• Yémen : l'ONU veut la signature du plan de sortie de crise

    Yémen : l'ONU veut la signature du plan de sortie de crise

    LEMONDE.FR | 10.11.11 | 16h08

    Des milliers de Yéménites ont manifesté, jeudi, pour demander au président Saleh, de signer le plan élaboré par les monarchies du Golfe.

    Des milliers de Yéménites ont manifesté, jeudi, pour demander au président Saleh, de signer le plan élaboré par les monarchies du Golfe.REUTERS/LOUAFI LARBI

    La mission de l'émissaire des Nations unies au Yémen, Jamal Benomar, doit être "l'occasion de régler les questions encore en suspens" au sujet de l'application d'un plan de sortie de crise proposé par les monarchies du Golfe. Plan qui prévoit la démission du président contesté Ali Abdallah Saleh en échange d'une immunité pour lui-même et ses proches.

    Mais M. Saleh refuse de le signer, prétextant "des détails à régler". "Pour nous, il n'y a plus de questions en suspens dans le mécanisme d'application", a répliqué M. Noomane, le chef de l'opposition, invitant le président Saleh à signer le plan du Golfe "pour sortir de l'impasse" actuelle.

    UN HOMME DE CONSENSUS POUR UNE NOUVELLE CONSTITUTION

    Le mécanisme d'application prévoit un transfert du pouvoir par le président Saleh au vice-président Hadi, perçu comme consensuel, la formation d'un gouvernement de réconciliation et l'amorce d'une période de transition, puis une élection présidentielle.

    M. Hadi, un homme de consensus, "devrait être élu président pour une période intérimaire de deux ans", qui serait consacrée notamment à "l'élaboration d'une Constitution, la réorganisation et la restructuration des forces armées, l'amorce d'un dialogue national et le règlement de la question du Sud", a indiqué M. Noomane citant le mécanisme d'application.

    Sur le terrain, la violence a encore fait des victimes: une personne a été tuée jeudi à Taëz et plusieurs autres blessées à Sanaa dans la répression de manifestations de contestation du régime, selon des témoins et des sources médicales.

    Ce regain de violences a coïncidé avec l'arrivée à Sanaa de l'émissaire de l'ONU, qui intervient trois semaines après l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution demandant au président Saleh de signer le plan du Golfe et de mettre fin à la répression des manifestations.

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