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AFP
Sebastian Vettel n'a pas pu être sacré sur ce circuit techniquement magnifique, chargé d'histoire, baigné par une ambiance incroyable et un esprit bon enfant.
Nico Rosberg. Pénalisé d'un drive through pour une sortie de pit dangereuse au 13e tour, il est passé en mode sprint, sur trois arrêts, et "ça a marché autant que possible". Un paquet de dépassements dont le plus beau sur Jenson Button (McLaren), dans le 130R.
Romain Grosjean. Il a éclipsé Kimi Räikkönen pour la troisième fois de suite en qualification et a fait croire au scenario de la victoire jusqu'à mi-course. Mais la E21 était moins bien en pneus "dur". Il devient un acteur majeur du Mondial. Un an après le "dingue du premier tour" dénoncé par Webber, les choses ont bien changé.

Lewis Hamilton (Mercedes). Le champion du monde 2008 s'est infiltré entre les Red Bull au départ et a récolté une crevaison. "J'ai pris un départ fantastique, mieux que les Red Bulls, probablement pour la première fois de l'année", a-t-il fait remarquer. Mouias... Le tour complet au ralenti a surtout occasionné des dégâts irrémédiables sur la W04. Son palmarès à Suzuka reste à peu près vierge : zéro pole position, zéro victoire, zéro meilleur tour en course. Tout juste une troisième place, en 2009.
Esteban Gutiérrez, évidemment. Le Mexicain a éprouvé les pires difficultés du monde en début de saison au volant d'une Sauber déséquilibrée et plus que laborieuse. Souvent proche du n'importe quoi, il émerge depuis trois courses. Il ne soutient pas la comparaison avec Nico Hülkenberg mais il parvient à exister. Il s'est permis de chahuter Massa (Ferrari) et Nico Rosberg (Mercedes), qui a moyennement apprécié. Septième à 20 secondes de "Hulk", c'est plus qu'honorable. Ça lui vaut ses premiers points dans la catégorie.
Pour Nico Rosberg , il n'y a pas de doute, c'est Sergio Pérez. L'Allemand de Mercedes a trouvé fort désagréable la chancelante proximité du Mexicain de McLaren, au 42e tour. C'est simple, il s'est carrément fait coincer. "Ce n'est pas bien ce qu'il fait", a pesté le vainqueur des Grands Prix de Monaco et de Grande-Bretagne. "On sait qu'il a des problèmes. Si on se déporte pour bloquer un adversaire, il faut ensuite s'écarter hors de la trajectoire, les règles sont claires. C'est bien fait qu'il ait crevé son pneu." Prend ça Checo !
Sebastian Vettel a donc poussé sa série à cinq victoires consécutives. Il n'a plus que deux rivaux historiques dans la classe "récidivistes" : Alberto Ascari (1952-1953) et Michael Schumacher (2004), septuple vainqueurs consécutivement. Schumi a aussi fait une série de six, à cheval sur 2000 et 2001.
Sebastian Vettel : "J'ai pensé un moment que ça allait être une bonne journée pour lui (Romain Grosjean) et il a fait une course fantastique. L'an dernier, il a commis des erreurs. Il a beaucoup appris de ces erreurs, donc il progresse. Ça mérite le respect".
