• Turquie : regain des tensions entre le PKK et Ankara

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    Turquie : regain des tensions entre le PKK et Ankara

    LES ECHOS | <time datetime="2014-10-14T18:27:17+02:00">LE 14/10 À 18:27, MIS À JOUR À 19:02 </time>lien 
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    Les tensions sont à leur comble entre les Kurdes et la Turquie depuis le lancement des pourparlers en 2013. - AFP/Aris Messinis

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    Les Kurdes représentent près de 20 % de la population turque. - LES ECHOS

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  • La guerre contre l’Etat islamique s’importe progressivement en Turquie, menaçant de rompre le dialogue entre Ankara et le PKK.

    Les rivalités qui opposent depuis plusieurs jours les Kurdes et Ankara sont montées d’un cran en ce début de semaine. Des avions de combat F-16 de la Turquie ont bombardé des positions rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), toujours considéré comme une organisation terroriste par le gouvernement. Les forces de sécurité ont déclaré intervenir à la suite de trois jours d’attaques menées par des combattants du PKK contre un poste de police dans le village de Daglica, dans le sud-est du pays. Les membres du PKK auraient attaqué les policiers avec des tirs de RPG.

    Un autre accroc armé s’est produit dans la région voisine de Tunceli où des hélicoptères militaires ont ouvert le feu lundi contre d’autres unités du PKK. L’Etat-major d’Ankara a signalé que des échanges de tirs entre des rebelles et l’armée autour de Geyiksuyu avaient eu lieu préalablement.

    Un processus de paix incertain

    Cette série d’incidents risque de compromettre le processus de paix débuté en 2013 entre les deux parties. La tension se trouve d’ailleurs à son comble depuis plusieurs jours. Les principales villes turques ainsi que certaines provinces de l’est sont en proie à un mouvement de protestation contre la posture passive adoptée par le gouvernement à l’égard de l’Etat islamique qui a quasiment pris le contrôle de la ville kurde de Kobané en Syrie. Près de 37 personnes ont été tuées ainsi que des centaines de blessés dans les manifestations qui secouent le pays.

    Le PKK avait d’ailleurs menacé samedi 11 octobre de reprendre les armes en Turquie dans l’hypothèse où Ankara n’agissait pas en faveur de la protection de Kobané. « Nous avons averti la Turquie. Si elle continue dans cette voie, nous reprendrons notre guérilla pour défendre notre peuple », avait averti Cemil Bayik, membre fondateur et le plus haut dirigeant en liberté du PKK, dans un entretien accordé à la chaîne de télévision allemande ARD à Erbil, capitale du Kurdistan irakien autonome.

     
    Les chefs militaires de 22 pays de la coalition anti-EI discutent à Washington

    Le gratin militaire des pays de la coalition internationale menée par les Etats-Unis contre l’Etat islamique s’est réuni mardi à Washington, à l’heure des doutes sur la stratégie contre les jihadistes qui gagnent du terrain en Syrie et en Irak.
    Deux mois après le début de ces bombardements contre les bastions de l’EI en Irak et après trois semaines de frappes en Syrie, Washington reste très discret sur les enjeux de la réunion: les 22 participants « parleront d’une vision commune, des défis et de l’avenir de la campagne contre l’EI », s’est contenté de dire un porte-parole du général Dempsey.

    Un retour massif de combattants kurdes vers la Turquie

    Le dirigeant kurde Cemil Bayik a en outre déclaré que des combattants kurdes avaient commencé à se rendre en Turquie depuis leur quartier général des monts Quandil, situé dans le nord de l’Irak, pour renforcer la défense de Kobanéet à cause de la nouvelle crise naissante avec la Turquie.

    Des combattants kurdes qui assuraient la défense de Kobané se retrouvent à présent détenus en Turquie par les forces de sécurité. Plus d’une centaine d’entre eux ont initié une grève de la faim depuis neuf jours, dénonçant leur détention « sans aucune charge » dans une salle de sports de Suruç, à proximité de la frontière syrienne. « Ils sont retenus dans la plus grande incertitude juridique », a regretté auprès de l’AFP Ibrahim Ayhan, un élu du parti démocratique populaire, connu pour adopter une orientation politique pro-kurde. Une centaine d’autres membres du PYD, le parti de l’union démocratique au Kurdistan syrien, qui avaient été retenus par les autorités turques à leur entrée sur le territoire turc en provenance de Kobané ont été relâchés dans la nuit de lundi à mardi.

    La Turquie, qui observe un retour important de combattants de l’YPG et du PKK sur son territoire, a instauré un contrôle d’identité de toutes les personnes en provenance du nord de la Syrie. La version anglaise du quotidien Hurriyet a annoncé que deux membres du PKK revenus en Turquie pour y bénéficier de soins médicaux ont été identifiés grâce à un système de reconnaissance faciale. Il a aussi indiqué que les gardes frontière ont pris des photos ainsi que les empreintes digitales de chaque personne.

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