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    La CGT sort vainqueur d'élections peu suivies dans les TPE

    Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2012-12-21T21:27:59+01:00" itemprop="datePublished">21.12.2012 à 21h27</time> • Mis à jour le <time datetime="2012-12-21T22:03:27+01:00" itemprop="dateModified">21.12.2012 à 22h03</time>

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    La participation aux premières élections professionnelles dans les très petites entreprises a été très faible.

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    Les élections professionnelles dans les très petites entreprises (TPE), une première en France, se sont soldées par une nette avance de la CGT, arrivée en tête avec 29,54 % des voix, suivie par la CFDT (19,26 %) et FO (15,25 %), sur fond d'une participation faible de 10,4 %.

    L'UNSA s'est positionnée en quatrième position avec 7,35 %, suivie par la CFTC (6,53 %) et Solidaires (4,75 %), selon les données du ministère du travail, qui précise qu'elles concernent la seule métropole. La CFE-CGC, qui participait au seul collège cadre, a obtenu 26,9 % des voix dans ce collège.

    La participation s'est élevée à 10,4 %, soit près de 500 000 salariés ayant pris part à ce scrutin inédit ouvert le 28 novembre. Il devait se clore le 12 décembre, mais, compte tenu de problèmes techniques liés à l'envoi des bulletins de vote, il avait été prolongé jusqu'à lundi en métropole et jeudi en outre-mer. Quelque 4,7 millions de salariés d'entreprises de moins de onze salariés ou employés à domicile étaient appelés à voter, par Internet ou par correspondance, pour le syndicat de leur choix. La participation par Internet a été faible (de quelque 20 % du total).

    Lire : Les élections syndicales dans les très petites entreprises font un flop

    "Nous sommes satisfaits de ce résultat, qui met la CGT largement en tête", a déclaré Philippe Lattaud, responsable cégétiste. "Le résultat obtenu donne encore plus de poids à ceux qui n'acceptent pas une régression sociale majeure dans la négociation sur l'emploi", qui va reprendre le 10 janvier, a-t-il ajouté. La CGT affirme poursuivre son effort auprès des salariés des TPE afin de "créer les conditions pour que le syndicalisme et la négociation collective prennent toute leur place auprès de ces salariés".

    La CFDT se réjouit aussi de sa "place de deuxième organisation syndicale dans les TPE". "Ce résultat est le fruit d'un long travail en direction de salariés d'entreprises dépourvues de représentation syndicale, où le dialogue social reste à construire et où les inégalités en matière de droits sont les plus fortes", ajoute-t-elle.

    L'ORGANISATION DEVRA ÊTRE "REVUE", DIT MICHEL SAPIN

    Les organisations syndicales n'avaient pas été avares de critiques envers les quelques dysfonctionnements qui ont émaillé l'organisation du scrutin – qui a coûté 20 millions d'euros à l'Etat – et surtout envers la modalité du scrutin sur sigle, qui à leurs yeux a favorisé l'abstention. Les modalités d'organisation de ces élections "devront être revues pour favoriser une participation plus importante lors de la prochaine élection en 2016", a promis vendredi le ministre du travail, Michel Sapin.

    "Nonobstant tous les problèmes rencontrés à l'occasion des élections TPE, Force ouvrière consolide nettement en termes électoraux dans le privé sa troisième place", s'est réjoui dans un communiqué le syndicat de Jean-Claude Mailly.

    Jean Grosset, secrétaire général adjoint de l'UNSA, a aussi exprimé sa "satisfaction". "Ces chiffres récompensent une campagne exclusivement militante" menée "par une organisation à la notoriété nationale et aux moyens encore modestes", ajoute l'UNSA.

    En revanche, la CFTC a manifesté son mécontentement et dénonce "un taux de participation réduit à 10 %", un scrutin "peu lisible", une "information pas toujours à la hauteur de l'enjeu" et "d'innombrables irrégularités". Le syndicat chrétien "rejette toute analyse ou projection hâtive quant à la mesure en 2013 de sa représentativité nationale".

    Les syndicats ont en effet les yeux rivés sur l'impact de ce scrutin sur leur représentativité : malgré la faiblesse des suffrages exprimés, le résultat de cette élection sera agrégé à ceux obtenus dans les plus grandes entreprises pour dresser en 2013 la liste des syndicats représentatifs pour les quatre prochaines années. Pour être représentatif au niveau national, un syndicat doit obtenir au total 8 % des voix chez les salariés des grandes entreprises et des TPE.

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  • 19 décembre 2012 - 22H21  lien

     

    Les syndicats croient peu à un accord sur l'emploi d'ici la fin d'année

    Les syndicats négociant l'épineuse réforme du marché du travail se montraient mercredi soir très pessimistes sur la possibilité d'aboutir à un accord d'ici à la fin d'année avec le patronat, qui lui l'espère toujours, et présentera un nouveau texte jeudi.

    Les syndicats négociant l'épineuse réforme du marché du travail se montraient mercredi soir très pessimistes sur la possibilité d'aboutir à un accord d'ici à la fin d'année avec le patronat, qui lui l'espère toujours, et présentera un nouveau texte jeudi.

    AFP - Les syndicats négociant l'épineuse réforme du marché du travail se montraient mercredi soir très pessimistes sur la possibilité d'aboutir à un accord d'ici à la fin d'année avec le patronat, qui lui l'espère toujours, et présentera un nouveau texte jeudi.

    Ce nouveau round - le huitième depuis le 4 octobre - de la négociation pour "une meilleure sécurisation de l'emploi" est décisif. Mardi, la présidente du Medef Laurence Parisot espérait que les deux séances seraient "conclusives".

    Mais alors que le président a souhaité un "compromis historique" avant la fin de l'année, la chance d'arriver cette semaine à un accord semble très mince: "Ce n'est pas possible, rendez-vous en janvier", pronostiquait Stéphane Lardy (FO) en dénonçant un "sur place" du patronat, comme s'il "jouait l'échec de la négo".

    "Je ne crois guère" à la possibilité d'aboutir jeudi soir, a également affirmé Patrick Pierron, le négociateur CFDT, pour lequel "la balle est dans leur camp. Ils avancent, on avance. Il n'avancent pas, on n'aura pas besoin d'une date en janvier".

    Selon ce dernier, l'atmosphère a été "un peu pesante", "tendue".

    S'immiscant dans la négociation, le ministre du Travail Michel Sapin a mis la pression mercredi sur le patronat dont les propositions n'ont selon lui "clairement" pas été, jusqu'ici, "à la hauteur des enjeux".

    Le ministre avait demandé aux syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC) de trouver avec le patronat (Medef, CGPME, UPA) un accord "gagnant-gagnant" entre plus de sécurité pour les salariés et de flexibilité pour les entreprises.

    Pour être validé, un accord ne doit pas rencontrer l'opposition de plus de deux syndicats.

    Un "marché de dupes" (CGT)

    Ces derniers ont fait de la taxation des contrats courts un préalable, alors qu'entre 2000 et 2010, les CDD de moins d'une semaine ont explosé (+120%). Mais la troisième version du projet patronal présentée mercredi excluait toujours une modulation des cotisations chômage selon la précarité des contrats.

    "On est toujours sur la même ligne", "si on écrit des choses là-dessus (demain), on sera dans l'ordre du symbole", a expliqué le chef de file patronal Patrick Bernaconi à l'issue de la séance. Cette idée "pernicieuse" risquerait "encore de plomber l'économie", a-t-il ajouté.

    Pour favoriser les embauches en CDI, le patronat propose au contraire d'assouplir les règles du licenciement et de créer une forme souple de CDI, le "contrat de projet à durée indéterminée".

    Il veut aussi "sécuriser" les procédures de plans sociaux par un accord d'entreprise ou une homologation administrative, faciliter la mobilité interne et enfin pouvoir conclure, en cas de difficulté conjoncturelle, des accords de flexibilité sans prendre le risque de passer par un plan social.

    En contrepartie, de nouveaux droits seraient consentis aux salariés et chômeurs (complémentaire santé pour tous, droits rechargeables à l'assurance-chômage, formation, minimum pour les temps partiels).

    Mais ceux-ci "doivent être effectifs à partir du moment où un accord serait signé et pas renvoyés à d'hypothétiques rounds ultérieurs", a martelé M. Pierron (CFDT) alors que, dans le texte, ils sont renvoyés à d'autres négociations.

    "La taxation des contrats précaires, on l'aura, l'enjeu n'est pas là si de l'autre côté on aboutit à une déréglementation du marché du travail", ce sera "un marché de dupes", a de son côté prévenu Maurad Rahbi (CGT).

    La CGT, qui a déjà annoncé qu'elle "combattrait" l'éventuel accord, mise sur les parlementaires pour faire évoluer le texte. "J'espère bien que l'accord sera respecté à la ligne et à la virgule, sinon on se fera entendre fortement", a au contraire mis en garde M. Bernasconi.


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  • Florange: L'intersyndicale estime que le Medef «a gagné» et prévient que «la résistance continue»

    Créé le 05/12/2012 à 20h29 -- Mis à jour le 05/12/2012 à 20h45     lien
    Edouard Martin, représentant syndical CFDT, le 5 décembre 2012 à l'Elysée
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    Edouard Martin, représentant syndical CFDT, le 5 décembre 2012 à l'Elysée Pierre Verdy afp.com

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    «C'est ensemble qu'on va décider de la suite à donner au mouvement», a indiqué le syndicaliste CFDT Edouard Martin après la réunion avec Jean-Marc Ayrault...

    L'intersyndicale des salariés de Florange a estimé mercredi, après une rencontre de deux heures à Matignon avec le Premier ministre, que le Medef avait «gagné», en prévenant que «la résistance continu(ait)».

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    «On voit bien que Madame Parisot a gagné. On lui a dit (à Jean-Marc Ayrault) que la tente du village gaulois reste plantée en Lorraine. La résistance continue, le combat continue, c'est pas terminé», a déclaré Edouard Martin (CFDT). Selon lui, Jean-Marc Ayrault a «tourné la page du repreneur», et la fermeture des hauts fourneaux est prévue au 30 mars.

    >> «Peut-être que l'Etat a été un peu naïf»: Notre interview d'un syndicaliste à lire par ici

    «Un groupe de suivi des investissements (annoncés par ArcelorMittal) et des échéanciers des investissements va être mis en place», de même qu'un «plan spécifique pour les sous-traitants», a rapporté le syndicaliste. «On sort de Matignon avec des questionnements sans réponse et il se propose de nous revoir d'ici quelques semaines, quelques jours pour éventuellement apporter des éclairages aux questions qui restent toujours sans réponse», a-t-il ajouté. «En sortant, mes doutes restent toujours les mêmes», a-t-il encore dit.

    « Ayrault nous a écoutés mais pas entendus»

    Le ton était plus véhément à la CGT. Le Premier ministre «nous a écoutés mais pas entendus» mais «il a refusé de revenir sur l'accord», a déclaré Yves Fabbri (CGT Florange), fustigeant «la logique du gouvernement qui rejoint celle de Mittal». La CGT, qui réclame une table ronde, «refuse l'accompagnement social de cet accord», un «accord qu'elle ne peut accepter», a-t-il martelé.

    Le texte «est une coquille vide (...). J'ai supplié (le Premier ministre) au nom de toute la Lorraine de revenir sur cet accord», mais «rien du tout en vue», a confirmé d'une même voix Norbert Cima, délégué FO. Une réunion est prévue jeudi et vendredi sur le site mosellan de Florange, et «c'est ensemble qu'on va décider de la suite à donner au mouvement», a conclu Edouard Martin.

    Avec AFP

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  • Économie

    Thibault dénonce le «renoncement» du gouvernement à Florange

    <time datetime="2012-12-03T09:06:11+01:00" itemprop="datePublished">3 décembre 2012 à 09:06</time> (Mis à jour: <time datetime="2012-12-03T10:44:39+01:00" itemprop="dateModified">10:44</time>) lien

    Bernard Thibault, le 3 octobre à Paris.

    Bernard Thibault, le 3 octobre à Paris. (Photo Jean-Christophe Verhaegen. AFP)

    réactions Le leader de la CGT estime que le site «n'est pas sauvé» malgré l'annonce d'un accord avec le gouvernement. Le délégué CFDT Edouard Martin se montre lui aussi très inquiet.

    Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a dénoncé lundi «un renoncement condamnable de la part du gouvernement» dans le dossier du site ArcelorMittal de Florange (Moselle). Le numéro un de la CGT a ajouté sur France Info qu’il ne pensait pas que le site de Florange soit «sauvé», après l’accord entre le gouvernement et le groupe sidérurgiste, annoncé vendredi.

     

    «Dans les jours précédents» l’annonce de l’accord, «tous les élus syndicaux, tous les élus locaux, un grand nombre de responsables politiques de tous bords ont dit "Dans cette situation, il ne serait pas aberrant d’innover", aussi au regard de l’attitude de Lakshmi Mittal sur la scène internationale», a-t-il estimé, en évoquant une participation financière directe de l’Etat.

    A lire aussi : Le dernier clou dans le cercueil de la sidérurgie

    Bernard Thibault a ajouté qu’après un plan similaire «en Belgique, les salariés de Liège font le constat qu’après les mêmes promesses que celles qui ont été faites au gouvernement français, aujourd’hui les activités sont rompues, on est sur la gestion sociale des licenciements».

    En outre, l’accord «pose d'énormes problèmes» à ses yeux. «On ne maintiendra pas des hauts fourneaux en sommeil pendant des années. La décision de ne pas redémarrer l’activité sur la filière chaude laisse entendre qu’on la condamne tout simplement». «Techniquement, on ne peut pas laisser ce type d’installations au repos très longtemps, ou alors cela coûte énormément cher pour ne rien produire», a observé Bernard Thibault.

    A lire aussi : le témoignage de syndicalistes de Florange

    De Florange à Gandrange, retour sur six ans de relations entre Mittal et l'aciérie française :

    «Casser les hauts fourneaux»

    Le représentant CFDT Edouard Martin le 29 novembre 2012 devant Matignon à ParisLa même inquiétude est palpable chez le délégué CFDT Edouard Martin (photo AFP) qui a réaffirmé qu’ArcelorMittal avait «l’objectif de casser les hauts fourneaux» en cessant l’alimentation en gaz «aux alentours du mois de mars». «L’encre de l’accord n’est pas sèche que les magouilles commencent. On avait raison de s’inquiéter sur l’attitude de Mittal», a-t-il déclaré sur i-Télé.

    «Tant que nous n’aurons pas des garanties formelles que l’alimentation en gaz ne sera pas coupée, nous resterons en vigilance permanente», a-t-il dit. Si ArcelorMittal décide de couper l’alimentation en gaz qui permet le maintien en veille des hauts fourneaux, «l’outil sera définitivement mort et on ne pourra plus l’exploiter», selon Edouard Martin.

    Selon le délégué syndical, «Mittal a trouvé là la parade pour échapper à la menace que maintient le gouvernement d’une nationalisation transitoire, de manière à éviter qu’un repreneur s’intéresse au site». Mittal «préfère casser les hauts fourneaux que de (les) lâcher à un repreneur», a-t-il dit.

    «Personne ne peut faire confiance à Mittal»

    Laurent Berger, nouveau patron de la CFDT, le 29 novembre 2012 à ParisLe secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger (photo AFP) a affirmé lundi que l’accord entre le gouvernement et ArcelorMittal sur le site de Florange (Moselle) était «une victoire» mais a cependant estimé que «personne ne peut a priori faire confiance à Mittal».

    «Il faut quand même souligner qu’aujourd’hui, il n’y aura pas de suppression de 650 emplois. C’est quand même, pour un syndicaliste, une victoire et ça, nous le devons à la mobilisation des salariés de Florange, à la mobilisation de la CFDT de Florange», a-t-il dit sur RTL. Mais, pour le successeur de François Chérèque, «il faut que le gouvernement trouve les moyens de contraindre Mittal à respecter ses engagements».

    Laurent Berger a par ailleurs assuré qu’il avait reçu du gouvernement «l’engagement que les hauts fourneaux soient mis sous cocon, c’est-à-dire que le gaz soit maintenu, jusqu’en avril». «C’est pour ça, il faut à tout prix qu’après l’accord passé entre le gouvernement et Mittal vendredi soir, les représentants du personnels soient reçus pour qu’on leur dise, qu’on leur explique ce qu’il y a dans cet accord», a ajouté le patron de la CFDT.

    «Décalage»

    Olivier Besancenot le 31 août 2012 à ParisOlivier Besancenot (photo AFP) s'est pour sa part interrogé sur la place d'Arnaud Montebourg au sein du gouvernement. Interrogé sur une éventuelle démission du ministre après le dossier Florange, le responsable trotskiste a répondu : «A lui de voir, mais je ne sais pas s’il doit se sentir à l’aise dans ses baskets en ce moment».

    «Entre le programme qu’il avait défendu aux primaires et ce qu’il fait actuellement, il y a un décalage. A lui d’en tirer les conséquences», a ajouté l’ex-candidat à la présidentielle. Le ministre du Redressement productif sert-il à quelque chose ? «Non, pas plus que ce que fait la politique du gouvernement pour l’emploi», a répondu celui qui fut porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste.

    «Le gouvernement dans son ensemble - avec la répartition des rôles entre les flics gentils et les flics méchants - soit il a trahi, soit il a menti», a accusé Olivier Besancenot.

    «Tordre le bras à Mittal»

    Le président socialiste de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, au perchoir à Paris le 2 octobre 2012Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone (photo AFP) a pour sa part estimé que l’idée de nationaliser temporairement le site sidérurgique de Florange avancée par Arnaud Montebourg avait «servi à tordre le bras à Mittal» pour qu’il accepte un compromis avec le gouvernement.

    «S’il n’y avait pas eu l’action d’Arnaud Montebourg, aujourd’hui on ne parlerait plus de Florange, comme on n’a plus parlé de Gandrange», a-t-il déclaré dimanche à «Tous politiques» France Inter/Le Monde/AFP. Selon Claude Bartolone, l’homme d’affaires indien Lakshmi Mittal «s’est rendu compte de la volonté du gouvernement français et du président de la République».

    Le ministre du Redressement productif a raison de rester au gouvernement, a-t-il estimé : «Il est là pour essayer de redonner sa chance à une France industrielle. Dans une équipe, on a besoin de gens qui ont des qualités totalement différentes».

    A lire aussi : Laminé, Montebourg était prêt à s'en aller

    «La règle du jeu c’est de dire, il y a de nouveau le retour d’un Etat stratège, nous n’allons pas continuer à assister à la perte des emplois industriels, à la fermeture des sites industriels sans réagir», a-t-il poursuivi. «Mais dans le même temps, ce n’est pas l'époque de voir l’Etat se substituer à tous les chefs d’entreprises, surtout ceux qui ont failli et quand il n’y a pas de repreneurs fiables», a-t-il ajouté.

    Montebourg «pas correctement traité»

    French senator Marie-Noelle Lienemann attends the 73rd Congress of the French Social Housing Movement in Rennes, western France September 25, 2012. REUTERS/Stephane Mahe (FRANCE - Tags: POLITICS HEADSHOT SOCIETY)La sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann (photo Reuters) a estimé lundi qu’Arnaud Montebourg n’avait pas été «correctement traité» après l’accord gouvernement-ArcelorMittal écartant une nationalisation de Florange, dossier qui illustre, selon elle, l’affrontement entre deux gauches.

    A lire aussi : Nationalisation, mode d'emploi

    Au-delà du cas personnel d'Arnaud Montebourg, le fond de l’affaire est la «valeur» de la parole gouvernementale, estime l'élue de Paris, qui défendait l’idée d’une expropriation partielle de la famille Mittal.

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    «Un gouvernement, c’est un. Ce n’est pas chaque ministre qui parle. Le Premier ministre est garant de la parole de son gouvernement. Soit Arnaud Montebourg n’a pas dit la vérité devant l’Assemblée nationale (quand il a parlé d’un repreneur pour Florange, NDLR), il fallait que le Premier ministre rectifie le tir très très vite et le gère avec son gouvernement. Soit c'était juste et on ne va pas dire l’inverse après», a-t-elle argumenté. Pour Marie-Noëlle Lienemann, le gouvernement «a utilisé l’arme de dissuasion de la nationalisation sans réellement la vouloir». Pour preuve, avance-t-elle, les syndicats n’ont pas été associés à la signature de l’accord.

    A lire aussi : L'Elysée coincé par un dossier piégé

    (AFP)


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