Le maire UMP de Corbeil-Essonnes Jean-Pierre Bechter, bras droit de Serge Dassault, a été mis en examen vendredi avec deux autres personnes par les juges enquêtant sur de possibles achats de votes lors d’élections municipales dans cette ville.
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Ces poursuites, les premières dans ce dossier, interviennent à deux mois des élections municipales. La gauche, qui dénonce depuis des années un système de clientélisme mis en place par l’équipe Dassault, tentera d’y ravir la commune à l’UMP.
Elu à la mairie en 2010, après deux scrutins annulés, Jean-Pierre Bechter, 69 ans, a été mis en examen pour «recel du produit d’infractions d’achats de votes», «financement illicite de campagnes électorales», «acceptation de dons» et «dépassement du plafond des dépenses électorales».
«M. Bechter a contesté catégoriquement avoir jamais acheté une seule voix (...) Il a bon espoir de faire la démonstration de son innocence», a réagi auprès de l’AFP son avocat, Me Sébastien Schapira. L’avocat a précisé que le contrôle judiciaire de Jean-Pierre Bechter, probable candidat aux municipales, lui interdisait de voir les autres personnes mises en cause.
«Je lui demande solennellement de se retirer de la vie publique de Corbeil-Essonnes pour répondre de ses actes devant la justice», a commenté le député PS Carlos Da Silva, futur candidat en mars.
Vendredi, deux autres mises en examen ont visé Cristela de Oliveira, une adjointe au maire de Corbeil, âgée de 35 ans, et Younès Bounouara, 41 ans, présenté comme un relais de Serge Dassault dans les cités de la ville et détenu dans une affaire de tentative d’assassinat. Les deux sont soupçonnés de «complicité d’achats de vote», «complicité et recel de financement illicite de campagnes électorales» et «blanchiment de fraude fiscale».
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«On a bien le sentiment qu’on n’en est qu’au stade des hypothèses et que l’information judiciaire devra établir si ces hypothèses sont des faits. Pour l’instant, c’est loin d’être le cas», a déclaré l’avocat de Younès Bounouara, Me David-Olivier Kaminski. L’élection municipale de 2009 avait été annulée par le Conseil d’État pour des dons d’argent aux électeurs.
