• Yanis Varoufakis accuse les créanciers de la Grèce de «terrorisme»

    Yanis Varoufakis accuse les créanciers

    de la Grèce de «terrorisme»

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      • Mis à jour <time datetime="2015-07-04T11:52:24+02:00" itemprop="dateModified">le 04/07/2015 à 11:52</time>
      • Publié <time datetime="2015-07-04T11:23:37+02:00" itemprop="datePublished"> le 04/07/2015 à 11:23</time>
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    <figure class="fig-photo"> Yanis Varoufakis reproche au FMI, la BCE et l'UE de vouloir «humilier les Grecs». <figcaption class="fig-media-legende" itemprop="description">

     

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    Le ministre grec des Finances reproche, dans un entretien au quotidien espagnol El Mundo, aux créanciers d'avoir forcé la Grèce à fermer les banques, qui rouvriront mardi, «quelque soit le résultat du référendum».


     

    «Ce qu'ils font avec la Grèce a un nom: terrorisme», accuse Yanis Varoufakis dans un entretien au quotidien espagnol El Mundo, samedi 4 juillet. Le ministre grec des Finances reproche également aux créanciers de la Grèce de vouloir «humilier les Grecs», qui se prononceront lors du référendum de dimanche sur leurs dernières propositions de réformes.

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    «Pourquoi est-ce qu'ils nous ont forcés à fermer les banques ? Pour insuffler la peur aux gens.»

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    «Pourquoi est-ce qu'ils nous ont forcés à fermer les banques? Pour insuffler la peur aux gens. Et quand il s'agit de répandre la peur, on appelle ce phénomène le terrorisme», développe le ministre en parlant de la politique menée par les créanciers d'Athènes, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et l'Union européenne. Il a d'ailleurs affirmé que, quelque soit le résultat du référendum, les banques grecques rouvriront mardi.

    Faute d'être parvenu à un accord avec les créanciers sur une prolongation d'un programme d'aide financière au-delà du 30 juin, le gouvernement de gauche radicale grec a annoncé la fermeture des banques et le contrôle des capitaux jusqu'au 6 juillet.

    Quel que soit le résultat du référendum de dimanche - le Premier ministre Alexis Tsipras appelle à voter non, le

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    «il y aura un accord avec les créanciers, j'en suis complètement et absolument convaincu.»

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    président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, oui - les banques du pays rouvriront et «il y aura un accord avec les créanciers, j'en suis complètement et absolument convaincu. L'Europe a besoin d'un accord, la Grèce a besoin d'un accord, de sorte que nous arriverons à un accord», assure Yanis Varoufakis. Si le oui l'emporte, le ministre affirme qu'Alexis Tsipras se rendra à Bruxelles et trouvera un accord. Même si cette réponse du peuple grec menacera la démocratie car elle signifiera que la peur l'a emporté, dit Yanis Varoufakis dans El Mundo.

    Le ministre des Finances, qui répète qu'en cas de victoire du oui répète qu'il démissionnera, accuse aussi ses opposants de vouloir faire de «la Grèce un exemple pour les autres» à l'heure où en Espagne le parti de gauche radicale Podemos, allié du grec Syriza, monte en puissance à l'approche d'élections législatives.

    «Je crois que dans toute l'Europe il y a besoin de partis comme Syriza et Podemos, des partis à la fois critiques à l'égard du système mais en même temps pro-européens et démocrates. Ceux qui nous détestent veulent nous faire passer pour anti-européens, mais non, ce n'est pas vrai, nous ne le sommes pas.»

    Ce dimanche, Le Figaro vous permettra de suivre toute l'actualité autour du référendum en Grèce. Dès 8h30, connectez-vous sur notre site et consultez notre Live. Photos, tweets, vidéos, analyses, réactions… nos journalistes recueilleront tout ce qu'il faut savoir pour suivre et comprendre cette journée cruciale pour la Grèce et pour l'Europe.


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