère pas sur la qualité des prestations." L’optimisation du personnel [qui travaille pour l’ensemble du réseau], la globalisation des achats, le développement des sites internet et la réduction des surfaces de magasins, des stocks et des gammes de produits [deux modèles de cercueils seulement au choix] assurent le faible coût des services.

    Faut-il y voir la fin prochaine des pompes funèbres traditionnelles ? Bernard Piquenot, propriétaire de père en fils de la Maison Dulac, pompes funèbres du XIIe arrondissement de Paris, n’y croit pas. "Mon établissement est comme un commerce de quartier, les gens viennent chez moi pour avoir un contact humain, un lien de confiance, surtout dans ces moments délicats. La proximité reste une valeur sure", indique t-il à FRANCE 24.

    Du rififi autour des cercueils

    Les services funéraires de la mairie de Paris ne sont pas restés de marbre devant le succès de ces enterrements moins chers. Depuis le 2 juillet, la municipalité propose à ses habitants le repos éternel pour 789 euros, TVA comprise. Sur son site Révolution-obsèques.fr, le service funéraire public parisien garantit un enterrement à prix unique avec un cercueil écologique de qualité. La formule comprend l’achat du cercueil, son transport (avec corbillard et chauffeur) et la planification des intervenants. Les autres prestations sont en option, à la charge du client.

    Un service qui n’a rien d’une "révolution" tempêtent les responsables des pompes funèbres classiques. Le service proposé par la Ville de Paris ne comprend en effet ni la toilette mortuaire, ni la mise en bière et ne s’adresse qu’aux habitants de Paris et de sa région. "À cela, il faut ajouter les longues et nombreuses démarches administratives à faire en mairie, à l'hôpital et au cimetière", explique Bernard Piquenot, propriétaire indépendant de pompes funèbres. "Croyez-moi, ajoute t-il, les familles sous le coup de la perte d’un être cher n’ont pas forcément envie de passer des heures dans les files d’attentes pour régler toutes les formalités administratives."

    L’enterrement 2.0

    Au-delà des prix compétitifs, les pompes funèbres low cost et la Ville de Paris ont chacun mis en ligne des tarifs de leurs prestations pour que le consommateur fasse son choix depuis son ordinateur de manière totalement décomplexée. Pour Philippe Martineau, "la transparence des sites Internet de pompes funèbres a mis fin à l’angoisse des clients de pompes funèbres classiques qui attendent de longues heures d’explication sur le déroulement de la cérémonie avant de connaître les prix".

    Comparateur de prix en ligne, avis d’obsèques et recueils de condoléances virtuels, le marché funéraire a envahi la Toile. Le cimetière du Père Lachaise propose même d’assister aux cérémonies en streaming depuis son site. Le marché de la mort sur Internet a de beaux jours devant lui.
     


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  • 31 Octobre 2012 - 18H55  lien

    La SNCF met fin aux iDTGV Paris-Lyon et Paris-Strasbourg, les usagers inquiets

    La SNCF va arrêter les voyages iDTGV, offre à bas prix 100% web, sur les lignes Paris-Lyon et Paris-Strasbourg, la filiale iDTGV voulant exploiter seulement les trajets plus longs, un choix qui préoccupe les associations d'usagers.

    La SNCF va arrêter les voyages iDTGV, offre à bas prix 100% web, sur les lignes Paris-Lyon et Paris-Strasbourg, la filiale iDTGV voulant exploiter seulement les trajets plus longs, un choix qui préoccupe les associations d'usagers.

    AFP - La SNCF va arrêter les voyages iDTGV, offre à bas prix 100% web, sur les lignes Paris-Lyon et Paris-Strasbourg, la filiale iDTGV voulant exploiter seulement les trajets plus longs, un choix qui préoccupe les associations d'usagers.

    "iDTGV veut se positionner sur les destinations à plus de trois heures" de Paris, a déclaré à l'AFP une porte-parole d'iDTGV.

    A partir du 9 décembre, les rames iDTGV qui desservaient Lyon et Strasbourg une fois par jour disparaîtront donc. Déjà, sur le site internet (www.idtgv.com), une recherche de billet sur ce trajet Paris-Lyon après le 8 décembre génère l'annonce qu'iDTGV ne dessert plus cette gare, idem pour un Paris-Strasbourg.

    En revanche, l'iDTGV assurant la liaison entre Paris et Grenoble continue d'exister, avec un arrêt à Lyon Saint-Exupéry (l'aéroport) les vendredi, samedi et dimanche.

    L'annonce de ces suppressions, commentée par des internautes courroucés sur la page facebook de iDTGV, provoque l'inquiétude de la Fnaut, principale fédération d'usagers de transports, qui craint que d'autres voyages en iDTGV soient également supprimés à l'avenir.

    "C'est grave. Aujourd'hui on supprime les voyages en iDTGV qui font moins de trois heures, ensuite ce sera peut-être ceux de moins de quatre heures. Cela montre que l'offre de TGV diminue, réagit Jean Lenoir, le vice-président de la Fnaut. La SNCF reconnaît elle-même qu'un tiers de ses TGV ne sont pas rentables".

    Selon iDTGV, le taux de fréquentation sur la ligne iDTGV Paris-Lyon est de 80%, 70% pour la ligne Paris-Strasbourg.

    A terme, la Fnaut craint que la SNCF ne favorise un réseau de quelques grandes lignes de TGV à forte fréquentation, plus rentables sur des axes principaux, tout en réduisant fortement son offre sur les axes secondaires.

    "Etre plus fort face à la concurrence"

    "Se positionnant sur une offre de loisirs, avec notre concept d'animation du temps de trajet, nous avons réalisé que nous sommes plus légitimes sur des destinations plus longues", défend pour sa part la porte-parole d'iDTGV.

    "Cela correspond à la stratégie du groupe SNCF de développer une marque unique pour être plus fort face à la concurrence" sur les longs trajets, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

    La concurrence sur les lignes internationales de voyageurs est en effet arrivée en France en décembre 2011 avec la compagnie Thello (filiale de Transdev et de Trenitalia) sur la liaison nocturne Paris-Venise, et à partir du 9 décembre sur Paris-Rome.

    "Mais la SNCF a mis en place toute une série de cartes de réductions avec lesquelles les voyageurs sont censés s'y retrouver en terme de prix", précise cette même source.

    Parmi ces nouveaux produits, la SNCF a ainsi lancé cet été sa nouvelle offre de transport par autocars longue distance vers Londres ou Amsterdam, baptisée iDBUS.

    Dans quelques semaines devrait également être dévoilée la première rame de TGV low-cost, rebaptisé "TGV eco", dont le démarrage commercial est prévu pour le premier semestre 2013. Celle-ci proposera, chaque année, un million de places à moins de 25 euros sur l'axe Paris-Lyon-Marseille-Montpellier, qui partirait et transiterait par des gares excentrées (Marne-la-Vallée, Saint-Exupéry, etc.)

    "Mais cela ne visera pas le même marché. C'est une offre de moins bonne qualité", commente M. Lenoir, qui pointe du doigt le temps de trajet additionnel nécessaire pour se rendre dans ces gares.

    Autre crainte pour les usagers : devoir payer des trajets de taxis ou de bus supplémentaires pour se rendre dans ces gares.


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