• Face à Boko Haram, la France plaide pour un comité de liaison militaire

    Le Monde.fr avec Reuters | <time datetime="2014-12-16T02:50:56+01:00" itemprop="datePublished">16.12.2014 à 02h50</time> • Mis à jour le <time datetime="2014-12-16T03:05:38+01:00" itemprop="dateModified">16.12.2014 à 03h05   lien </time>

     

    Le ministre français de la défense, Jean-Yves Le Drian, a appelé lundi 15 décembre Abuja et ses voisins à la création d'un comité de liaison militaire pour mieux coordonner leur réponse à la menace de Boko Haram pour les pays de la région. Lors d'un forum sur la sécurité à Dakar, la capitale sénégalaise, M. Le Drian a précisé que Paris est prête à détacher plusieurs personnes pour contribuer à cette initiative.

    Les attaques de villages et enlèvements d'enfants attribués à la secte islamiste s'exercent désormais au-delà des frontières du Nigeria, vers le Niger au nord et le Cameroun à l'est, tandis que le Tchad, au nord-est, craint d'être entraîné dans le conflit.

    Lire aussi en édition abonnés : Aux frontières du « califat » de Boko Haram

    MANQUE DE COHÉSION

    En mai dernier à Paris, les dirigeants des quatre pays avaient décidé de travailler en plus étroite collaboration, mais ces promesses ne se sont pas vraiment concrétisées. De même, les quatre pays, dont les frontières se rejoignent au lac Tchad, secteur devenu un fief de Boko Haram, s'étaient engagés au mois de juillet à mobiliser une force commune de 2 800 soldats pour lutter contre la secte.

    Cette force n'a pas encore été créée et, si certaines opérations en commun ont eu lieu, les observateurs critiquent un manque de cohésion dans les tentatives de lutte contre les insurgés islamistes. « L'action devrait être proportionnée à l'ampleur de ce qui est en jeu », a déclaré à Reuters l'envoyée spéciale des Nations unies pour le Sahel, Hiroute Guebre Sellassie. « Il y a des efforts, mais rien qui me dise que l'ampleur (du problème) se réduit. Au contraire. »


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    Kaboul: attentat meurtrier contre le Centre culturel français, dénoncé par Paris

    <time>Publié le 11-12-2014 à 15h06Mis à jour le 12-12-2014 à 16h50     lien </time>
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    Les forces de sécurité afghanes près de l'Institut français de Kaboul le 11 décembre 2014
(c) Afp
    Les forces de sécurité afghanes près de l'Institut français de Kaboul le 11 décembre 2014 (c) Afp

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    Kaboul (AFP) - Un kamikaze a attaqué jeudi le Centre culturel français de Kaboul, faisant au moins un mort et une vingtaine de blessés, un attentat revendiqué par les talibans et dénoncé par la France qui confirme l'instabilité de la capitale afghane à l'approche du retrait de l'Otan.

    Plus tôt dans la journée, un autre attentat suicide, également revendiqué par les rebelles talibans, avait tué six soldats dans les faubourgs de Kaboul, où les attaques contre les forces afghanes et les étrangers se sont multipliées ces dernières semaines.

    Au centre culturel, installé dans le complexe du lycée franco-afghan Esteqlal, l'une des écoles les plus connues et réputées du pays, le kamikaze s'est fait exploser en fin d'après-midi au milieu des spectateurs qui assistaient à une pièce de théâtre.

    L'attentat a été revendiqué par le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid dans un email envoye aux medias. Il a déclaré que la pièce de théâtre en question "désacralisait les valeurs de l'islam" et représentait "de la propagande contre le jihad".

    Ce lieu symbole de la coopération culturelle franco-afghane, situé dans le centre de la capitale et tout près du palais présidentiel, avait été récemment refait à neuf par la France.

    Les bilans donnés dans la soirée faisaient état d'un mort et de 15 à 20 blessés, selon le ministère de l'Intérieur et la police, qui n'ont pas précisé leurs nationalités.

    Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné "de la manière la plus ferme" l'attentat et affirmé "qu'aucun acte terroriste ne pourra empêcher le retour progressif de la paix, de la démocratie et de la stabilité".

    Dans une déclaration unanime adoptée jeudi soir, les 15 pays membres du Conseil ont "exprimé à nouveau leur forte inquiétude devant les menaces posées par les talibans, Al-Qaïda et les autres groupes terroristes et extrémistes".

    A Paris, le président français François Hollande a "condamné" cet acte "odieux", selon un communiqué de l'Elysée. "En prenant pour cible ce lieu de dialogue, c’est la culture et la création que les terroristes ont visées", a-t-il ajouté.

    "Aucune victime française n’est à déplorer", a précisé son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius en parlant de son côté de plusieurs morts et de nombreux blessés. "L'ambassade de France est mobilisée aux côtés des autorités afghanes pour porter secours aux blessés", a-t-il ajouté.

    L'assaillant, un adolescent de 15 à 17 ans, était rentré en dissimulant les explosifs sous ses habits, selon la police.

    L'explosion a rempli l'auditorium de fumée et provoqué une évacuation en urgence des spectateurs au milieu des débris de verre et autres, selon des témoins. La zone a rapidement été bouclée par les forces de l'ordre locales.

    Financé par Paris, le lycée Esteqlal a appris le français à plusieurs générations d'Afghans, dont le plus célèbre fut le héros de la résistance contre les Soviétiques Ahmad Shah Massoud.

    - 2015, année très incertaine -

    Inauguré en 1970, le centre culturel avait fermé ses portes entre 1983 et 2002 en raison des divers conflits qui ont agité le pays, avant de rouvrir en 2003 après la chute des talibans, permettant à la France de relancer son action culturelle dans le pays.

    Le bâtiment avait été récemment réhabilité par la France, qui avait inauguré sa médiathèque et son auditorium flambant neufs en 2010. La France avait également auparavant rénové les lycées franco-afghan Esteqlal (garçons) et Malalaï (filles).

    Ces attaques interviennent un peu plus de deux semaines avant la fin de la mission de combat de l'Otan en Afghanistan et au surlendemain de la publication d'un rapport du Sénat américain sur la torture pratiquée par des agents de la CIA dans la foulée du 11-Septembre.

    Au cours des dernières semaines, les attentats sanglants se sont multipliés à travers l'Afghanistan, notamment à Kaboul et contre les étrangers.

    Dans l'espoir de stabiliser le pays au moment où l'Otan réduit la voilure, le nouveau président afghan Ashraf Ghani, qui a d'ailleurs vivement dénoncé mercredi la torture par les agents du renseignement américain, a appelé les talibans à des négociations. Ceux-ci refusent pour l'heure de dialoguer directement avec Kaboul.

    L'essentiel des forces de l'Otan, qui ont compté jusqu'à 130.000 soldats en 2010, doit finir de plier bagages d'ici à la fin du mois.

    Au premier janvier, la mission de combat cédera sa place à "Soutien Résolu", une mission d'assistance et de formation de l'armée et de la police afghanes, en première ligne des combats contre les rebelles talibans qui ciblent les militaires pour affaiblir l'armée locale et décourager les vocations militaires au sein de la population.


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  • Les forces yéménites ont libéré mardi huit otages, dont un Saoudien et un Ethiopien, détenus par des combattants d'Al-Qaïda dans le Hadramout (sud-est), ont annoncé les autorités.

    Yémen: huit otages d'Al-Qaïda libérés, dont un Saoudien et un Ethiopien

    <figure class="oembed oembed-photo" data-src-format="photo" role="group"> Un militaire yéménite à un checkpoint dans la province d'Omran le 9 juin 2014 <figcaption>Un militaire yéménite à un checkpoint dans la province d'Omran le 9 juin 2014 - Mohammed Huwais AFP</figcaption> </figure>

    © 2014 AFP

    Les forces yéménites ont libéré mardi huit otages, dont un Saoudien et un Ethiopien, détenus par des combattants d'Al-Qaïda dans le Hadramout (sud-est), ont annoncé les autorités.

    «Les forces de lutte anti-terroriste ont mené mardi à l'aube dans la région de Hajr As-Saghir, au Hadramout, une opération avec succès qui a permis de libérer (...) huit otages: six Yéménites, un Saoudien et un Ethiopien», a déclaré un porte-parole du Conseil suprême de la sécurité, cité par l'agence officielle Saba.

    Les ravisseurs, sept membres d'Al-Qaïda, ont tous été tués dans l'opération, au cours de laquelle un policier a été légèrement blessé, a-t-il ajouté.

    Cette version de la libération des otages est différente d'une première version fournie en matinée par le même Conseil suprême de sécurité et celle obtenue ensuite de sources militaires yéménites, qui avaient fait état d'un Américain parmi les captifs libérés.

    Dans un premier temps, un responsable du Conseil suprême de la sécurité, cité également par Saba, avait rapporté la prise d'otages, en parlant de «sept Yéménites et d'un étranger», sans préciser la nationalité de ce dernier, ni leur lieu de détention.

    Des sources militaires avaient ensuite indiqué que des combattants d'Al-Qaïda avaient lancé une attaque contre la base aérienne d'Al-Anad, dans la province de Lahj (sud), et capturé huit militaires, rapidement libérés par des forces spéciales.

    Trois de ces sources militaires avaient indiqué à l'AFP que l'étranger secouru était un militaire américain, ce qu'avait démenti un responsable du Pentagone.

    «Il n'y a pas eu de personnel américain secouru au Yémen la nuit dernière», avait affirmé ce responsable à Washington, tout en «félicitant» le gouvernement de Sanaa pour «l'opération de sauvetage d'otages au Yémen».

    La base aérienne d'Al-Anad, la plus grande du Yémen, accueille, selon des sources militaires yéménites, «des dizaines de militaires américains». Il s'agit notamment d'instructeurs chargés d'entraînement et d'encadrement dans le cadre d'un programme de coopération antiterroriste avec les Etats-Unis.

    Vers 02H00 mardi (23H00 GMT lundi), «sept combattants d'Al-Qaïda qui menaient une attaque terroriste se sont infiltrés sur la base aérienne, après avoir pris en otage sept soldats en faction à l'entrée», avait rapporté une source militaire yéménite. «Avec leurs otages, les assaillants ont progressé dans la base où ils ont pu capturer un militaire américain», avait-elle ajouté.

    Les forces spéciales yéménites sont ensuite intervenues, «tuant les sept ravisseurs et libérant les huit otages, dont l'Américain», selon cette source.

    Cette version avait été confirmée par deux autres sources militaires yéménites, selon lesquelles la prise d'otages avait duré au total deux heures.

    Les Etats-Unis sont le principal allié du Yémen dans la lutte contre Al-Qaïda. Ils sont, à ce titre, autorisés à mener des attaques de drone contre le réseau dans ce pays pauvre et très instable de la Péninsule arabique.

    - Risque d'infiltration de Shebab -

    Des centaines de personnes ont été enlevées ces 15 dernières années au Yémen, en grande partie par des membres de tribus voulant faire pression sur le gouvernement. Presque toutes ont été libérées saines et sauves assez rapidement, la plupart en échange de rançons ou de concessions faites par les autorités.

    Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa), considérée comme la plus dangereuse par les Etats-Unis, détient depuis mai un Sud-Africain, depuis 2012 un diplomate saoudien et depuis juillet 2013 un Iranien.

    Le ministère yéménite de l'Intérieur a par ailleurs annoncé lundi soir avoir placé ses garde-côtes en état d'alerte dans plusieurs provinces dans le Golfe d'Aden et en mer Rouge à la suite d'informations selon lesquelles «des groupes terroristes appartenant aux Shebab (branche d'Al-Qaïda) de Somalie entendent entrer au Yémen pour perpétrer des attentats».

    Les garde-côtes et la marine yéménites ont été appelés à «arrêter tout élément suspect et à mettre en échec tout mouvement suspect», selon le ministère cité par l'agence officielle Saba.

    Des dizaines de milliers de Somaliens arrivent chaque année au Yémen et les autorités soupçonnent que des insurgés Shabab s'infiltrent parmi ces réfugiés.


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  • Mickael Dos Santos, du BEP peinture au djihad

    Le Monde.fr | <time datetime="2014-11-19T18:11:43+01:00" itemprop="datePublished">19.11.2014 à 18h11</time> • Mis à jour le <time datetime="2014-11-19T20:34:24+01:00" itemprop="dateModified">19.11.2014 à 20h34</time> | Par

     

    <figure class="illustration_haut " style="width: 534px"> Devant l'immeuble où Mickaël Dos Santos vivait, le 19 novembre. </figure>

    Maria Dos Santos a 71 ans. Elle a quitté la région de Lisbonne à l’âge de 25 ans pour venir « faire des ménages » en France. Après une vie de labeur, elle est aujourd’hui à la retraite. Elle regardait tranquillement « Antenne 2 », mercredi 19 novembre, quand elle a vu la photo de « Mickael » s’afficher à l’écran. Malgré un bonnet noir et cette longue barbe qu’elle l’a déjà vu porter, elle a immédiatement reconnu son petit-fils. Dans le poste de télé, le journaliste a prononcé les mots « décapitation », « djihad », « Syrie »… Elle a aussitôt appelé sa fille Ana, la mère de Mickael.

    Ana Dos Santos fait des ménages, elle aussi, depuis son arrivée en France. Elle a allumé la télé à son tour. Au téléphone, les deux femmes ont longuement pleuré. Ana Dos Santos a annulé tous les ménages qui étaient à son programme. Elle a quitté son domicile de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) pour être entendue mercredi après-midi dans les locaux de la direction générale de la sécurité intérieure pour confirmer l’identité de son fils.

    Quelques heures plus tard, le parquet de Paris confirmait que son fils, Mickael Dos Santos, 22 ans, « jeune converti », originaire de Champigny-sur-Marne, figurait bien parmi les djihadistes décapitant dix-huit otages syriens dans la vidéo diffusée dimanche par l'organisation Etat islamique.

    DANS LES RADARS DES SERVICES DE RENSEIGNEMENT

    Le premier Français apparaissant sur la vidéo, Maxime Hauchard, originaire d’un petit village de l’Eure, avait été identifié dès lundi.

    Mickael Dos Santos est parti rejoindre l’Etat islamique en Syrie en août 2013. C’est à cette époque qu’il apparaît dans les radars des services de renseignement. Il fait alors partie d’un groupe de jeunes qui avaient pris pour habitude de se retrouver à la mosquée de Villiers-sur-Marne, puis s’envole subitement pour la Syrie. Son nom apparaît dans l’information judiciaire ouverte par le parquet de Paris sur cette filière le 10 octobre 2013.

    Lire aussi : A Bosc-Roger, dans le sillage de Maxime Hauchard, bourreau présumé de l’EI

    IL ADORAIT LA TEKTONIK

    « C’est mon petit-fils, je le vois à la télé, tout le temps, tout le temps, je l’ai reconnu tout de suite », assure au téléphone Maria Dos Santos, bouleversée. « Il était si gentil, si gentil, ils ont dû le droguer pour qu’il devienne comme ça. Il était catholique, il a fait le catéchisme, je ne sais pas comment ils lui ont tourné la tête. »

    La grand-mère se souvient du jour où Mickael Dos Santos a disparu, il y a un an et demi. « Nous devions tous partir au Portugal, comme tous les étés, avec ses parents et ses deux petits frères. Mais il n’a pas voulu nous suivre. Il est resté seul à Champigny. Et c’est là que nous avons appris qu’il était parti en Syrie. »

    Si le départ de Mickael Dos Santos a surpris ses proches, sa radicalisation était en cours depuis plusieurs années. Sa petite amie de l’époque, Elizabeth*, aujourd’hui âgée de 24 ans, se souvient de leur rencontre et de sa soudaine conversion. « Nous nous sommes rencontrés en 2008 au lycée professionnel Samuel-de-Champlain, à Chennevières-sur-Marne. Il avait 16 ans, moi 18. Il était en BEP peinture. C’était un petit jeune “fashion”, qui se la pétait un peu. Il adorait la tektonik, et postait même des vidéos de ses tours de danse sur YouTube ».

    UNE CONVERSION SOUDAINE

    La jeune femme décrit le Mickael de cette époque comme un catholique pratiquant, passionné de football et de musique, un bon élève ayant grandi « dans une famille équilibrée ». « Entre février et mai 2009, il a fait un stage en entreprise avec un ami musulman modéré. Il s’est mis d’un coup à parler du Coran, des sourates. De plus en plus souvent. Un jour, c’était en mai, il m’a annoncé qu’il voulait se convertir. Il m’a demandé de porter le voile et de quitter l’école. C’est là qu’on s’est séparé. Il s’est radicalisé d’un coup, il est passé du coq à l’âne. Il s’est converti une semaine après notre séparation. »

    Maria Dos Santos se souvient que son petit-fils a commencé à se laisser pousser la barbe à cette époque, et à porter « des robes longues ».

    Lire aussi : « Le discours de l’EI ne peut prendre que chez ceux qui n’ont aucune culture musulmane »

    « IL NE MANGEAIT PLUS À TABLE EN FAMILLE »

    « On ne lui disait rien, pour ne pas le fâcher. Quand sa mère lui parlait de sa conversion, ça l’énervait, il voulait qu’elle se convertisse aussi. Il ne parlait plus avec son père à cause de ça. Il ne mangeait plus à table en famille, mais dans sa chambre, où il priait tout le temps ». Sa famille perd le fil. Sa mère est désemparée. « La personne qu’elle avait sous son toit était devenue un étranger », se souvient Elizabeth.

    La radicalisation de ce jeune homme, qui vivait avec sa mère dans une petite barre d'immeuble devant la Marne, avait été relevée dès 2009 par l'encadrement de son lycée. Très prosélyte, il faisait partie d’un petit groupe de lycéens qui séchaient les cours pour prier dans les couloirs et les salles de classe vides, selon un proche. Il avait abandonné ses études juste avant l’examen du baccalauréat professionnel.

    Après cette identification, Mickael Dos Santos et Maxime Hauchard sont aujourd’hui les deux premiers Français à avoir été filmés à visage découvert lors d’une séance de décapitation.

    * Le prénom a été modifié à la demande de l’intéressée.


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    La France va renforcer son dispositif militaire pour lutter contre l'Etat islamique

    Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2014-11-19T15:51:26+01:00" itemprop="datePublished">19.11.2014 à 15h51</time>

     

    La France va s'engager davantage dans le combat contre l'Etat islamique. Tel est le sens des propos tenus, mercredi 19 novembre sur BFMTV, par le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, qui n'a pas pour autant confirmé le déploiement de six bombardiers Mirage en Jordanie évoqué par Le Parisien (payant).

    « Je n'ai pas ce matin de chiffre des Mirage qui seront envoyés ni à préciser où ils iront. Je sais une chose : dans cette bataille, dans cette guerre, la France va renforcer son dispositif. »

    UN NOUVEAU RAID DANS LA NUIT

    Pour l'instant, l'opération « Chammal », lancée le 19 septembre, repose sur neuf avions Rafale basés à Al Dhafra, aux Emirats arabes unis. Si le déploiement de six avions d'attaque au sol en Jordanie devait se confirmer, la France serait alors trois fois plus près du théâtre des opérations irakien, où elle mène des missions d'appui aérien à l'armée nationale et aux pechmergas kurdes contre l'organisation Etat islamique.

    Lire le décryptage : Quels pays participent aux raids aériens contre l'Etat islamique ?

    Le ministère de la défense a par ailleurs révélé qu'un nouveau raid aérien avait été mené par des Rafale contre des positions de l'EI dans la nuit de mardi à mercredi. « Les deux Rafale français, armés chacun de quatre bombes AASM [armement air-sol modulaire], ont ciblé un ensemble de tranchées utilisées par Daech [acronyme arabe de l'EI] pour tenir le siège de Kirkouk. Cette action a été complétée par des frappes simultanées de nos alliés », indique le ministère dans un communiqué. L'aviation française avait déjà mené dans le même secteur une « frappe d'opportunité » le 14 novembre.


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