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A son tour, Fillon s'adresse
"aux Français"
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le 21/03/2014 Ã 18:36" datetime="2014-03-21T18:36:20+01:00" itemprop="datePublished" style="font-family: inherit; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit; color: rgb(102, 102, 102); text-align: center; -webkit-tap-highlight-color: rgba(0, 0, 0, 0); margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; vertical-align: baseline;">
Dans une « lettre » postée sur son blog, l'ancien premier ministre
François Fillon s'adresse à son tour « aux Français » au lendemain de
avant le premier tour des municipales. « Alors que le peuple français
va s'exprimer dimanche pour la première fois depuis 2012, la France
offre le spectacle inquiétant d'une démocratie mal en point »,
relève-t-il en guise d'introduction.
L'UMP manie l'anaphore, comme l'avait fait avant lui le candidat socialiste en 2012 –« Moi président » -, mais cette fois pour relayer,
à l'avant-veille du premier scrutin depuis les présidentielles, la « colère »
des Français : « Colère contre le chômage de masse [Â…].Colère contre
une fiscalité étouffante [Â…].Colère contre l'échec de l'intégration et la
décomposition de notre modèle républicain. Colère contre un
gouvernement discrédité [Â…].Colère contre une vie politique qui
se délite [Â…]. » Il dénonce également « l'instrumentalisation de la
justice », faisant sans doute référence à la mise sur écoute de
l'ancien président, qu'il ne nomme pas une seule fois dans son billet.
François Fillon exhorte les Français à orienter leur colère vers « un vote
constructif », pointant le danger des extrémismes, dont il brocarde les
« solutions illusoires et dangereuses qui entraîneraient notre pays vers
les ravins.» Il accuse François Hollande d'encourager la progression du
FN pour permettre, par contrecoup, l'élection des candidats de gauche.
L'ex-premier ministre conclut en demandant aux Français leur confiance: « Pendant ces semaines de campagne, je me suis attaché à apaiser et à rassembler pour convaincre nos
concitoyens que nous serons, demain, capables de redresser la France.
C'est avec la conscience que notre famille
politique a encore beaucoup à prouver que je sollicite, au nom de tous
nos candidats, la confiance d'un peuple qui gronde. »
En septembre dernier, et presqu'un an après la bataille qui l'avait
opposé à Jean-François Copé pour la direction de l'UMP, François Fillon
avait semé la confusion au sein de son propre camp en appelant à voter
« pour le moins sectaire » dans l'hypothèse d'un duel PS/FN
aux municipales.
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