• Valls : « L?égalité reste le combat de ce gouvernement »

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    Valls : « L’égalité reste le combat

    de ce gouvernement »

    Pierre-Alain Furbury / Journaliste | <time datetime="2014-12-10T21:40:16+01:00">Le 10/12 à 21:40, mis à jo</time>ur lien
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      Manuel Valls dissertait ce mercredi soir sur « l’égalité », à Paris, devant la fondation Jean Jaurès - AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA

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    Le Premier ministre a défendu ce mercredi soir le concept de « pré-distribution » en complément de la redistribution. Et a plaidé pour la création d’un « compte social universel » afin de sécuriser les parcours professionnels.

    Une fondation proche du PS. Et une thématique chère à la gauche. Quelques heures à peine après la présentation en grandes pompes de la loi Macron , Manuel Valls dissertait ce mercredi soir sur « l’égalité », à Paris, devant la fondation Jean Jaurès. L’occasion, pour le Premier ministre, de tenter de démontrer que cette valeur constitutive de l’identité de la gauche est au cœur de sa politique et même, selon un de ses proches, « du logiciel vallsien ». Mais aussi de corriger son image, de calmer un peu le jeu alors que son interview à « L’Obs », à la fin octobre, avait été très mal vécue au sein du PS.

    Tout au long de sa longue intervention, qualifiée d’« importante » par son entourage, Manuel Valls a célébré « cette passion de l’égalité qui a permis les grandes conquêtes sociales » et reste « un combat moderne ». « Il n’y a pas de fatalité », a-t-il insisté, faisant de l’égalité « un principe moral » et « un objectif social », et se posant en héritier de cette gauche qui « combat les injustices et ne se résigne pas ».

     
     

    « L’égalité reste le combat de ce gouvernement », a-t-il plaidé, citant, pêle-mêle, le départ à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt, la modulation des allocations familiales, la prise en compte de la pénibilité, le mariage pour tous ou l’égalité hommes-femmes. Les classes populaires, pourtant, se sont encore un peu plus détournées du PS depuis 2012. « Nous ne pourrons jamais accepter que les exclus se sentent défendus par les populismes », a fustigé Manuel Valls.

    « Fil continu »

    Un grand écart ? Le Premier ministre s’en est défendu, jurant qu’il y a « un fil continu » entre son interview à « L’Obs » et son allocution de ce soir, entre sa défense de la loi Macron et celle des inégalités. Mercredi soir, il a appelé la gauche à « sortir du logiciel des Trente Glorieuses » pour « repenser notre modèle ».

    « Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’être de gauche consiste simplement à rechercher dans les archives du passé, dans les archives de l’histoire ; les réponses écrites et toutes trouvées aux défis d’aujourd’hui et de demain », a-t-il expliqué, se posant en héraut d’une gauche moderne, « lucide », qui « comprend les entreprises » et « encourage les gagnants », tout en ayant le souci des perdants ». Une gauche qui ne se contente pas de redistribuer, de corriger les inégalités, « toujours trop tard et souvent à la marge », mais se bat pour retrouver « un cercle vertueux de la croissance » et rendre la dépense publique « efficace ».

    Pique aux frondeurs

    Dans une pique aux frondeurs, le locataire de Matignon a dit voir « un manque d’ambition et même une impasse stratégique à ne penser l’égalité qu’à travers la redistribution fiscale ». Il a lui défendu, en complément de la redistribution, le concept de « pré-distribution ». Autrement dit : « prévenir plutôt que guérir ». « C’est ce que nous faisons », a-t-il assuré, évoquant le plan contre la tabagisme, l’accès aux soins ou au logement, l’éducation ou la formation professionnelle.

    Il a également plaidé pour un « compte social universel » afin de sécuriser les parcours professionnels. Un « formidable outil pour une égalité réelle, a-t-il dit. Il rassemblerait, « pour chaque individu, l’ensemble des droits portables destinés à sécuriser son parcours professionnels ».

    Au fond, Manuel Valls se veut clairement celui qui peut permettre à la gauche de « réhabiliter la parole politique » et de « se réinventer ». Reste à savoir s’il parviendra à en convaincre ses propres troupes. « Le bougisme, ça fonctionne s’il y a des résultats », ironise un cadre du PS, qui rêve que François Hollande change de Premier ministre après les prochaines élections départementales.


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