• Trichet favorable à une révision des traités européens

    Trichet favorable à une révision des traités européens

    Par Marie Visot Mis à jour le 16/10/2011 à 13:06 | publié <time datetime="16-10-2011T12:38:00+02:00;" pubdate="">le 16/10/2011 à 12:38 </time> Réactions (42)

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    Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne
    Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne

    Pour le président de la BCE, l'euro n'est «pas menacé», mais il appelle tous les Européens à être «extrêmement vigilants» en matière de finances publiques.

    Alors que s'achève son mandat à la tête de la Banque Centrale Européenne (BCE) le 31 octobre, ce n'est pas un Jean-Claude Trichet donneur de leçons qui s'est exprimé ce dimanche au Grand Rendez-Vous sur Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France/i>Télé, pour évoquer la crise qui frappe en ce moment l'Europe.

    Fort de son expérience de huit années à la tête de l'institution, celui qui fut aussi gouverneur de la Banque de France, a recommandé aux Européens d'entendre les messages qui leur sont adressés. Ses conseils ? D'abord, être «extrêmement vigilants» en matière de finances publiques. Récusant l'idée que la zone euro et sa monnaie soient «menacés» par la crise, il a néanmoins indiqué que «tous les pays sans exception doivent être extrêmement prudents». «Se protéger plutôt que guérir», a-t-il résumé, avant d'ajouter qu'«il dépend de nous que nous puissions avoir le moins de ralentissement de la croissance».

    Ensuite, il faut «réfléchir à l'avenir», a insisté le président de la BCE . «Demain, à mon avis il faut changer le traité pour être capable d'empêcher un membre de la zone euro de vagabonder et de créer des problèmes pour tous les autres», a-t-il déclaré, en faisant référence à la crise grecque que l'Europe à du mal à endiguer. Il a plaidé pour une réforme qui rendrait le Conseil européen «capable d'imposer des décisions» à un pays en dérapage, avec «éventuellement des sanctions».

    Il comprend en partie les «indignés»

    «Il faut renforcer la gestion et la gouvernance de la mondialisation dans tous les domaines», a-t-il également dit en réagissant au mouvement des indignés qui se propage dans plusieurs grandes villes.

    «Il y a évidemment un ensemble de leçons à tirer de la crise qui sont des leçons très dures : il n'est pas possible de laisser un système financier et par voie de conséquence un système économique au niveau mondial qui soit aussi fragile». Ce qui ne veut pas dire «démolir» les banques, a-t-il bien insisté, rappelant qu'elle «financent les trois quarts de l'économie».

    Qu'on lui parle alors de démondialisation -ce thème en vogue en ce moment, car défendu par le socialiste Arnaud Montebourg-, et l'on devine Jean-Claude Trichet se crisper sur son fauteuil… et conclure que c'est un appel au renforcement de la gouvernance économique mondiale.


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