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LEMONDE.FR avec AFP | 12.12.11 | 13h25 • Mis à jour le 12.12.11 | 16h56

Des militaires français de la Finul à l'entraînement, en juillet 2009.AFP/MAHMOUD ZAYYAT
Plus tôt dans la journée, la Syrie avait également démenti toute implication dans l'attaque. "La Syrie n'a aucun lien avec cette action, que nous dénonçons", a déclaré le porte-parole des affaires étrangères, Jihad Makdessi, dans un communiqué, en critiquant les propos "manquant de preuves" du chef de la diplomatie française, Alain Juppé. "Les déclarations de M. Juppé et d'autres sont faites dans le cadre des accusations françaises préméditées pour falsifier les réalités concernant la Syrie", a-t-il ajouté. "Le ministre français applique maintenant la théorie du complot dont il accusait les autres."
La Syrie est "sans doute" derrière l'attentat, a déclaré dimanche M. Juppé. "Nous avons de fortes raisons de penser que cet attentat vient de là", a-t-il ajouté, jugeant que la Syrie utilise le Hezbollah libanais pour ce genre d'attaque. "Je n'en ai pas la preuve", mais "c'est son bras armé, si je puis dire, et nous avons à nouveau appelé le gouvernement libanais à protéger la Finul", a précisé le ministre. L'attentat au moyen d'un engin explosif actionné au passage d'une patrouille a blessé à Tyr cinq casques bleus français et deux civils. La France compte treize cents soldats au sein de la Finul, qui en comporte douze mille cent au total. La Finul a été créée en 1978 afin de surveiller la frontière entre le Liban et Israël.
Dans
, édition du 3 décembre 2011
Reportage L'écho de la crise syrienne résonne dans la Bekaa libanaise