• Ukraine : les défis qui attendent les pro-occidentaux favoris du scrutin

    Ukraine : les défis qui attendent les pro-occidentaux favoris du scrutin

     

    C.M. | Publié le 26.10.2014, 06h34 | Mise à jour : 13h03  lien 

     
    En Ukraine, les électeurs votent pour élire leur Parlement, un an après la révolte du Maïdan.

    En Ukraine, les électeurs votent pour élire leur Parlement, un an après la révolte du Maïdan. |(AFP/VASILY MAXIMOV.)

     
    Un an après la révolte du Maïdan à Kiev, les Ukrainiens sont appelés ce dimanche aux urnes pour élire un nouveau Parlement. Ce scrutin, sans réel suspense, est néanmoins très important pour l'avenir du pays qui subit une profonde récession aggravée par le conflit armé avec les pro-russe dans l'Est. Voici les principaux enjeux de ce scrutin et les défis que devra affronter le nouveau gouvernement au lendemain de ces élections.
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    Renouvellement du Parlement

    Les Ukrainiens doivent élire 450 députés pour un mandat de cinq ans. La moitié sont élus au scrutin proportionnel, il faut pour cela obtenir au moins 5% des voix pour avoir un siège. L'autre moitié des députés qui s'affrontent dans les circonscriptions sont élus au scrutin majoritaire à un tour. Pas moins de 29 partis ont déposé une liste pour le scrutin proportionnel, tandis que 3 468 candidats s'affrontent dans les 225 circonscriptions disputées au scrutin majoritaire. Les bureaux de vote, qui ont ouvert à 7 heures, fermeront à 19 heures. Les premiers résultats officiels tomberont dans la nuit de dimanche à lundi. 

    Le mouvement de Porochenko en tête

    Pour la première fois de l'histoire de l'Ukraine post-soviétique, le Parlement devrait être largement dominé par les pro-occidentaux en raison de la montée des sentiments antirusses. Le mouvement du président Petro Porochenko est en tête des sondages avec plus de 30% des intentions de vote, suivi d'autres formations pro-occidentales. Arrivent loin derrière le Parti radical du populiste Oleg Liachko (12,8%), le Front populaire du Premier ministre Iatseniouk (8,9%) et Patrie, le parti de Ioulia Timochenko, ancienne Première ministre (6,9%). Deux formations héritières du Parti des régions du président déchu Ianoukovitch, Ukraine forte et Bloc d'opposition, pourraient franchir la barre des 5% nécessaires pour entrer au Parlement, mais les communistes, eux, risquent de ne plus être représentés. 

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    Près de 5 millions d'électeurs privés de vote

    Porochenko a appelé les Ukrainiens à voter en masse pour «achever la formation d'un nouveau pouvoir commencée en juin» lorsqu'il a remplacé l'ancien président, le prorusse Viktor Ianoukovitch, en fuite en Russie depuis février. Mais le vote n'a pas lieu partout. La Crimée, péninsule annexée au printemps par Moscou au terme d'un référendum non reconnu par les Occidentaux est privée de vote. Dans l'Est, dans les zones rebelles du Donbass autour de Donetsk, les séparatistes prorusses boycottent le scrutin. Ils ont prévu d'organiser leur propre scrutin présidentiel et législatif le 2 novembre. Au total, environ cinq millions d'électeurs, sur 36 millions dans le pays, sont ne peuvent pas voter.

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    Des élections sur fond de conflit armé

    La guerre dans le Donbass, à l'est du pays risque d'être dans tous les esprits. Les combats entre les forces de Kiev et les insurgés ont fait plus de 3 700 morts depuis la mi-avril, selon l'ONU, et de nombreux déplacés. Malgré le cessez-le-feu conclu début septembre entre Kiev et les rebelles avec la participation de la Russie, des combats se poursuivent dans quelques poches de résistance, et tuent presque quotidiennement des civils. Vendredi encore, à Donetsk, des tirs d'artillerie se faisaient régulièrement entendre dans le secteur de l'aéroport. Et les rebelles tout comme les autorités de Kiev s'attendent à une reprise prochaine des combats.

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    Des réformes urgentes

    Pour le Parlement qui sera élu dimanche, les défis sont nombreux et ne se limitent pas au conflit dans l'Est. Le pays, en plein marasme économique, doit se réformer pour donner des garanties à ses bailleurs de fonds et avancer sur la voie du rapprochement vers l'Union européenne, que Viktor Ianoukovitch avait brusquement rejeté. Cette décision avait déclenché le mouvement du Maïdan qui avait abouti à sa fuite en Russie après un bain de sang à Kiev.

    Le temps presse également pour s'accorder avec Moscou et résoudre le conflit qui prive les Ukrainiens de gaz russe depuis juin. Malgré l'optimisme affiché par Porochenko après une série de rencontres avec le président russe Vladimir Poutine, les négociations sont au point mort et le prochain rendez-vous aura lieu après les élections. 

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    LeParisien.fr 

     

     

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