• Ukraine : Poutine annonce un plan de règlement du conflit

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    Ukraine : Poutine annonce un plan de règlement du conflit

    Le Point - Publié le <time datetime="2014-09-03T16:23" itemprop="datePublished" pubdate="">03/09/2014 à 16:23</time> - Modifié le <time datetime="2014-09-03T19:36" itemprop="dateModified">03/09/2014 à 19:36  </time>lien 

    Le Premier ministre ukrainien a aussitôt rejeté ce plan, le qualifiant de "poudre aux yeux à destination de la communauté internationale".

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    Vladimir Poutine joue l'apaisement.

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    Vladimir Poutine joue l'apaisement. © 2413553 Russia, Moscow. 04/17/2014 President Vladimir Putin seen on his annual "Direct Line with Vladimir Putin" call-in live broadcast by Channels One, Rossiya-1 and Rossiya-24 as well as Mayak, Vesti FM and Radio Rossii radio stations, April 17, 2014. A / Alexei Druzhinin

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    La Russie a cherché mercredi à reprendre la main dans la crise ukrainienne, annonçant un plan de règlement pour tenter de réduire l'impact de la visite du président Barack Obama dans la région, à la veille d'un sommet de l'Otan censé adopter des mesures militaires contre elle. Sans attendre cette réunion au pays de Galles, la France a annoncé mercredi soir la suspension de la livraison du premier navire de guerre Mistral à la Russie. Tout au long de la journée, avec un sens consommé de la communication et du timing, Vladimir Poutine a cherché avec un certain succès, du moins momentané, à voler la vedette à Barack Obama, en visite à Tallinn pour rassurer les pays Baltes, inquiets de l'expansionnisme de Moscou.

    Son voyage en Mongolie n'a pas empêché le président russe de présenter un plan de règlement du conflit en Ukraine en sept points ni de dire qu'un accord entre séparatistes et Kiev pourrait intervenir dès vendredi. Son plan prévoit notamment la fin des offensives de l'armée ukrainienne et des rebelles pro-russes ainsi qu'un échange de prisonniers. "J'ai ébauché quelques réflexions, un plan d'action", a déclaré Vladimir Poutine, dans des propos, retransmis par la chaîne de télévision Rossia 24, au moment précis où Barack Obama devait prendre la parole à Tallinn pour lancer un message de solidarité atlantique. Selon le dirigeant russe, il faut avant tout "mettre fin aux opérations offensives" dans les régions de Donetsk et de Lougansk (est), où l'avance des forces loyalistes a été stoppée par les séparatistes appuyés par des forces russes.

     
     

    Auparavant, le président Poutine avait estimé que son point de vue sur la crise et celui de son homologue ukrainien Petro Porochenko, avec lequel il avait parlé au téléphone, étaient "très proches". De fait, cet entretien a fait dire mercredi matin au président ukrainien qu'il avait trouvé avec Vladimir Poutine un accord sur un cessez-le-feu dans le bassin du Donbass, propos que le Kremlin a aussitôt démentis de façon abrupte au motif que la Russie "n'est pas partie prenante au conflit" et donc ne saurait conclure d'accords en la matière. Jusqu'à présent, Kiev a résisté aux appels russes et occidentaux à un cessez-le-feu, estimant qu'il profiterait aux séparatistes qui, contrôlant des tronçons de frontière, reçoivent des renforts de Russie

    Dans la soirée, le ton à Kiev a totalement changé. Le Premier ministre Arseni Iatseniouk a rejeté le plan de règlement russe. "Ce nouveau plan est de la poudre aux yeux à destination de la communauté internationale avant le sommet de l'Otan et une tentative d'échapper à d'inévitables décisions de l'Union européenne en vue de nouvelles sanctions contre la Russie", a déclaré Arseni Iatseniouk dans un communiqué. De son côté, le président américain Barack Obama a déclaré à Tallinn que l'Otan devait soutenir l'Ukraine sans ambiguïté et rester ouverte à l'arrivée de nouveaux membres. Réagissant à l'annonce de Kiev faisant espérer un cessez-le-feu, M. Obama a jugé avec prudence qu'il était "trop tôt" pour évaluer son importance réelle.

    Boycottage du Mondial 2018 

    "Cela implique de respecter les normes internationales. Ce n'est pas ce que nous avons vu en Ukraine", a-t-il dit. L'Union européenne a manifesté la même prudence. "Si ces nouvelles (de cessez-le-feu) se confirment, ce sera une évolution positive, mais nous avons besoin de plus d'informations", a dit la porte-parole de la diplomatie de l'UE, Maja Kocijancic. La mesure peut-être la plus douloureuse pour le président russe, ambitieux et amateur de sports, pourrait être un boycottage européen de la Coupe du monde de foot en Russie, en 2018. 

    Depuis le début du conflit, qui a fait près de 2 600 morts en près de cinq mois et contraint plus d'un demi-million d'Ukrainiens à fuir leurs domiciles, Kiev et les Occidentaux accusent Moscou de soutenir les séparatistes de l'est de l'Ukraine en leur fournissant armes et combattants. Au moins 87 soldats ukrainiens ont été tués dans la bataille d'Ilovaïsk, à 20 kilomètres de Donetsk, où ils sont restés encerclés pendant plus de huit jours fin août, a annoncé mercredi un responsable militaire régional. 

    Barack Obama a par ailleurs annoncé que des forces aériennes supplémentaires viendraient s'entraîner dans la région des États baltes, tandis que le ministère polonais de la Défense a rappelé qu'un exercice militaire international avec la participation d'une douzaine de pays, dont les États-Unis, commencerait à la mi-septembre dans l'ouest de l'Ukraine.

    "Plan de réactivité" 

    L'Alliance atlantique envisage d'adopter pendant son sommet de jeudi et vendredi au Royaume-Uni un plan de réactivité (Readiness Action Plan, RAP), en réponse à l'attitude de la Russie dans la crise ukrainienne, perçue comme une menace directe par certains de ses membres (pays Baltes, Pologne, Roumanie, Bulgarie). L'Otan, qui estime que la Russie a déployé plus de 1 000 hommes sur le territoire ukrainien, compte pouvoir déployer "en quelques jours" des milliers de soldats des armées de l'air, de terre, et de la marine, appuyés par des forces spéciales, selon son secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen. Selon le New York Times, l'Alliance atlantique veut mettre sur pied une force de 4 000 hommes capable de répondre en 48 heures, avec le soutien de certains anciens pays du bloc soviétique, comme la Pologne, aux mouvements de troupes russes.

     


     


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