• Une institutrice de maternelle en garde à vue pour «violences» contre ses élèves

    Une institutrice de maternelle en garde à vue pour «violences» contre ses élèves

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      • Mis à jour <time datetime="2015-06-24T23:19:15+02:00" itemprop="dateModified">le 24/06/2015 à 23:19</time>
      • Publié <time datetime="2015-06-24T22:45:59+02:00" itemprop="datePublished"> le 24/06/2015 à 22:45</time>
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    Une quinzaine d'enfants placés sous la responsabilité de l'enseignante depuis la rentrée 2014 auraient été l'objet de brimades et d'humiliations. Âgée de 48 ans, elle est actuellement visée par douze plaintes.

     

    Tapes sur la nuque, secousses, angoisse du «placard aux sorcières»... «La liste est sans fin» dénonce une maman d'élève, porte-parole d'un collectif de parents dont les enfants, scolarisés en petite section à l'école maternelle de Feytiat, près de Limoges (Haute-Vienne), auraient été victimes de brimades et d'humiliations de la part de leur institutrice. Cette dernière, âgée de 48 ans, a été placée en garde à vue mercredi.

    C'est en discutant avec d'autres parents d'élèves, que cette mère, qui a souhaité rester anonyme, s'est rendue compte que plusieurs petits «étaient en souffrance». «Ma fille a été scolarisée à la rentrée dernière, à deux ans et demi. Elle était ravie d'aller à l'école. Mais dès octobre, elle est devenue méconnaissable, comme éteinte», raconte cette mère, évoquant des «symptômes de dépression» détectés par les médecins.

    L'enseignante en arrêt de travail

    Depuis cinq mois, la brigade des mineurs enquêtait sur l'affaire. A ce jour, douze plaintes ont été déposées, et une quinzaine de personnes ont été entendues, selon les enquêteurs. Depuis la rentrée 2014, une quinzaine d'enfants placés sous la responsabilité de l'enseignante auraient été l'objet de «violences physiques et psychologiques», dont trois plus particulièrement, précise le collectif formé par les parents d'élèves.

    Voilà plusieurs semaines que cette institutrice ne vient plus en classe. Le rectorat a informé les parents au printemps «qu'un accord avait été trouvé avec l'enseignante qui est en arrêt de travail et ne reviendra plus à l'école» précise la porte-parole du collectif. Mais les parents ont décidé de porter plainte estimant que «cette femme n'avait pas sa place dans l'Éducation nationale. «Il est inenvisageable qu'elle retourne auprès d'enfants où que ce soit», s'insurge la porte-parole du collectif. Depuis le départ de leur maîtresse, les enfants vont mieux. Mais «il est nécessaire pour nous d'aller au bout de la procédure pour obtenir la reconnaissance du traumatisme qu'ont subi nos enfants et dénoncer le silence des hauts fonctionnaires à qui nous confions leur avenir».

    (Avec AFP)


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