• Italie: Obama vient «écouter la pensée précieuse» du pape

    Créé le 26/03/2014 à 23h20 -- Mis à jour le 26/03/2014 à 23h31   lien 
    <aside>Le président américain Barack Obama salue l'archevêque Francesco Canalini à l'aéroport de Rome le 26 mars 2014

    Le président américain Barack Obama salue l'archevêque Francesco Canalini à l'aéroport de Rome le 26 mars 2014SAUL LOEB AFP

    </aside>

    "Je viens à Rome pour écouter le pape: sa pensée est précieuse ...

    Rome - «Je viens à Rome pour écouter le pape: sa pensée est précieuse pour comprendre comment remporter le défi contre la pauvreté», a déclaré le président américain Barack Obama dans une interview au journal Corriere della Sera dont des extraits ont été diffusés mercredi soir, peu après son arrivée en Italie.

    «Le pape nous met au défi. Il nous implore de nous souvenir des gens, des familles, des pauvres», a poursuivi M. Obama, en soulignant que le pontife «nous invite à nous arrêter pour réfléchir à la dignité de l'homme».

    Le président américain a aussi dit vouloir entendre ce que le pape a à proposer «pour limiter les inégalités dans la distribution des revenus». «En nous mettant constamment au pied du mur sur la justice sociale, il nous montre le risque qu'il y a à s'habituer aux inégalités extrêmes au point de les trouver normales», a expliqué le président américain dans les extraits diffusés sur le site Corriere.it d'un entretien réalisé quand il se trouvait à Bruxelles.

    Dans l'interview, il évoque aussi le volet italien de sa visite avec ses rencontres prévues avec le président Giorgio Napolitano, 88 ans, qu'il apprécie beaucoup, et le Premier ministre Matteo Renzi, en place depuis un mois.

    Il a souhaité une accélération des négociations pour un accord de libre échange entre Etats-Unis et Union européenne pendant le semestre de présidence italienne de l'Europe.

    M. Obama a aussi fait l'éloge du choix du nouveau chef du gouvernement italien de consacrer son premier voyage à l'étranger à la Tunisie. «Signe que l'Italie veut renforcer le leadership qu'elle exerce déjà en Méditerranée, du Liban à la Libye», a-t-il déclaré au Corriere.

    En ce qui concerne les Etats-Unis, M. Obama a nié toute volonté de désengagement de la région: «je veux être très clair, notre engagement dans cette zone ne diminue pas, au contraire il s'accroît».

     © 2014 AFP

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  • Obama à Bruxelles : tour

    d’horizon des sujets qui

    fâchent

    Le Monde.fr | <time datetime="2014-03-26T10:45:20+01:00" itemprop="datePublished" style="box-sizing: border-box; margin: 0px; padding: 0px;">26.03.2014 à 10h45</time> • Mis à jour le <time datetime="2014-03-26T12:57:04+01:00" itemprop="dateModified" style="box-sizing: border-box; margin: 0px; padding: 0px;">26.03.2014 à 12h57</time> |   lien Par 

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    <figure class="illustration_haut" style="box-sizing: border-box; margin: 0px; padding: 0px; position: relative;">Arrivée à Bruxelles de Barack Obama, mardi 25 mars.</figure>

     

    Barack Obama effectue, mercredi 26 mars, sa première visite officielle auprès des institutions européennes, pour un sommet Europe-Etats-Unis. La capitale belge n’a plus reçu de visite d’un président américain depuis 2005 et le voyage de George W. Bush, venu, à l’époque, retisser des liens distendus par l’intervention militaire en Irak. Son successeur aura attendu plus de cinq ans pour se rendre au siège des institutions communautaires, où il déjeunera et discutera — pendant moins de deux heures — avec les président du Conseil européen Herman Van Rompuy, celui de la Commission Jose Manuel Barroso, la haute représentante pour la diplomatie, Catherine Ashton, ainsi que le commissaire au commerce, Karel De Gucht. Barack Obama aura aussi une rapide entrevue avec le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen. Tour d’horizon des sujets qui rapprochent et de ceux qui fâchent.

    L’UKRAINE

    Ce sommet fournit aux Européens et aux Américains l’occasion d’insister sur leur« étroite coopération » concernant l’Ukraine et « tous les grands sujets de politiqueextérieure », comme le dit un diplomate de haut rang. Sur l’Iran, la Syrie, leProche-Orient, la Méditerranée, l’Afrique« la voie d’un nouveau partenariat est ouverte », souligne-t-il, histoire de serrer les rangs face à la Russie ou la Chine. L’annexion de la Crimée par Vladimir Poutine oblige Barack Obama à réinvestir le Vieux continent, après avoir donné la priorité à l’Asie. Un mouvement de balancier que les Européens apprécient, quitte à occulter les sujets de friction : la prétendue unanimité sur l’Ukraine et l’attitude à prendre à l’égard de Moscou cachent quelques divergences sur le degré et l’ampleur de la riposte à lui opposer en termes de sanctions. D’abord agacé par l’attentisme des Européens, Washington a paru avoir systématiquement un temps d’avance, et a visé très rapidement l’entourage proche de Vladimir Poutine. Quant aux Européens, s’ils devaient envenir à la « phase 3 » de leurs sanctions (le volet économique), ils auraient d’abord à résoudre de profondes divergences internes.

     

    • Obama qualifie la Russie de puissance régionale

      Au Pays-Bas, une cinquantaine de pays se sont mis d’accord pour améliorer la sécurité nucléaire. L’objectif du sommet de La Haye était d’empêcher des groupes terroristes de fabriquer l’arme atomique, une “bombe sale”. Les participants ont été appelés à réduire leurs stocks d’uranium fortement enrichi, pour éviter les détournements criminels. Mais ces deux jours de sommet ont été assombris par la crise en Ukraine. Barack Obama a déclaré que “la Russie était une puissance régionale qui menaçait ses voisins, un signe de “faiblesse”“. Selon le Premier ministre néerlandais, qui accueillait ce sommet, il y a dans le monde presque 2.000 tonnes de matériel en circulation, prêt à être utilisé comme une arme. “Nous avons encore beaucoup de travail à faire pour atteindre les objectifs ambitieux fixés il y a quatre ans, a rajouté Barack Obama, pour entièrement sécuriser tous les matériaux nucléaires et radiologiques, civils et militaires, afin qu’il n’y ait plus de risque pour nos citoyens. C’est essentiel pour la sécurité du monde entier et compte tenu des conséquences catastrophiques de même une seule attaque, nous ne pouvons pas être complaisants.” L’autre annonce importante du sommet a été l’engagement du Japon à renvoyer aux Etats-Unis près de 500 kilos de plutonium et d’uranium hautement enrichi qui lui avaient été fournis pendant la Guerre froide. James Franey, notre envoyé spécial à La Haye, explique que cet accord est considéré ici comme une étape importante pour la sécurité nucléaire. Mais il y a deux problèmes : tout d’abord, il n’est pas contraignant, il s’appuie sur la bonne volonté des pays concernés. L’autre question, c’est cela signifie-t-il quelquechose, étant donné que la Russie, le pays avec le plus grand stock d’armes nucléaires au monde, a refusé de signer.

      1:47

    LA PROTECTION DES DONNÉES

    Les écoutes massives de la NSA, y compris de dirigeants européens, restent évidemment « le » sujet qui fâche. MM. Barroso et Van Rompuy n’ajouteront toutefois rien à la polémique : il n’est même pas certain que la mention de la NSA figure dans les conclusions. Les Européens évoqueront, en espérant « une meilleure compréhension » de leur interlocuteur, le nécessaire respect d’un cadre juridique ou « les limites légales et légitimes » d’une pratique jugé trop invasive. Ils espèrent obtenir quelques promesses et mesures concrètes pour garantir, à minima, les droits de leurs citoyens et de leurs opérateurs. Ils voudraient aussirelancer – et conclure cet été en principe – la négociation d’un accord global sur la protection des données, évoqué depuis 2013. Son but serait de faciliter lestransferts, dans le cadre de la lutte anti-criminalité, en assurant un « haut de degré de protection » pour les citoyens européens, ainsi que la capacité, pour ceux-ci, d’obtenir le cas échéant, aux Etats-Unis, la rectification de données erronées.

    L’ACCORD DE LIBRE-ÉCHANGE

    Lancées l’an dernier, les négociations s’annonçaient difficiles, et elles le sont. Le Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement (TTIP) porte sur une grande variété de sujets sensibles. Sans s’appesantir, Barack Obama et les dirigeants européens devraient tenter de donner un peu d’élan à des tractations parties pour durer plusieurs années, au risque de l’enlisement. Américains et Européens espèrent réduire encore les droits de douane entre les deux régions, mais la création de cette zone de libre-échange suscite des inquiétudes sur les deux rives de l’Atlantique, en particulier dans le secteur agricole. Surtout, l’accord cherche à assurer la convergence des réglementations existantes. Mais les détracteurs de l’accord craignent un nivellement par le bas des normes en vigueur en Europe, par exemple en matière de culture des OGM. Les Etats-Unis réclament aussi un mécanisme d’arbitrage des conflits en matière d’investissement, dont se méfient les Européens. Ces derniers espèrent au contraire, sans grand espoir, l’ouverture des marchés publics américains. Au fond, l’objectif du TTIP reste de réaffirmer le leadership occidental face à la montée en puissance des pays émergents, dont la Chine. Mais les révélations sur les pratiques de la NSA ont plombé la confiance entre les deux parties.

    L’ÉNERGIE

    La crise ukrainienne a sorti les Européens de leur torpeur, aussi parce qu’elle a mis cruellement en évidence leur grande dépendance à l’égard des ressources énergétiques russes. Le géant Gazprom tire la moitié de ses bénéfices de sesexportations vers l’UE, dont la consommation de gaz dépend à hauteur de 25% à 30% des livraisons russes. Une proportion qui atteint 100% pour les pays baltes, par exemple. Du coup, certains pays européens projettent d’acheter du gaz américain, sans attendre la conclusion du futur accord de libre échange. Grâce à leur recours au gaz de schiste, les Etats-Unis sont certes devenus presque auto-suffisants, et pourraient en partie se substituer à la Russie. Un débat agite toutefois les milieux politiques et industriels outre-Atlantique : faut-il conservercette source d’énergie peu onéreuse ou réaliser des bénéfices en l’exportant vers l’Europe ? En tout état de cause, les Européens devraient procéder à des investissements très lourds – il faudra construire des terminaux capables derecevoir ce gaz – et les projets ne se pourraient être réalisés avant deux ou trois ans au minimum.

    Les discussions sur l’énergie incluront aussi un volet « climat ». Ce qui pourraitêtre l’occasion pour les Européens de vérifier le degré d’engagement de l’administration Obama qui, selon le secrétaire d’Etat John Kerry, a de « grandes ambitions » pour les futures négociations internationales sur le sujet, en 2015 àParis. 

    LE PROBLÈME DES VISAS 

    Les citoyens polonais, roumains, bulgares, croates et chypriotes désireux de serendre aux Etats-Unis doivent toujours, contrairement aux autres Européens,obtenir un visa. Pour obtenir la fin de ce régime, la Commission menaçait, en février, d’introduire une obligation de visa pour les diplomates américains. A ce stade, les pays concernés espèrent encore régler la question de manière bilatérale, option privilégiée par Washington qui espère leur imposer, en échange, des accords sur l’échange de renseignements dans le but de lutte contre le terrorisme ou la criminalité... Manifestement, Bruxelles ne haussera pas trop le ton face au président Obama, mais celui-ci « ne quittera pas Bruxelles sans êtreconscient de l’importance de ce sujet », assure un responsable du Conseil.

    DES THÈMES OUBLIÉS

    Les responsables européens ne parleront plus au président Obama de leurs revendications quant à la fermeture définitive du centre de détention de Guantanamo. « Nos soucis sont désormais ailleurs, plus proches », indique un officiel du Conseil, faisant allusion à l’Ukraine. Lorsqu’il s’est agi d’envisager la fermeture de la base, les Vingt-Huit n’ont, il est vrai, pas été capables de répondreà la demande américaine, visant à ce qu’ils accueillent sur leur territoire des dizaines de détenus qui auraient été libérés.

    Pas un mot non plus sur la Syrie après les débats entre certaines capitales européennes (Paris en tête) et Washington sur une éventuelle intervention militaire. Inutile, par ailleurs, de remettre en évidence l’impasse diplomatique actuelle…

     

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  • Tournée Obama aux Pays-Bas:

    la Russie, le nucléaire et le G7

    MONDE | Mis à jour le lundi 24 mars 2014 à 20h06

    <article class="main clearfix printable order-20"> <aside class="features">

    Barack Obama a rencontré le Premier ministre néerlandais Mark Rutte à Amsterdam. - Freek van den Bergh - BELGAIMAGE

    Mots clés

    </aside> <header>Le président américain Barack Obama a promis lundi aux Pays-Bas une action unie de l'occident contre Moscou en représailles au rattachement de la Crimée, avant un sommet, ce soir, qui pourrait exclure la Russie du club fermé des nations les plus riches. Le président américain rencontrera par ailleurs les dirigeants du G7 pour évoquer la sécurité nucléaire. Ensuite, il partira pour la Belgique.</header>

    De son côté, Moscou a quasi achevé lundi matin sa conquête de toutes les bases ukrainiennes en Crimée, amenant Kiev à décider de retirer ses troupes vers l'Ukraine continentale.

    Obama "Nous sommes unis pour faire payer un coût à la Russie"

    "L'Europe et les Etats-Unis sont unis pour soutenir le gouvernement ukrainien et les Ukrainiens, nous sommes unis pour faire payer un coût à la Russie pour les actions qu'elle a entreprises jusqu'ici", a affirmé M. Obama à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte à Amsterdam. Barack Obama est ensuite parti vers La Haye, où les dirigeants du G7 se réunissent lundi soir pour participer à un sommet prévu de longue date sur la sécurité nucléaire (NSS) et réunissant 53 pays au total, mais l'intervention de la Russie en Crimée et le rattachement de ce territoire arraché par Moscou à l'Ukraine a bouleversé les priorités du président.

    Moscou sans doute exclu du G8

    Les dirigeants du G7, réunis à la demande de Barack Obama, ont entamé lundi en fin d'après-midi une réunion consacrée à la crise ukrainienne après le rattachement de la Crimée par la Russie.

    L'exclusion de Moscou du club fermé des pays les plus riches, le G8, devrait être évoquée lors de cette réunion, alors que la Russie achevait lundi de prendre le contrôle militaire de la péninsule de Crimée, Kiev ayant décidé d'en retirer ses troupes.

    Les sept dirigeants de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni, se sont retrouvés à 18H30 au Catshuis, la résidence du Premier ministre néerlandais, élégante bâtisse blanche construite dans un petit bois, au coeur de La Haye.

    Ils ont pris place dans une petite salle autour d'une table ronde, en compagnie des représentants de l'Union européenne Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso.

    Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a estimé lundi qu'une éviction de la Russie du G8 des grandes puissances après le rattachement de la Crimée ne serait "pas une grande tragédie".

    "Si nos partenaires occidentaux pensent que ce format est dépassé, qu'il en soit ainsi", a déclaré le chef de la diplomatie russe lors d'une conférence de presse. "Nous ne nous accrochons pas à ce format et pour nous ce n'est pas une grande tragédie si (le G8) ne se réunit pas", a-t-il ajouté.

    La Russie avait été admise en 1998 dans ce qui était alors devenu le G8.

    Une tournée de 6 jours

    Ensuite, demain mardi, Barack Obama poursuivra sa tournée de six jours en commençant par la Belgique où il restera toute la journée de mercredi. Le Président américain se rendra ensuite en Italie et en Arabie saoudite. Il a assuré que "nos alliés de l'Otan sont nos partenaires les plus proches sur la scène internationale. L'Europe est la pierre d'angle des relations entre les Etats-Unis et le monde".

    RTBF avec agences

    </article>

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  • Ukraine: Obama menace la Russie de mesures économiques et diplomatiques

    Créé le 03/03/2014 à 22h30 -- Mis à jour le 03/03/2014 à 22h40
    Le président américain Barack Obama à la Maison Blanche, le 3 mars 2014
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    Le président américain Barack Obama à la Maison Blanche, le 3 mars 2014 Saul Loeb AFP

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    Washington - Le président des Etats-Unis Barack Obama a brandi lundi la menace de mesures économiques et diplomatiques visant à «isoler» la Russie après son intervention en Crimée, affirmant que Moscou était «du mauvais côté de l'Histoire» dans la crise ukrainienne.

    Il existe un consensus pour dire que la Russie a violé le droit international en Ukraine, a assuré M. Obama aux journalistes, au début d'une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans le Bureau ovale de la Maison Blanche.

    «Je pense que le monde est largement uni pour reconnaître que les mesures prises par la Russie représentent une violation de la souveraineté ukrainienne (...) et une violation du droit international», a insisté le président.

    «Le message que nous faisons passer aux Russes est que s'ils continuent sur leur trajectoire actuelle, nous examinerons un ensemble de mesures économiques et diplomatiques qui isoleront la Russie», a-t-il prévenu. «Elles auront un impact négatif sur l'économie (de la Russie) et son statut à travers le monde», a-t-il poursuivi.

    «Ce que je souhaite est que le peuple ukrainien puisse décider lui-même de son destin», a souligné M. Obama. «La Russie a des liens historiques forts avec l'Ukraine. Il y a des liens commerciaux forts entre ces deux pays. Tout cela doit être reconnu, mais ce qui n'est pas acceptable est que la Russie déploie ses soldats sur le terrain en toute impunité et viole des principes fondamentaux reconnus à travers le monde», a-t-il ajouté.

    Quelques heures plus tôt, le département d'Etat avait précisé que Etats-Unis réfléchissaient à «un large éventail de sanctions» à imposer à la Russie pour ses agissements en Ukraine.

    «C'est un dossier sur lequel nous sommes vraiment prêts à avancer», a affirmé la porte-parole du département d'Etat Jennifer Psaki, évoquant la possibilité de mesures punitives contre des personnes morales et physiques russes.

    L'Ukraine a accusé lundi la Russie de lui avoir lancé un ultimatum en Crimée, contrôlée de facto par des commandos armés. Cette information a été aussitôt démentie par Moscou qui a parlé d'un «délire total».

    En annonçant une augmentation de l'aide économique américaine à la Moldavie, engagée dans un rapprochement avec l'Union européenne, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a de son côté dénoncé les pressions de Moscou sur cette ex-république soviétique.

    «J'ai le regret de dire que la Russie (...) fait pression sur la Moldavie. Il y a des problèmes en ce qui concerne ses sources d'énergie et sa capacité à faire du commerce», a-t-il dénoncé, ajoutant que Washington était «fermement engagé dans la direction que la Moldavie s'est choisie».

    Contrairement à l'ex-régime ukrainien de Viktor Ianoukovitch, la Moldavie a signé fin 2013 un accord d'association avec l'Union européenne, tout comme la Géorgie, qui tente elle aussi de s'extraire du giron de Moscou.

    Evoquant les «développements très négatifs» chez le voisin ukrainien, le Premier ministre moldave a dit souhaiter avoir une coopération et un dialogue «très actifs» avec Washington dans le domaine de la sécurité.

    © 2014 AFP

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  • <header>

    Obama a reçu le dalaï lama,

    ignorant la fureur de la Chine

    <time>Publié le 21-02-2014 à 06h31Mis à jour à 21h55</time>
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    <figure> Pékin a exhorté vendredi le président américain Barack Obama à annuler sa rencontre prévue avec le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains et bête noire du régime communiste chinois.
(c) Afp Pékin a exhorté vendredi le président américain Barack Obama à annuler sa rencontre prévue avec le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains et bête noire du régime communiste chinois. (c) Afp </figure>

    <aside class="top-outils"></aside> <aside class="inside-art"><section class="social-buttons js-share-tools">

     

    </section></aside>

    Washington (AFP) - Le président américain Barack Obama a reçu vendredi le dalaï lama, ignorant les mises en garde de la Chine qui avait réclamé haut et fort l'annulation de cette rencontre à la Maison Blanche.

    La Maison Blanche a confirmé en milieu de matinée que M. Obama avait rencontré le dalaï lama "en tant que leader religieux et culturel respecté internationalement", sous-entendant qu'il n'était pas convié en qualité de dirigeant politique.

    Dans le but apparent d'atténuer la colère de Pékin, la présidence avait organisé la réception du dalaï lama dans la salle des cartes de la Maison Blanche et non le prestigieux Bureau ovale, réservé aux chefs d'Etat et de gouvernement étrangers. L'exécutif américain en avait en outre refusé l'accès à la presse.

    Le Premier ministre tibétain en exil, Lobsang Sangay, a affirmé à l'AFP que cet entretien, où la question des droits de l'Homme a selon lui été abordée, envoyait un "message fort" aux Tibétains.

    "Cela envoie un message très fort aux Tibétains à l'intérieur du pays parce que cela leur donne l'espoir que leurs voix sont entendues, même par la personne la plus puissante du monde", a-t-il remarqué.

    M. Obama avait reçu le chef spirituel tibétain en exil pour la dernière fois à Washington en 2011, provoquant déjà l'ire de la Chine.

    Pékin avait fermement réagi dès avant la réunion. "La Chine est fermement opposée" à la réception à la Maison Blanche du dalaï lama, a indiqué le ministère chinois des Affaires étrangères. "Nous exhortons les Etats-Unis à prendre en compte de façon sérieuse l'inquiétude de la Chine et à immédiatement annuler la rencontre prévue".

    L'entretien serait une "grossière ingérence dans les affaires intérieures de la Chine", qui "aura des conséquences négatives graves sur les relations sino-américaines", avait ajouté le ministère, en précisant avoir transmis aux autorités américaines des "protestations solennelles".

    Lors d'un point de presse régulier, Hua Chunying, porte-parole de la diplomatie chinoise, a qualifié vendredi le dalaï lama d'"exilé politique engagé depuis longtemps dans des activités séparatistes antichinoises sous couvert de religion".

    - "Séparatiste" pour Pékin -

    "Nous enjoignons les Etats-Unis à ne pas offrir chez eux de plateforme à ses activités séparatistes", a-t-elle insisté, estimant que cette entrevue "violait gravement les règles régissant les relations internationales".

    Cette irritation chinoise -- systématiquement exprimée à chaque fois qu'un dirigeant étranger reçoit le leader spirituel tibétain -- intervient dans un contexte de récents sujets de contentieux entre les deux premières puissances mondiales.

    Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a demandé la semaine dernière à la Chine davantage de "transparence" après les tensions causées par l'instauration unilatérale par Pékin d'une "zone d'identification de la défense aérienne" (ADIZ) en mer de Chine orientale.

    M. Kerry a également agacé la Chine en réaffirmant que les Etats-Unis se tenaient prêts à défendre leur allié japonais en cas de conflit avec la Chine, à l'heure où Pékin et Tokyo s'opposent sur un différend territorial en mer de Chine orientale.

    Enfin Pékin et Washington ont eu récemment de vifs échanges sur la liberté de la presse, le régime communiste étant accusé de représailles visant des médias occidentaux qui ont publié des enquêtes sur les immenses fortunes de proches des dirigeants chinois.

    La porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC), Caitlin Hayden, a souligné que si les Etats-Unis soutenaient "fermement les droits de l'homme et la liberté religieuse en Chine", ils reconnaissaient le Tibet comme faisant "partie de la République populaire de Chine".

    "Nous sommes préoccupés par les tensions et la détérioration de la situation des droits de l'homme dans la région du Tibet", a-t-elle ajouté.

    Le dalaï lama ne s'oppose pas à ce que le Tibet reste dans le giron chinois, contrairement à ce dont l'accuse Pékin, mais il appelle à davantage d'autonomie pour le Tibet.

    De nombreux Tibétains dénoncent la domination grandissante des Han, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture, estimant par ailleurs que le développement économique de leur région profite surtout aux Han.


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