• Vivement critiqué, François Hollande temporise sur la livraison des Mistral

    Vivement critiqué, François Hollande temporise sur la livraison des Mistral

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    <figure class="article-picture thumbnail ta-c bg-light-grey" data-exclu="" data-surtitre="Défense"> La rencontre entre François Hollande et Vladimir Poutine samedi à Brisbane, lors du sommet du G20. Une source russe "haut placée", citée par l'agence russe Ria Novosti, avait déclaré vendredi que la France avait jusqu'à fin novembre pour livrer un premier navire de guerre Mistral à la Russie, sauf à s'exposer à de "sérieuses" demandes de compensation. <figcaption class="legend ta-l"> La rencontre entre François Hollande et Vladimir Poutine samedi à Brisbane, lors du sommet du G20. Une source russe "haut placée", citée par l'agence russe Ria Novosti, avait déclaré vendredi que la France avait jusqu'à fin novembre pour livrer un premier navire de guerre Mistral à la Russie, sauf à s'exposer à de "sérieuses" demandes de compensation. (Crédits : Reuters) </figcaption> </figure> <section class="signature"> latribune.fr (avec AFP)  |  <time datetime="2014-11-16CET17:32:00+0100" itemprop="datePublished"> 16/11/2014, 17:32 </time>  -  626  mots </section> <section class="chapeau"> Critiqué en France, le chef de l’État, qui a lié la livraison à la Russie des deux navires de guerre Mistral, pour un montant évalué à 1,2 milliard d'euros, à un cessez-le-feu en Ukraine, affirme qu'il ne veut pas se décider sous la pression. Officiellement, le dossier n'a pas été évoqué avec Vladimir Poutine lors du sommet du G20 ce week-end. </section> <section class="contenu-article" itemprop="articleBody"> <aside class="img-links-wrapper">

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    Le président français, François Hollande, a assuré dimanche qu'il voulait se décider hors de "toute pression" sur la livraison à la Russie des navires de guerre Mistral, suspendue au règlement de la crise en Ukraine, alors que Nicolas Sarkozy mais aussi Pierre Laurent l'ont jugé impérative.

    Le président, qui n'a, officiellement, évoqué à aucun moment samedi cette question brûlante lors d'une rencontre bilatérale avec son homologue russe, Vladimir Poutine, en marge du G20 de Brisbane, a dit qu'il prendrait sa décision "en dehors de toute pression, d'où qu'elle vienne et en fonction de deux critères, les intérêts de la France et l'appréciation qu('il a) de la situation".

    "Il n'est pas question aujourd'hui de compensations"

    Le chef de l'Etat a aussi écarté tout pression "du temps", assurant que la France était "pour l'instant dans les règles" fixées par le contrat et qu'il ne se posait "donc pas la question aujourd'hui de compensations" à verser à Moscou si ces navires de guerre polyvalents n'étaient finalement pas livrés.

     
     

    Une source russe "haut placée", citée par l'agence russe Ria Novosti, avait déclaré vendredi que la France avait jusqu'à fin novembre pour livrer un premier navire de guerre Mistral à la Russie, sauf à s'exposer à de "sérieuses" demandes de compensation.

    Le premier BPC devait être livré début novembre, tandis que la construction du second bâtiment, le Sebastopol, se poursuit dans les chantiers navals STX de Saint-Nazaire.

    "Honorer sa parole"

    Vivement interpellé par son prédécesseur, l'UMP Nicolas Sarkozy, qui a jugé samedi que la France devait "honorer sa parole" et livrer les Mistral à la Russie et a raillé son attitude "piteuse", François Hollande s'est refusé dimanche à "polémiquer" avec "un candidat dans des élections partisanes".

    Plus tard dimanche, le numéro un du Parti communiste français, Pierre Laurent, a estimé que la France "devra livrer les Mistral" à la Russie car "le contrat est signé, le bateau est prêt et ce bateau n'a aucune implication directe dans le conflit ukrainien".

    Deux jours plus tôt, Jean-Luc Mélenchon avait considéré que François Hollande "ridiculisait la France en empêchant la livraison" d'un premier navire fabriqué par les Chantiers navals de Saint-Nazaire et que "cette diplomatie floue et hypocrite n'est que le paravent de l'alignement odieux de notre pays sur la politique guerrière des États-Unis contre la Russie".

    Une vente d'un montant de 1,2 milliard d'euros

    Les deux Mistral, dont la vente à la Russie, évaluée à 1,2 milliard d'euros, a été conclue en juin 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, sont au centre d'un imbroglio diplomatico-militaire depuis que François Hollande a décidé début septembre de lier leur livraison à un règlement politique de la crise en Ukraine.

    François Hollande a répété à plusieurs reprises que le cessez-le-feu devait être "entièrement respecté" en Ukraine avant que Paris ne procède à la livraison du premier navire polyvalent, le Vladivostok, initialement prévue en octobre, avant que la situation ne se tende de nouveau dans l'est séparatiste.

    L'Ukraine au centre du G20

    L'Ukraine a donné lieu à Brisbane à un "échange approfondi" avec des "questions très claires" posées par le président français sur le cessez-le-feu ou la ligne de démarcation et des "réponses très précises" de son homologue russe qui ont "permis des clarifications" même si elles ne sont "pas toujours convaincantes", selon l'entourage du chef de l'État.

    En présence de la presse au début de l'entretien, Vladimir Poutine a appelé son homologue français à "minimiser les risques et les conséquences négatives" des tensions internationales sur les relations entre leurs deux pays.

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