• Sondages de l?Elysée sous Sarkozy : six gardes à vue, dont Guéant, Musca et Mignon

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    Sondages de l’Elysée sous Sarkozy : six gardes à vue,

    dont Guéant, Musca et Mignon

    Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2015-06-03T15:44:28+02:00" itemprop="datePublished">03.06.2015 à 15h44</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-06-03T16:36:02+02:00" itemprop="dateModified">03.06.2015 à 16h36   lien </time>

     
    <figure class="illustration_haut " style="width: 534px">Claude Guéant, Xavier Musca et Emmanuelle Mignon ont été placés en garde à vue dans le cadre de l'affaire des sondages de l'Elysée. </figure>

    Six anciens responsables ou conseillers de la présidence de la République sous Nicolas Sarkozy ont été placés en garde à vue mercredi 3 juin dans l’enquête sur les sondages de l’Elysée, a confirmé au Monde le parquet financier. Il s’agit des anciens secrétaires généraux de l’Elysée Claude Guéant et Xavier Musca, de l’ancienne directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, des anciens conseillers à l’Elysée Jean-Baptiste de Froment et Julien Vaulpré et du publicitaire Jean-Michel Goudard.

    L’enquête pour favoritisme, détournements de fonds publics, complicité et recel de ces délits, menée par un juge d’instruction du pôle financier, porte sur la régularité des contrats conclus sous le quinquennat Sarkozy entre l’Elysée et neuf instituts de sondage, notamment la société Publifact de Patrick Buisson.

    Lire aussi : L’interminable saga des sondages de l’Elysée

    Une plainte déposée dès 2010

    La polémique sur les sondages de l’Elysée avait commencé en 2009 après la publication d’un rapport de la Cour des comptes qui épinglait une convention passée en 2007 entre l’Elysée et le cabinet de Patrick Buisson pour un coût « avoisinant 1,5 million d’euros » et sans qu’« aucune des possibilités offertes par le code des marchés publics pour respecter les règles de la mise en concurrence (…) n’ait été appliquée ».

    L’association de lutte contre la corruption Anticor avait porté plainte en février 2010 avant d’obtenir, à la fin de 2012, au prix d’une longue bataille procédurale, que le juge Serge Tournaire puisse enquêter.

    Depuis, les investigations ont été étendues à l’ensemble des contrats de conseil ou de sondages commandés durant le quinquennat de M. Sarkozy. L’instruction a été ouverte pour favoritisme et détournement de fonds publics.

    La justice a découvert également que Patrick Buisson avait effectué clandestinement des enregistrements de nombreuses réunions confidentielles avec Nicolas Sarkozy.

    Lire aussi (édition abonnés) : Sondages de l’Elysée : les juges sur la piste des bandes

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    Sondages de l'Elysée

     

    Sondages de l'Elysée
    • Date des faits présumés : 2007
    • Nicolas Sarkozy est hors de cause
    • Type d'affaire : Politique
    • Motifs de l'enquête : Favoritisme, détournements de fonds publics, complicité et recel de ces délits

    Résumé de l'affaire :

    Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, l'Elysée est soupçonné d'avoir passé plusieurs marchés de manière irrégulière pour la fourniture de sondages, contractés auprès des sociétés de deux conseillers du président, Patrick Buisson et Pierre Giacometti. L'affaire a connu de très nombreux rebondissements judiciaires.

    De quoi Nicolas Sarkozy est accusé :

    Nicolas Sarkozy bénéficie de l'immunité présidentielle, mais pas les membres de son cabinet, comme a fini par trancher la Cour de cassation le 19 décembre 2012.

    Où en est l'affaire :

    Une enquête ouverte en décembre 2012 par le pôle financier est toujours en cours sur les conditions d'attribution de ces marchés. Six anciens collaborateurs de la présidence de la République ont été placés en garde à vue dans ce cadre le 3 juin 2015, dont les anciens secrétaires généraux de l'Elysée (Claude Guéant et Xavier Musca), l'ancienne directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy (Emmanuelle Mignon) et trois anciens conseillers (Jean-Michel Goudard, Julien Vaulpré et Jean-Baptiste de Froment). La justice a également découvert que Patrick Buisson avait effectué clandestinement des enregistrements de nombreuses réunions confidentielles avec Nicolas Sarkozy.

    Pour en savoir plus :
    L'interminable saga des sondages de l'Elysée
    Sondages de l'Elysée : les juges sur la piste des bandes

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