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Oui vous avez bien lu. Idiots. Assistés. Comme des enfants. Plus de parti pris, plus de subjectivité : dans la série « articles polémiques », je vous présente le petit dernier. Attention, il est teigneux.
1 : Des limitations anachroniques
C’est bien connu : iOS tient fermement la laisse quand il sort ses chiens. Le système d’exploitation mobile d’Apple est réputé comme étant le plus fermé. Entre les limitations de personnalisation, d’expérimentation et la simplicité extrême de l’ensemble, iOS représente le nec + ultra de l’OS d’assisté. Là où Android vit avec son temps, propose un OS libre et se fraie un chemin grâce à ses progrès et sa lutte acharnée vers la perfection, iOS s’impose par son statut d’ainé, se permettant par la même occasion d’enfermer ses utilisateurs dans un système carré et rétrograde. Il ne manque plus qu’une heure de sortie par jour et un co-détenu affectueux. Amis pommeux, pour vivre heureux, vivons entravés.
2. Une évolution caduque
Plus on est gros, plus on peut nier les critiques. C’est en tout cas le droit qu’Apple s’est arrogé puisque depuis la toute première mouture de son enfant-roi d’OS. Les améliorations sont celles choisies par Apple et pour Apple. Les critiques et les recommandations glissent sur la carapace de l’indifférence de Cupertino qui préfère garder un OS rigide pour éviter que ses ouailles ne perdent pas (trop) le cap.
3. De l’importance des sous-traitants
A l’heure où on ne parle plus en « satisfaction client » mais en chiffres trimestriels et en marge bénéficiaire, Apple ne pratique pas d’argot.
Que ce soit au niveau des comptes développeurs, des applications, des appareils ou des accessoires, Cupertino n’évolue pas dans la même sphère économique que ses concurrents. Comment le géant à la pomme continue-il à occuper le haut du pavé avec des tarifs aussi prohibitifs ? Grâce à son invincible armada de consommateurs crédules qui ferment les yeux sur leur concours à la plus grosse marge bénéficiaire du monde. Dans le cas de l’iPhone, le « prix de la qualité » va de pair avec une augmentation artificielle de presque 60% par rapport à ses coûts de production et de distribution. De par son aura luxueuse, Apple prouve qu’elle n’est pas manchote et ampute les consommateurs de leur conscience de la réalité.
4. Et Apple dit au consommateur : ” Jamais du chemin tu ne t’écarteras”
Widgets pré-configurés, menus figés, applications interdites, vous vous cachez derrière la qualité de finition de votre iPhone pour éviter le débat du système de la honte. Le viel adage disant que ” tous les chemins mènent à Rome” n’a jamais été aussi faux. Actualisez-vous, soyez “in” : l’autoroute nationale Apple est bondée et il vous est interdit de changer de file. Les utilisateurs ont beau critiquer le manque de personnalisation, les fautes de goûts (tout le monde n’est pas obligé d’aimer la tambouille qu’on lui propose), le côté statique de l’apparence iOS, Apple n’a pas l’air de vouloir faire un seul pas vers l’utilisateur. L’iPhone est à la personnalisation d’accessibilité ce que la Lada est au tuning : une blague triste.
5. Une main de fer dans un gant de velours
En décidant ce que l’utilisateur pourra et ne pourra pas employer sur son bien chèrement acquis, Apple agit comme une dictature à part entière et définit le rôle du consommateur en sabrant allègrement dans sa liberté.”Vous n’aurez pas accès à toutes les applications qui ne paieront pas leur dîme au seigneur des lieux”. “Vous ne partagerez pas votre contenu”. “Vous paierez si vous voulez des applications de qualité”. “Vous ne débloquerez pas votre téléphone”. “Vous ne personnaliserez pas vos menus”. Et surtout, surtout “vous ne profiterez pas de contenu pornographique sur nos appareils”.Quelle autre firme vous permet d’acheter des objets à des prix conséquents pour ensuite vous dicter son utilisation ? Vous me direz, braves élus, que le jailbreak est possible. Mais est-il normal de devoir passer par une manipulation potentiellement risquée pour pouvoir profiter pleinement de son bien ? Si vous cherchez encore la réponse, je vous la fournit bénévolement : non.
6. La Dictature iTunes
Sans iTunes vous ne pourrez pratiquement rien faire. Pas de transfert d’eBooks, de chansons, de films, de photos,..sans passer au moins une fois sur bon gros business qu’est iTunes. Ce logiciel, en plus d’être plutôt médiocre, enchaîne littéralement les utilisateurs de la pomme. Quelqu’un leur a dit que les formats fermés sont de moins en moins appréciés ? Obligatoire et peu intuitif, iTunes représente un peu le fonctionnaire de base : inutile mais pourtant indispensable.
7. L’assistanat superficiel de Siri
Le summum des assistés. Non seulement Apple définit les standards d’utilisation de ses appareils en créant des couloirs de passage obligatoires, mais en plus ils tentent de faire croire qu’un assistant virtuel est une révolution. Là où plusieurs assistants sont disponibles sur android, que le google voice est d’une très bonne qualité et que les utilisateurs n’en font pas des plats, Apple présente votre nouvelle petite amie virtuelle comme indispensable. Quand les améliorations se font rares, on se rabat facilement sur n’importe quoi.
8. Apple et les conditions draconiennes
Comme pour iTunes, l’Appstore à ce petit quelque chose de dictatorial.Pas moyen d’aller voir ailleurs. Apple, dans sa grande mansuétude, a décidé que les profits des applications et des comptes développeurs lui étaient exclusifs. Jusque là, tout à l’air légitime. Mais pour continuer dans cet optique égoïste, Cupertino a tout simplement interdit les stores alternatifs, empêchant de développer une concurrence saine en faveur des consommateurs. Être liés à une seule source d’applications force les individus à se plier aux contraintes qu’un tel monopole finit toujours par imposer : prix non concurrentiels, applications triées par le gestionnaire du store,… En rajoutant ce point négatif à la longue listes des mesures anti-consommateur d’Apple, on commence franchement à se dire qu’ils se foutent de notre pomme.
9. Apple. Stop. Rewind
Pourquoi continuer à avancer quand on peut tout simplement revenir en arrière et faire passer le tout pour un nouveau mode de fonctionnement ? On aurait pu croire qu’Apple se serait plié comme tout le monde aux nécessités du téléchargement sur Internet mais non, ceci n’est pas digne de cette bonne vieille pomme. Là où Android ou Windows Phone permettent les téléchargements sur Internet ainsi que la gestion des fichiers téléchargés, iOS passe allègrement outre en renvoyant à ces sempiternels sous-fifres : l’Appstore et iTunes. Ne parlons même pas de p2p !
De même pourquoi s’embarrasser d’un gestionnaire de fichier ? Alors que même les Macintosh disposent de ce qui me semble, est la base de l’informatique, iOS n’en visiblement pas besoin. Et qu’est-ce qu’Apple propose comme alternative ? iTunes tiens !
10. Une concurrence anémique
Là où android, en tant qu’OS libre, permet aux développeurs de se concurrencer en matière d’applications afin de fournir les meilleurs expériences possibles au consommateur, le code fermé d’Apple ne permet pas de telles “fantaisies”. Le petit robot vert voit les Firefox,Opera, Chrome et autres Dolphin Browser tenter de se départager en rivalisant d’ingéniosité tandis que chez la pomme, ce vieux Safari reste prédominant et rigide. Saviez-vous que Chrome iOS est basé sur le même webkit que la célèbre boussole ? Cupertino a semble-il perdu depuis longtemps la faculté de combiner business et satisfaction des utilisateurs.
Conclusion
Si l’article se veut ouvertement choquant et polémique, gardons à l’esprit l’essentiel : iOS n’est pas parfait mais Android non plus. Le fait d’avoir les deux OS en concurrence tire ces derniers vers le haut pour toujours proposer de nouvelles fonctionnalités au consommateur. La loi de la concurrence joue ici clairement en notre faveur, apple-addicts ou androphiles.
N’oublions jamais que cette guerre nous fera toujours sortir vainqueur et nous proposera des OS de meilleure qualité et des smartphones plus performants