• Viols en Centrafrique : le ministre de la Défense appelle les soldats à parler

    Viols en Centrafrique : le ministre de la Défense appelle les soldats à parler

    <figure class="fig-photo"> Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, le 20 avril 2015 au Liban. <figcaption class="fig-media-legende" itemprop="description">

     

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    «Si quelqu'un a sali le drapeau, parce que c'est de cela qu'il s'agit, il faut qu'il le dise dès à présent», estime Jean-Yves Le Drian qui réagit aux accusations de viols commis en Centrafrique par des soldats français.

     
     

    Jean-Yves Le Drian prend très au sérieux les accusations de viols sur des enfants commis par des soldats français en Centrafrique. «Si d'aventure l'un d'entre eux a commis de tels actes, qu'il se dénonce immédiatement», affirme le ministre de la Défense dans les colonnes du JDD. «Si les faits sont avérés, je ne mesurerai pas ma colère, parce lorsque le soldat français est en mission, il est la France.»

    Il assure avoir ressenti, lorsqu'il a été informé de l'affaire le 27 juillet 2014, «du dégoût, une forme de trahison par rapport à la mission confiée à l'opération Sangaris, et aussi un intense besoin de vérité». Jean-Yves Le Drian déclare avoir «immédiatement transmis le rapport à la justice. C'était notre volonté pour que toute la vérité soit faite le plus vite possible», a ajouté le ministre qui insiste: «Si quelqu'un a sali le drapeau, parce que c'est de cela qu'il s'agit, il faut qu'il le dise dès à présent, car cela revient à trahir ses camarades, l'image de la France et la mission des armées.»

    «Les faits allégués sont très graves»

    Interrogé sur le silence du quai d'Orsay après avoir pris connaissance du rapport de l'ONU sur le sujet, le ministre de la Défense assure avoir agi en toute transparence. «Les faits allégués étaient très graves. Mon souci unique était la transparence et la vérité. L'enquête devait quitter l'institution militaire et revenir à la justice. Je respecte les règles de la procédure de manière méticuleuse», a poursuivi Jean-Yves Le Drian.

    «Je crois que c'est une enquête complexe. Depuis les faits allégués, la plupart des soldats ont quitté ce théâtre d'opération mais cela ne doit pas empêcher la justice de faire son travail avec célérité», a-t-il conclu.

    Selon une source judiciaire française, 14 soldats français sont mis en cause dans cette affaire potentiellement désastreuse pour l'image de la France et de son armée en Afrique, dont certains, «très peu» selon cette source, ont été identifiés par l'enquête, toujours en cours...


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