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Affaire du Carlton de Lille : DSK nie toute violence

Affaire du Carlton de Lille : DSK nie toute violence

Publié le 04.05.2012, 09h13 | Mise à jour : 17h15

ARCHIVES. Le parquet de Lille examine une ordonnance visant des faits présumés de viol en réunion, qui auraient été commis lors d'une soirée à Washington à laquelle participait notamment Dominique Strauss-Kahn. Ce dernierce conteste et dénonce une «volonté de lynchage».
ARCHIVES. Le parquet de Lille examine une ordonnance visant des faits présumés de viol en réunion, qui auraient été commis lors d'une soirée à Washington à laquelle participait notamment Dominique Strauss-Kahn. Ce dernierce conteste et dénonce une «volonté de lynchage». | LP / Olivier Corsan

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Nouveau rebondissement dans l'affaire du Carlton de Lille. Le parquet de Lille examine une ordonnance visant des faits présumés de en réunion, qui auraient été commis lors d'une soirée à Washington à laquelle participait notamment Dominique Strauss-Kahn, selon une information révélée par le journal Libération.
 

Ce vendredi après-midi, les avocats de DSK ont réagi, par communiqué, à ces nouvelles informations. Mes Henri , Frédérique Baulieu et Richard Malka, défenseurs de l'ancien patron du FMI, expliquent que ce dernier «conteste absolument avoir commis la moindre violence de quelque nature qu'elle soit» et dénonce une «volonté de lynchage». Les avocats estiment par ailleurs que «les déclarations faites par les jeunes femmes sont contradictoires».

Pour les avocats de DSK, la révélation de cette information par Libération vendredi «intervient opportunément à la veille du second tour des
présidentielles, alors que l'ordonnance des magistrats date du 28 mars, soit il y a cinq semaines». Ils ajoutent que «les informations déformées, l'instrumentalisation et la volonté de lynchage ne peuvent se substituer indéfiniment à la réalité». Ils notent par ailleurs qu'«il n'existe pas de plainte» pour ces faits.

«J'ai dit clairement que je ne voulais pas, à plusieurs reprises, à haute voix»

Fin mars, le parquet de Lille a été saisi de faits présumés de viol en réunion par les juges d'instruction chargés de l'affaire du Carlton, qui ont mis en examen l'ancien patron du FMI le 26 mars pour "proxénétisme aggravé en bande organisée". Il revient au parquet d'étendre ou non l'enquête des juges à ces faits. Les juges s'appuient sur les témoignages de deux prostituées belges ayant séjourné dans la capitale américaine entre le 15 et le 18 décembre 2010, en compagnie de l'ancien patron du FMI, de deux entrepreneurs du Pas-de-Calais, Fabrice Paszkowski et David Roquet, et du commissaire Jean-Christophe Lagarde.

L'une d'entre elles indique y avoir subi lors d'une soirée certains actes sexuels de manière non consentie. Marie-Anne, entendue le 5 décembre 2011, indique avoir subi lors d'une soirée certains actes sexuels de manière non consentie à l'hôtel W. Elle
soutient que DSK aurait «utilisé la force, c'est-à-dire qu'il me tenait les mains. Il me tirait les cheveux, il m'a fait mal. Je pèse 50 kilos, lui est plus lourd», indique-t-elle selon Libération. «J'ai essayé de me dégager mais c'était compliqué car il était sur moi et il est très lourd. Certes, je n'ai pas hurlé, mais j'ai dit clairement que je ne voulais pas, à plusieurs reprises, à haute voix.»

Selon l'autre escort girl, Aurélie, Marie-Anne ne s'est pas clairement opposée à DSK. «Je ne l'ai pas entendue dire non.» Mais «un peu occupée» au moment des faits, elle reconnait qu'elle aurait pu ne pas entendre sa collègue. Les deux jeunes femmes n'envisagent pas de déposer plainte.

LeParisien.fr

 

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