• Syrie : Juppé dénonce "le silence inacceptable"

    Syrie : Juppé dénonce "le silence inacceptable" du Conseil de sécurité de l'ONU

    LEMONDE.FR avec AFP | 19.09.11 | 14h37   •  Mis à jour le 19.09.11 | 20h01

    Un Syrien passe devant une affiche à l'effigie du président syrien Bachar Al-Assad, à Damas.

    Un Syrien passe devant une affiche à l'effigie du président syrien Bachar Al-Assad, à Damas. AP/Muzaffar Salman

    Alors que la repression se poursuit en Syrie, le ministre des affaires étrangères français, Alain Juppé, a de nouveau dénoncé, lundi 19 septembre à New York, "le silence inacceptable" du Conseil de sécurité de l'ONU.

    M. Juppé, qui s'exprimait devant le Conseil des relations étrangères (CFR), un centre de réflexion américain, en marge de l'assemblée générale des Nations unies, a qualifié la réponse du régime syrien au mouvement de contestation qui agite le pays depuis mi-mars de "crimes contre l'humanité".

    L'URGENCE D'UNE RÉPONSE INTERNATIONALE

    De son côté, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a appelé lundi à une réponse internationale pour améliorer la "situation désastreuse" en Syrie. "Malgré la pression croissante de la communauté internationale au cours des six derniers mois depuis le début des manifestations, la répression sanglante en Syrie s'est intensifiée", a déclaré la haut-commissaire adjointe aux droits de l'homme, Mme Kang Kyung-wha.

    La haut-commissaire a estimé que l'appel à une protection internationale et à la présence d'observateurs internationaux par les manifestants pro-démocratie est "révélateur de la situation de plus en plus désastreuse des droits de l'homme en Syrie et de l'urgence d'une réponse internationale efficace pour y remédier".

    POURSUITE DE LA RÉPRESSION

    Lundi, cinq civils ont été tués par des tirs des forces de sécurité pendant des perquisitions à Al-Houla, dans la province de Homs (Centre), a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    En outre, un jeune homme de 26 ans est décédé lundi à Irbin, dans la province de Damas, des suite de blessures reçues dimanche lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu pendant des funérailles, selon des militants.

    >> Lire notre décryptage "Six mois de révolte et de répression en Syrie"

    Dimanche soir, des manifestations nocturnes appelant à la chute du président Bachar Al-Assad ont eu lieu dans plusieurs villes syriennes, dont Daël, dans le gouvernorat de Deraa et dans plusieurs quartiers de Homs, selon les mêmes sources. La police a procédé en outre à un grand nombre d'arrestations dans la province d'Alep, deuxième ville de Syrie, à Deir Ezzor et dans les villes côtières de Lattaquié et Banias.

    Les autorités syriennes continuent de réprimer la révolte contre le régime qui secoue le pays depuis le 15 mars. Selon l'ONU, les violences ont fait au moins 2 600 morts, en grande majorité des civils.

     

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