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    Finistère

    Harcèlement. Prison avec sursis à l'ancien salarié de chez Doux

    4 novembre 2011 -

     

    «  Par inadvertance, mes bras ont peut-être touché sa poitrine... Mais je n'ai jamais eu de geste déplacé»  . À la barre du tribunal de Quimper, l'homme, âgé de 61ans, est prévenu de harcèlement moral. Il a été condamné, hier, à une peine de trois mois de prison avec sursis et à 3.000 € d'amende. «Homme à tout faire» chez Doux à Châteaulin, avant son départ à la retraite, le prévenu est soupçonné de gestes déplacés à l'égard de deux femmes. Des faits de harcèlement qu'il nie. Il reconnaît pourtant une partie de ses déclarations devant les gendarmes. «Je l'ai peut-être "pelotée" une ou deux fois mais je n'ai jamais insisté».

    «Pour plaisanter»

    Des déclarations en partie reconnues, hier. Mais minimisées, voire clairement niées. «Quand vous êtes sous pression, au bout de trois heures d'audition, vous arrivez à dire n'importe quoi». Il avait bien reconnu des gestes, mais simplement pour plaisanter. «Je n'ai pas mis la main aux fesses mais la main sur les fesses», précise-t-il. Selon le procureur Prud'homme, ses déclarations caractérisent le harcèlement moral. «Ce sont des gestes qui nient la personnalité de la victime». Au final, sa principale victime, partie civile hier, a été contrainte à démissionner, «faute de soutien de son employeur (une société de nettoyage)», souligneMePavec, son avocat. Ne connaissant pas la fonction du prévenu dans l'entreprise au début des gestes déplacés, elle n'a pas réagi, pour conserver son travail. «Ces comportements constituent bien un harcèlement. Elle ne les a pas inventés pour ne pas aller travailler. Elle en avait d'ailleurs parlé à plusieurs reprises à ses collègues de travail, allant même jusqu'à demander à l'une d'elles de travailler en binôme pour éviter de subir des gestes déplacés», rappelle le procureur Prud'homme. Avant de requérir une peine de six mois d'emprisonnement avec sursis, assortie d'une amende de 400 €. Un dossier un peu léger pour l'avocat du prévenu. Me Daoulas a regretté l'absence d'explication des collègues de son client, évoquant «une relation de séduction réciproque». Le tribunal l'a condamné à trois mois d'emprisonnement avec sursis et à 3.000 € d'amende.


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