• Soupçons de matchs truqués. Jean-François Fortin interdit d'exercer

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    Soupçons de matchs truqués. Jean-François Fortin interdit d'exercer

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    Le président du SM Caen Jean-François Fortin a été mis en examen, placé sous contrôle judiciaire et interdit d'exercer dans le cadre des soupçons de matchs truqués en Ligue 2.

     

    Jean-François Fortin est mis en examen pour « corruption active et passive », placé sous contrôle judiciaire et interdit d'exercer, comme son homologue de Nîmes Jean-Marc Conrad et Pilou Mokeddel., directeur de la sécurité du Stade Malherbe, selon nos sources judiciaires.

    En réaction, Jean-François Fortin a publié un communiqué sur le site du club dans la soirée de jeudi : « Monsieur le Directeur Général (Xavier Gravelaine), prenant acte de ma mise en examen dans un dossier dont l'instruction démontrera mon innoncence, je suspends mes fonctions à la présidence du Stade Malherbe Caen, ce qui permettra de me consacrer pleinement à ma défense et d'assurer la protection du bon fonctionnement du club ». Une décision, de toute façon, déjà prise par la justice.

     
     

    L'avocat du président caennais Me Géry estime, quant à lui, que son client « démontrera dans ce dossier sa totale innocence des faits qui lui sont reprochés. »

    En début d'après-midi, les juges avaient également mis en examen pour « corruption passive » Michel Moulin, soupçonné d'avoir joué un rôle d'intermédiaire entre le club de Nîmes et celui de Dijon. Son avocat, Me Patrick Maisonneuve, a démenti toute intervention de son client dans ce match.

    La Ligue de football professionnel (LFP) s'est saisi du dossier et va ouvrir une enquête sur le sujet « au vu de la gravité des faits présumés ».

    Six personnes mises en examen

    L'enquête des juges Serge Tournaire et Hervé Robert, ouverte en avril pour « corruption active et passive en lien avec des manifestations sportives donnant lieu à des paris sportifs », porte notamment sur une rencontre entre les clubs de Caen et Nîmes, qui s'était soldée par un match nul (1-1).

    Les enquêteurs cherchent à savoir si les dirigeants nîmois ont exercé des pressions et proposé des arrangements à d'autres clubs à la fin de la saison passée dans le but d'éviter la relégation de leur club.

    Après deux jours de garde à vue, six personnes, dont Jean-Marc Conrad, président du club de Nîmes (L2), et Serge Kasparian, son principal actionnaire, ont été mises en examen jeudi pour corruption. Les six ont été placés sous contrôle judiciaire dans le cadre de ce dossier, et il leur est interdit d'entrer en contact les uns avec les autres.

    Pressions et arrangements ?

    Serge Kasparian, qui apparaît comme un acteur central, est détenu dans une autre affaire, dite du cercle de jeux Cadet qu'il dirige.

    Les juges soupçonnent les dirigeants nîmois d'avoir exercé des pressions et proposé des arrangements à d'autres clubs à la fin de la saison passée dans le but d'éviter la relégation du club qu'ils venaient de reprendre, qui aurait été lourde de conséquences financières.

    Les enquêteurs disposent d'écoutes téléphoniques, notamment de Serge Kasparian. Ce dernier a reconnu la teneur des conversations écoutées et avoir tenté d'influer sur le résultat de matches, selon une source policière.


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