• Washington, Paris et Londre prêts à des frappes militaires contre l'Etat islamique

    Washington, Paris et Londre prêts à des frappes militaires contre l'Etat islamique

    Publié le 03.09.2014, 22h43 | Mise à jour : 23h11   lien 

     
    Le président américain Barack Obama, le 3 septembre 2014 à Washington

    Le président américain Barack Obama, le 3 septembre 2014 à Washington | Mandel Ngan

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    Les Etats-Unis peuvent désormais compter sur l'aide de pays européens et à leur tête la Grande-Bretagne et la France et pour combattre la progression de l'Etat islamique en Irak, et, en Syrie oùils ont commis l'horreur avec la décapitation (filmée) de deux journalistes américains. <btn_noimpr> </btn_noimpr>Mercredi, leprésident américain Barack Obama a battu le rappel de ses alliés afin de lutter contre la menace de ces qui ont horrifié la communauté internationale par leur atrocités. Après la diffusion de la vidéo de la décapitation de Steven Sotloff mardi, Obama a ordonné l'envoi de 350 soldats supplémentaires à Bagdad pour protéger le personnel et les locaux diplomatiques.


    L'EI, qui avait déjà revendiqué le 19 août l'exécution du journaliste américain James Foley, a mis à exécution ses menaces de tuer Sotloff en réponse au maintien du soutien aérien américain aux forces irakiennes et kurdes qui ont infligé des revers, quoique limités, ces derniers jours aux jihadistes. L'exécution du journaliste enlevé en 2013 en Syrie et la menace de l'EI de tuer un troisième otage, identifié comme le Britannique David Cawthorne Haines, a amplifié l'indignation des Occidentaux.

    Paris, Londres, prêts à une action militaire

    Le président français François Hollande, qui a dénoncé un «acte barbare» à la suite des assassinats des deux journalistes, a lui souligné l'«importance d'une réponse politique, humanitaire et, si nécessaire, militaire dans le respect du droit international» à la menace de l'EI. La Grande-Bretagne, désormais en première ligne avec un otage britannique risquant d'être la prochaine victime, envisage désormais de s'associer aux frappes aériennes américaines contre l'EI, lancées le 8 août dans le nord de l'Irak.

    «Ces actes horribles ne font que (...) renforcer notre détermination à combattre ces terroristes», a déclaré Barack Obama, affirmant que les Etats-Unis ne se laisseraient pas «intimider» par l'Etat islamique, décrié aussi par les dignitaires musulmans. Le président américain consultera donc ce jeudi les alliés de l'Otan, qui tient un sommet au Pays de Galles, pour mettre en place une coalition internationale et adopter une stratégie face à l'EI.

    «Si nous sommes rejoints par la communauté internationale, nous pouvons continuer à réduire la sphère d'influence de l'EI, ses financements et ses capacités militaires», a déclaré le président américain. Il faut pour cela «être sûrs que nous ayons la bonne stratégie» mais aussi «la volonté internationale pour le faire», a-t-il insisté. «Avec une large coalition composée de partenaires internationaux, nous avons les moyens de vaincre l'Etat islamique», a précisé Matthew Olsen, le directeur du Centre national de l'antiterrorisme à Washington.

     Les Emirats arabes unis veulent aider

    La Grande-Bretagne examinera «toutes les options disponibles» pour protéger l'otage britannique, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Philip Hammond. «Si nous estimons que des frappes aériennes peuvent être bénéfiques (...) alors nous les envisagerons certainement, mais nous n'avons pas encore pris de décision à ce stade», a-t-il ajouté.

    L'Union européenne s'est également dite «engagée à soutenir les efforts internationaux pour combattre l'Etat islamique». Et les Emirats arabes unis se sont déclarés prêts à soutenir les efforts internationaux déployés pour contrer les jihadistes. Après le sommet de l'Otan, le secrétaire d'Etat John Kerry doit se rendre au Proche-Orient pour en discuter aussi avec les pays arabes, directement concernés.

    «Les Etats-Unis ne vont évidemment pas combattre seuls l'EI», dit Washington. «On n'est pas limité par la géographie. Il y a tout un éventail de pays avec lesquels le secrétaire d'Etat est en contact», a ajouté la porte-parole du département d'Etat , citant de récentes conversations téléphoniques avec «les homologues australien, émirati, jordanien, qatarien (...) et italien» du secrétaire d'Etat américain.
     

     

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