• Chine: une Tibétaine s'immole par le feu

    AFP Mis à jour <time class="updated" datetime="07-08-2012T14:48:00+02:00;">le 07/08/2012 à 14:48</time> | publié <time datetime="07-08-2012T14:45:00+02:00;" pubdate="">le 07/08/2012 à 14:45</time> lien
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    Une femme de 26 ans s'est immolée par le feu aujourd'hui dans la région autonome chinoise du Tibet, après avoir entonné des slogans appelant au retour du dalaï lama, annonce l'organisation de défense des Tibétains Free Tibet.

    Dolkar Kyi a accompli son geste désespéré au monastère de Tso, dans la préfecture de Kanlho, une région théâtre de nombreuses manifestations en 2008 contre la tutelle de Pékin, a précisé l'ONG, dont le siège est à Londres. Le corps de la jeune Tibétaine a depuis son décès en début d'après-midi été veillé par des bonzes du monastère de Tso, a ajouté Free Tibet. Les autorités n'avaient pu être jointes pour confirmer cette nouvelle immolation.

    Le Tibet et en particulier sa capitale Lhassa avaient été le théâtre en 2008 de violences meurtrières anti-chinoises. Ces manifestations avaient débuté le 10 mars, jour anniversaire du soulèvement contre la tutelle de Pékin en mars 1959, avant de s'étendre à d'autres régions de Chine où vivent des minorités tibétaines. Plus d'une quarantaine de Tibétains, en majorité des moines bouddhistes, se sont immolés par le feu ou ont tenté de le faire depuis début mars 2011 dans les zones cbinoises habitées par des Tibétains.

    Le plus haut responsable du Parti communiste chinois de Lhassa avait ordonné au début de l'année un renforcement de la surveillance policière des monastères au Tibet, après des manifestations de Tibétains violemment réprimées dans des régions voisines. La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet et amélioré le sort de sa population en finançant le développement économique de cette région pauvre et isolée. Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Han, l'ethnie fortement majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.


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    Plusieurs milliers de personnes --10.000 selon les organisateurs-- se sont rassemblées samedi après-midi sur la principale place de Vienne pour une manifestation de soutien au peuple tibétain avec une prise de parole du dalaï lama, chef spirituel des Tibétains et retiré de la vie politique.

    Plusieurs milliers de personnes --10.000 selon les organisateurs-- se sont rassemblées samedi après-midi sur la principale place de Vienne pour une manifestation de soutien au peuple tibétain avec une prise de parole du dalaï lama, chef spirituel des Tibétains et retiré de la vie politique.

    Plusieurs milliers de personnes --10.000 selon les organisateurs-- se sont rassemblées samedi après-midi sur la principale place de Vienne pour une manifestation de soutien au peuple tibétain avec une prise de parole du dalaï lama, chef spirituel des Tibétains et retiré de la vie politique.

    Sur une tribune Place des Héros (Heldenplatz), qui portait l'inscription "Le Tibet a besoin de vous, maintenant", le 14e dalaï lama, Tenzin Gyatso, a prononcé un discours d'un peu plus de 30 minutes. Il a tenu à séparer le fait culturel du fait religieux dans le bouddhisme: "Il faut préserver la culture bouddhiste, l'environnement et les droits fondamentaux", a-t-il expliqué devant une foule constituée de militants, comme de simples passants.

    Avant lui, le Premier ministre du gouvernement tibétain en exil, Lobsang Sangay, avait martelé: "Notre heure va venir, elle est proche. La démocratie est universelle", faisant un parallèle avec la situation en Libye, en Egypte ou en Tunisie, et évoquant le cas de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, qui a réussi à se faire élire au parlement après des années de répression.

    L'ancien ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a répondu à l'invitation du dalaï lama et a appelé les dirigeants européens à agir pour le Tibet: "L'Union européenne doit s'y intéresser plus qu'elle ne le fait en ce moment", a expliqué l'un des fondateurs de l'Organisation non-gouvernementale (ONG) Médecins sans frontières.

    Dans la foule, le sentiment évoluait entre l'espoir de trouver une solution pour améliorer les droits de l'Homme au Tibet et la résignation face à la puissance économique de la Chine. "Les nombreuses promesses qui avaient été faites en 2008 n'ont pas été tenues, les Tibétains sont minoritaires dans leur propre région", relève Erika, Viennoise de 64 ans engagée dans l'ONG "Save Tibet", venue assister au rassemblement.

    Pour Losang Deden, nonne au Centre viennois pour le bouddhisme, les autorités chinoises et les représentants du Tibet devraient entamer un dialogue. Mais elle n'a guère d'espoir: "Le monde est tel qu'il est", lâche-t-elle dans un soupir.

    Vivant en exil en Inde depuis 1959 et retiré de la vie politique depuis le 30 mai 2011, le dalaï lama était en visite en Autriche depuis le 17 mai. Il a rencontré vendredi le vice-chancelier autrichien et ministre des Affaires étrangères, le conservateur Michael Spindelegger, et samedi le chancelier social-démocrate Werner Faymann.

    Pékin a condamné ces rencontres comme "une ingérence grave dans les affaires intérieures" de la Chine, qui "heurte le sentiment du peuple chinois", selon un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangère.

    La Chine, qui affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet en l'occupant en 1951, contrôle très étroitement cette région "autonome".

    Un total de 34 Tibétains, en majorité des moines et des nonnes bouddhistes, ont attenté à leur vie par l'immolation depuis début 2011 pour protester contre le régime chinois qu'ils accusent de réprimer leur culture.

    Le chef spirituel des Tibétains a une relation particulière avec l'Autriche car, de 1946 à 1951, l'un de ses professeurs à Lhassa, alors la capitale du Tibet, était l'alpiniste autrichien Heinrich Harrer, décédé en 2006, controversé en raison de son engagement pro-nazi dans les années 1930 et 1940.


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  • 04 avril 2012 - 17H34  

    - Protestation -
     

    Des Tibétains scandent des slogans anti-chinois lors d'une manifestation à New Delhi, en Inde

    Des Tibétains scandent des slogans anti-chinois lors d'une manifestation à New Delhi, en Inde

    AFP - Des Tibétains scandent des slogans anti-chinois lors d'une manifestation à New Delhi, en Inde


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  • Le Point.fr - Publié le 31/03/2012 à 00:00 - Modifié le 31/03/2012 à 00:08

    Après une fuite épique de 14 jours dans l'Himalaya, le chef spirituel du Tibet arrive en Inde, hors d'atteinte des Chinois.

    31 mars 1959 : le dalaï-lama fuit le Tibet sous la protection de la CIA

     

    Le 31 mars 1959, une colonne d'une trentaine d'individus épuisés se présente au col de Khenzimana, marquant la frontière entre le Tibet et l'Inde. Certains sont à cheval, d'autres sur un yak ou encore à pied. C'est un mélange de soldats, de moines et de paysans. Ils portent tous des armes. Mais surtout, ils arborent un grand sourire car ils ont réussi à s'échapper des griffes chinoises. Quatorze jours depuis Lhassa à crapahuter sur les cimes himalayennes couvertes de neige. Quatorze jours d'une marche épuisante, de faim et de fatigue extrême. Mais ils ont réussi. Les membres de la troupe dépenaillée entourent un maigre gaillard portant des lunettes rondes et arborant la banane. Il s'agit de Jetsun Jamphel Ngawang Lobsang Yeshe Tenzin Gyatso, autrement dit le 14e dalaï-lama. Celui-là même qui, avec 53 ans supplémentaires, continue de courir les plateaux de télévision pour distiller ses sempiternelles leçons de sagesse et pour expliquer qu'il aimerait bien rentrer à la maison.

    Lorsqu'il fuit Lhassa, le Dieu vivant a 24 ans et règne sur le Tibet spirituel depuis neuf ans. Il doit cohabiter avec les Chinois, qui monopolisent le pouvoir temporel. Depuis quelques jours, la révolution gronde au pays des lamas. Par dizaines de milliers, les Tibétains manifestent dans les rues de la capitale contre l'occupation chinoise. Pékin a décidé de répondre par la force en ordonnant à la troupe de bombarder la ville. Le 16 mars, deux obus explosent à 200 mètres du palais d'été, le Norbulingka, où réside le dalaï-lama. Les explosions déclenchent la transe d'un moine qui l'interpelle d'une voix sourde : "Partez vite, partez vite, partez cette nuit !"

    Le 31 mars, la petite troupe pénètre en Inde

    Tenzin Gyatso décide de suivre le conseil, pour sauver sa peau peut-être, mais surtout pour ne pas être fait prisonnier par les Chinois. Peu avant minuit, il quitte le palais avec 37 partisans dont plusieurs membres de sa famille, quelques conseillers et des guerriers khampas entraînés par la CIA. Pour éviter d'être repéré, le dalaï-lama enfile des vêtements de domestique. La marche, de nuit, est un calvaire, elle emprunte les sentiers de haute altitude pour éviter les patrouilles ennemies. Il faut vaincre la neige, le froid, la raréfaction de l'oxygène. Mais ne dit-on pas que les moines tibétains disposent de pouvoirs surnaturels ? N'est-il pas dit que certains sont capables de séjourner des jours entiers sans boire, sans manger, nus dans la neige ? Normalement, cette fuite devrait être une balade de santé, mais ce n'est pas le cas.

    Le chef spirituel des Tibétains est à la peine comme les autres. Quand le terrain le permet, il enfourche un cheval. Pour traverser le Brahmapoutre, il embarque dans un bateau en peau de yak. Heureusement la colonne peut compter sur l'assistance américaine. La CIA fait parachuter des provisions sur le trajet et mitrailler par des avions les positions militaires chinoises pour empêcher qu'elles n'interceptent le dalaï-lama lors des passages des cols. Deux Tibétains, formés par l'agence américaine, envoient un rapport quotidien en morse pour renseigner Washington sur la progression des fugitifs. Ceux-ci sont remis directement au directeur de la CIA, John Dulles. En fait, les Chinois ne cherchent pas vraiment à intercepter les fuyards par crainte de tuer le dalaï-lama durant le combat, ce qu'ils porteraient comme une honte éternelle.

    Le 26 mars, après neuf jours de marche, la troupe rallie le dzong (forteresse) de Lhuntsé. La première intention du dalaï-lama est de s'y arrêter le temps d'y dénoncer l'accord en 17 points liant son pays à la Chine et de réaffirmer son gouvernement comme le seul légitime du Tibet. Mais les actions militaires en cours des Chinois dans certaines villes lui font comprendre que toute négociation serait utopique. Il se contente donc d'annoncer la composition de son gouvernement lors d'une grande cérémonie puis repart dare-dare. Le 31 mars, enfin, la petite troupe pénètre en Inde, à l'abri. Dans les mois qui suivent, plus de 80 000 Tibétains suivent leur chef sur le chemin de l'exil.


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  • A Paris, un ancien moine tibétain raconte l'oppression et l'exil

    Le Monde.fr | <time datetime="2012-03-26T12:08:14+02:00" itemprop="datePublished">26.03.2012 à 12h08</time> • Mis à jour le <time datetime="2012-03-26T12:08:07+02:00" itemprop="dateModified">26.03.2012 à 12h08</time>

     
     
    <figure class="illustration_haut"> Des moines bouddhistes devant le monastère de Kirti, dans la ville de Ngaba, en octobre 2011. </figure>

    Ils sont une dizaine de Tibétains, assis en rang au sous-sol du restaurant Kokonor, rue Saint-Jacques à Paris, mercredi 14 mars. Ils font leurs premiers pas dans l'apprentissage du français avec Clémence, une étudiante de l'Institut national des langues et des civilisations orientales et membre de l'association Confluences tibétaines. L'heure est à la découverte du pronom possessif. "Le Tibet est mon pays. C'est le mien", leur fait-elle répéter.

    Fraîchement débarqués dans la capitale française, où ils viennent rejoindre un bon millier de Tibétains exilés en France, selon le Bureau du Tibet, ils ont tous derrière eux un parcours sinueux. Tous ont fui le Tibet, clandestinement, traversant pour la plupart les hauts cols qui bordent le Népal, avant une étape à Dharamsala, petite ville à la lisière de l'Himalaya dans le nord de l'Inde, où siègent le gouvernement tibétain en exil et le dalaï-lama.

    Mercredi est un jour particulier pour les Tibétains, c'est jour de Lhakar, du nom d'un mouvement qui s'est diffusé du Tibet à la diaspora et qui vise à préserver la culture tibétaine contre son assimilation par la Chine :

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    Mais ce mercredi, l'heure n'est pas à la célébration des valeurs tibétaines : la nouvelle se répand comme une traînée de poudre parmi les exilés de Paris : Lobsang Tsultrim, un moine du monastère de Kirti, 20 ans, s'est immolé par le feu. Un an, presque jour pour jour, après l'immolation de Phuntsok, autre moine de Kirti, qui avait 20 ans lui aussi. C'était le premier d'une longue série de ces suicides par le feu qui meurtrissent la population tibétaine, en réponse au durcissement de l'oppression des Tibétains après les émeutes de 2008.

    Lire le débat avec l'ethnologue Katia Buffetrille : "L'immolation est, pour les Tibétains, le seul moyen de s'exprimer"

    LE POSTE DE POLICE DU MONASTÈRE DE KIRTI

    Parmi les élèves du cours de la rue Saint-Jacques, il y a Tsultrim, 30 ans, les traits jeunes et fatigués à la fois. Il vient lui aussi du monastère de Kirti. Situé dans la ville de Ngaba (Aba en chinois), à la frontière des anciennes provinces du Kham et de l'Amdo (carte en PDF), dans l'actuel Sichuan, ce monastère se situe au cœur de la vague d'immolation. Il fut un monastère florissant de la branche bouddhiste Gelugpa - celle du dalaï-lama - où étudiaient quelque 1 200 moines il y a encore une vingtaine d'années, selon Kirti Rinpoché, le dignitaire bouddhiste à la tête de l'établissement.

    D'après l'ONG Save Tibet, quinze des vingt-neuf personnes qui se sont immolées depuis un an répertoriées à ce jour sont passées par ce monastère. Peu après les émeutes de 2008, un reportage d'un journaliste du Monde y décrivait la situation : "De tous les théâtres connus de la répression, Aba a été l'un des plus violents. Le 16 mars, des moines du monastère de Kirti, situé en pleine ville, ont organisé un défilé. Aux cris de "Vive le dalaï-lama !" et de "Rendez leurs droits aux Tibétains !", brandissant des drapeaux du Tibet indépendant frappés de deux lions des neiges, une foule de plusieurs milliers de personnes s'est dirigée vers le siège du gouvernement local. D'après les témoignages (...), la tragédie a éclaté devant le commissariat : attaqués par les manifestants qui s'en sont pris aux boutiques chinoises, les policiers ont tiré. Selon ces sources concordantes, au moins une douzaine de personnes ont été tuées à cet endroit."

    Depuis, peu de journalistes ont pu se rendre dans la région du monastère, assiégé par des militaires depuis l'année dernière. En octobre, des journalistes de l'AFP ont constaté que les soldats, portant des fusils automatiques, des barres de fer affûtées et des extincteurs, quadrillaient les rues alentour, ainsi que des véhicules blindés. En début d'année, c'est un journaliste du Guardian qui a réussi à tourner une vidéo clandestinement dans cette ville :

    vidéo

    RÉÉDUCATION PATRIOTIQUE

    En 1998, se souvient Tsultrim, c'est là que les autorités chinoises ont entamé leur programme de rééducation patriotique. "Chaque année, ils faisaient des réunions tous les jours pendant plusieurs mois, et nous disaient : 'Si vous aimez le dharma, vous devez aimer votre pays, la Chine.' Ils répétaient toujours qu'il était interdit de contacter 'la clique du dalaï-lama' et Kirti Rinpoché, en exil."

    D'après lui, les moines de moins de 18 ans ont alors été expulsés et les autorités bouddhistes n'ont plus été autorisées à reconnaître les trulkus - les réincarnations de maîtres bouddhistes. Dans une école du monastère, cinq cents élèves se sont vu interdire de porter la robe de moine, la langue chinoise a été imposée pour les enseignements et les professeurs tibétains ont été remplacés par des professeurs chinois. Puis il y a eu ce poste de police, installé en plein milieu du monastère. "Ils habitaient 24 heures sur 24 dans ce poste, à l'intérieur de ce qu'on considère comme un lieu sacré. Ils surveillaient tout ce qui se passait, les discussions, les contacts avec l'extérieur. Il y a eu un fort ressentiment chez les moines", raconte Tsultrim.

    Un jour, le jeune moine est entré dans le poste de police avec un ami. Il y a déposé des affiches dénonçant la violation des droits de l'homme et de leur droit à pratiquer leur religion, et demandant le retrait des policiers. En guise de signature, une inscription "Tibet Libre". "Le lendemain, les policiers ont photographié et filmé les affiches, comme si un grand drame venait de se produire. Quatre ou cinq camions de policiers ont débarqué dans le monastère", se rappelle Tsultrim. Ils ont mené l'enquête pendant un mois dans le site religieux, prenant tous les moines en photo, des enfants aux vieillards, ainsi que leurs empreintes digitales et une fiche autobiographique.

    LA FUITE

    Affolés par ce déploiement de moyens d'investigation, les deux moines se sont évadés et ont fui vers Lhassa. Arrivés dans la capitale tibétaine quatre jours plus tard, "on a appris que des agents nous recherchaient déjà, fiches et photographies à l'appui, avec promesse de récompense", dit Tsultrim. Ils sont repartis dans un village des environs, se cacher dans la maison d'un habitant, et n'en sont plus sortis pendant un an et huit mois. Puis ils ont payé des commerçants tibétains pour les guider jusqu'à la frontière, et enfin des passeurs, pour les mener à travers les montagnes qui séparent la région autonome tibétaine du Népal.

    Tsultrim a ensuite repris sa vie monastique dans l'autre monastère de Kirti, reconstruit en exil à Dharamsala, jusqu'en 2010. Lorsqu'il a voulu retourner au Tibet, il a appris qu'il y était toujours recherché : "Des agents de sécurité chinois venaient régulièrement interroger ma famille sur mon sort". Il a alors acheté un visa clandestin pour un pays européen, n'importe lequel. Ce sera la France.

    Maintenant, Tsultrim est à Paris, vêtu d'un jean et d'un pull passe-partout. Il ne veut plus être moine, pour mieux "s'adapter aux sociétés modernes". Il aimerait travailler dans une bibliothèque, mais doit d'abord apprendre à parler français. Sans logement, il appelle tous les jours le 115 pour trouver un centre d'hébergement d'urgence où passer la nuit.


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