• VIDEO. Pour faire face, Hollande se replie sur ses derniers fidèles

     

    VIDEO. Pour faire face, Hollande se replie sur ses derniers fidèles

     

    Éric Hacquemand | Publié le 07.09.2014, 06h35  lien 

     
    Le président Francois Hollande et le Premier ministre Manuel Valls le 27 août 2014 à l'Elysée.

    Le président Francois Hollande et le Premier ministre Manuel Valls le 27 août 2014 à l'Elysée. |AFP/Bertrand Guay

     

    « Dans ces épreuves nationales et internationales, dans ces épreuves personnelles, j'ai le devoir, au nom de la République, de faire preuve de solidité personnelle. » Silence grave, hier, à l'Elysée lorsque François Hollande prononce ces quelques mots lors d'un buffet pour les membres de son cabinet. Quelques heures auparavant, le chef de l'Etat a réuni Manuel Valls, Michel Sapin (Finances), Emmanuel Macron (Economie) et Christian Eckert (Budget) sur la prochaine loi de finances.<btn_noimpr></btn_noimpr>

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    Comme si de rien n'était. Au terme, selonJulien Dray, de « la semaine la plus noire du quinquennat » qui a vu des millions de Français entrer dans la chambre à coucher duprésident avec le livre de Valérie Trierweiler, c'est la première défense de François Hollande : avancer comme si rien ne s'était passé...

    La projection privée ce soir du nouveau film d'Yves Jeuland, « les Gens du Monde », n'a donc pas été annulée. Le croisant hier dans les couloirs du palais, le conseiller et ami Bernard Poignant l'a fait sourire avec un proverbe africain sur l'ex-secrétaire d'Etat Thomas Thévenoud, viré pour indélicatesse fiscale : « On ne grimpe pas aux cocotiers quand on a troué son pantalon ! »

    Notre question du jour : François Hollande peut-il tenir jusqu'à la fin de son mandat ? 

    Voilà pour les apparences d'un homme qui, en trente ans de hauts et de bas dans la vie politique, a bétonné sa carapace. « Dans les crises, le premier réflexe de Hollande, c'est la maîtrise de soi », reconnaît un intime. La fonction présidentielle l'exige. Mais c'est aussi une question de personnalité. « Quelles que soient les circonstances, Hollande a une très grande confiance en lui et en ses capacités : il est persuadé d'être le meilleur », glisse un intime. « C'est quelqu'un qui a toujours su se relever », note l'avocat et ami Jean-Pierre Mignard. Autrement dit : « Hollande, c'est comme un punching-ball, tu tapes dedans, il revient toujours droit », sourit un conseiller. Certes, son entourage l'a déjà vu « marquer le coup ». « Mais chez lui, l'émotion extériorisée, ça ne fait pas partie de son logiciel », glisse un proche.

    VIDEO. Un proche d'Hollande : «C'est quelqu'un qui a toujours su se relever»


    La charge de Valérie Trierweiler est pourtant rude. Le livre, il ne l'a pas lu. Mardi soir, lorsqu'il reçoit les ténors de la majorité pour dîner à l'Elysée, le brûlot de l'ex-première dame n'est pas évoqué. C'est dans la nuit que Hollande découvre les bonnes feuilles de « Paris Match ». « Ça a été une douleur personnelle, mais qu'il a gardée pour lui », confie son entourage. La gifle le place dans la pire des contradictions, que résume Julien Dray : « Hollande est d'une extrême pudeur et le voilà confronté à un voyeurisme monstrueux. » Un piège dont Hollande calcule évidemment les risques politiques. « Son obsession, c'est de ne pas finir comme le père Queuille, dans la peau d'un président qui, finalement, n'aura servi à rien », assure un de ses visiteurs.

    C'est donc sur le terrain politique que Hollande a tenu à faire une mise au point lors de sa conférence de presse à l'Otan. « Je n'accepterai jamais que puisse être mis en cause ce qui est l'engagement de toute ma vie », a-t-il lancé, alors que Trierweiler l'accuse de moquer les plus fragiles. Ses amis sont restés scotchés : « Pour une fois, il a fendu la carapace », admet l'un d'eux. Et s'est replié sur son dernier carré de fidèles. Particulièrement Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de l'Elysée et ami de jeunesse. « En général, c'est dix textos par jour ; là, c'était en continu », confie l'entourage présidentiel. C'est d'ailleurs chez lui que le chef de l'Etat a dîné vendredi avec quelques amis. Histoire de décompresser un peu. « L'exercice de ma fonction mange une grande partie de ma vie personnelle », confie-t-il à la journaliste Cécile Amar*. Mais, aujourd'hui, c'est bien l'inverse qui se produit.

    « Jusqu'ici tout va mal », Grasset, janvier 2014.

     

     

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    Le Parisien


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