Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.

Onze ans après la mort d’Élodie Kulik, un suspect a été mis en examen pour viol en réunion, meurtre et séquestration, à Amiens.
Google street view
Un homme de 40 ans a été mis en examen vendredi matin pour meurtre, viol et séquestration, dans l’enquête sur le meurtre d’Élodie Kulik, en 2002, dans la Somme.
Élodie Kulik, directrice d’agence bancaire de 24 ans, avait été retrouvée morte, après avoir été violée et étouffée, en janvier 2002 dans un terrain vague, à Tertry (Somme).
Les enquêteurs ont très vite été persuadés de la présence de plusieurs personnes au moment du crime, s’appuyant sur l’enregistrement d’une conversation téléphonique entre la victime et les pompiers, mêlant plusieurs voix masculines.
Un deuxième suspect
Les prélèvements ADN effectués à l’époque avaient permis d’identifier le principal suspect, l’an dernier. L’homme s’était tué dans un accident de voiture, quelques mois après la mort de la jeune femme.
Ce vendredi, un deuxième suspect a été mis en examen pour viol en réunion, meurtre et séquestration. Le juge des libertés et de la détention a demandé son placement sous mandat de dépôt.
L’homme, qui nie les faits qui lui sont reprochés, selon son avocat, Me Stéphane Daquo, avait été interpellé mercredi matin par les gendarmes avec six autres hommes, qui ont été remis en liberté à l’issue de leur garde à vue.
« Une bonne nouvelle » pour le père de la victime
Ce suspect, qui travaille « dans la mécanique », faisait partie de l’entourage du premier suspect, comme les six autres personnes placées en garde à vue cette semaine, qui auraient reconnu sa voix sur l’enregistrement, selon Jacky Kulik, le père de la victime.
« J’espère qu’on saura enfin toute la vérité, a réagi Jacky Kulik, vendredi. Cela fait onze ans que j’attends et je ne peux que me réjouir. Pour moi, c’est une bonne nouvelle qu’on ait enfin mis la main sur cet individu. »
Selon Jacky Kulik, l’homme mis en examen était « un des copains » du principal suspect et faisait partie de « son entourage de beuveries, de virées nocturnes ».