• Valls opposé aux quotas migratoires dans l'Union européenne

    Valls opposé aux quotas migratoires

    dans l'Union européenne

    Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2015-05-16T17:28:33+02:00" itemprop="datePublished">16.05.2015 à 17h28</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-05-16T19:22:18+02:00" itemprop="dateModified">16.05.2015 à 19h22  lien </time>

     

    <figure class="illustration_haut " style="width: 534px"> Des migrants attendant de débarquer d'un navrie du Migrant offshore aid station à Messine </figure>

    Après Bernard Cazeneuve, vendredi, Manuel Valls est à son tour monté au créneau, samedi 16 mai, contre la proposition de la Commission européenne d'instaurer des quotas migratoires à l'échelle communautaire. « Ceci n'a jamais correspondu aux propositions françaises », a insisté le premier ministre à la gare de Menton (Alpes-Maritimes), à l'occasion d'une visite près de la frontière franco-italienne, où plusieurs centaines de migrants ont été arrêtés ces derniers jours. 

    Pour assurer une distribution équitable des réfugiés en Europe, le plan d'action de la Commission, présenté mercredi, prévoit d'instaurer des quotas d'accueil obligatoires par pays en cas d'afflux massif de migrants, comme c'est le cas actuellement. Selon les critères fixés (qui prennent en compte le produit intérieur brut, la population, mais aussi du niveau de chômage des pays), la France en accueillerait par exemple 14,17 %, et l'Allemagne 18,42 %.

    Lire : Quotas migratoires : l'Europe évoque enfin le principe de solidarité

    « Tenir compte des efforts déjà consentis »

    L'opposition du gouvernement français tient, selon M. Valls, à ce que « la France a déjà fait beaucoup : ainsi 5 000 réfugiés syriens et 4 500 irakiens ont déjà été accueillis en France depuis 2012 ». Selon lui, une répartition « équitable » entre les pays implique de « tenir compte des efforts déjà consentis par chacun ».

    « Aujourd'hui, la France, l'Italie, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Suède accueillent 75 % des réfugiés, des demandeurs d'asile en Europe. »

     « En revanche, l'Europe doit avoir une politique de l'asile et la France a entrepris de réformer la sienne pour la rendre plus efficace », a rappelé le premier ministre.

    Lire l'éditorial du Monde : Quotas migratoires : un pas dans la bonne direction


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