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Le G20 bouleversé par la "mauvaise surprise" grecque

le 01 novembre 2011 à 22h24 , mis à jour le 01 novembre 2011 à 22h45

La stratégie du G20 face à la crise mondiale est bouleversée par l'annonce d'un référendum à l'issue incertaine en Grèce, à deux jours de l'ouverture du sommet des grandes puissances. Rappel des thèmes qui doivent être débattus.

Il va falloir tout reprendre à zéro. La stratégie du G20 face à la crise mondiale est bouleversée par l'annonce d'un référendum à l'issue incertaine en Grèce, dont le Premier ministre Georges Papandréou a été convoqué mercredi à Cannes (France), à la veille du sommet des grandes puissances.


 
Georges Papandréou a semé l'émoi avec sa décision surprise, annoncée lundi soir, de soumettre au vote des Grecs, vraisemblablement en janvier, le plan de sauvetage d'Athènes conclu la semaine dernière et que la zone euro s'apprêtait à présenter jeudi et vendredi au sommet du G20. Dans un climat politique et social explosif, cette consultation s'annonce à hauts risques, menaçant l'ensemble de l'Union monétaire. Les places financières ont d'ailleurs dégringolé mardi, alors que l'accord de Bruxelles était censé rétablir la confiance. "Si cela échoue ce sera le bazar !", a résumé le président de la Banque mondiale Robert M. Zoellick lors d'une conférence téléphonique organisée avant la réunion de Cannes. Plus prudente, la Maison-Blanche a appelé les Européens à "expliquer davantage et appliquer rapidement" leurs décisions.

Rencontre Sarkozy-Jintao
 
Du coup, les principaux dirigeants européens ont sonné mardi le branle-bas de combat pour sauver ce qui reste du plan de la zone euro et le sommet du G20. Après des semaines d'incertitudes, tout semblait pourtant enfin calé en vue du sommet de Cannes, censé couronner cette année de présidence française du G20. Sous la pression de ses partenaires, Etats-Unis en tête, la zone euro avait promis d'arriver avec une solution crédible pour endiguer sa crise de la dette, déjà en passe de plomber la croissance économique mondiale. C'était même écrit noir sur blanc dans le communiqué final de la dernière réunion ministérielle du G20, le 15 octobre à Paris: le principal forum pour la coordination économique mondiale disait attendre des Européens "un plan global afin d'apporter une riposte énergique aux défis actuels". C'est à cette condition que les partenaires de l'Europe, surtout les grands pays émergents comme la Chine, étaient prêts à participer à l'effort mondial contre les risques croissants de nouvelle récession.
 
Leur contribution attendue est double: ils doivent s'engager à soutenir leur demande intérieure pour donner un coup de pouce aux exportations occidentales, et, éventuellement, apporter une aide financière plus directe à la zone euro et à son fonds de secours, via le FMI. Nicolas Sarkozy devait d'ailleurs rencontrer mercredi à Cannes son homologue chinois Hu Jintao pour un entretien suivi d'un dîner de travail, même si on ne savait pas si cette réunion serait remise en cause par l'urgence grecque.
 
Les Européens pensaient avoir rempli leur part du contrat avec l'accord de Bruxelles. Ils espéraient donc arriver sur la Côte d'Azur dans un climat plus serein, sans être soumis à la pression des marchés financiers. La décision d'organiser un référendum en Grèce a bousculé tout cet échafaudage.

le 01 novembre 2011 à 22:24
 
 
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