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Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2013-10-15T20:22:39+02:00" itemprop="datePublished">15.10.2013 à 20h22</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-10-15T21:03:07+02:00" itemprop="dateModified">15.10.2013 à 21h03</time>
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"Nous demandons la nullité de cette mise en examen en raison des atteintes graves aux droits de la défense qu'a subies Pierre Estoup et parce qu'il n'existe aucun indice grave et concordant permettant de le mettre en examen", a expliqué Jean-Pierre Gastaud, l'un des avocats du juge, confirmant une information du Parisien.
Ses avocats affirment notamment qu'ils n'ont pas pu consulter le dossier d'instruction dans son intégralité lorsque Pierre Estoup a été mis en examen, le 29 mai. "Il manquait des pièces déterminantes", dénonce Renaud Bertin, autre avocat du juge arbitre.
SOUPÇONS DE LIENS AVEC M. TAPIE
M. Estoup, le seul des trois juges arbitre à être mis en examen, est soupçonné d'avoir donné son aval à une procédure favorable à l'homme d'affaires marseillais, qui s'était vu accorder 403 millions d'euros dans cette procédure réglant son contentieux avec le Crédit lyonnais à la suite de la vente d'Adidas.
Les soupçons portent notamment sur sa proximité avec M. Tapie mais aussi son avocat, Maurice Lantourne, également mis en examen. En juillet, Le Monde avait révélé l'existence lettres de M. Lantourne à l'adresse de M. Estoup avant la procédure, alors même que ceux-ci avaient affirmé n'avoir aucun lien au moment de la constitution du tribunal arbitral.
Mais selon M. Bertin, "les trois arbitres", Pierre Estoup, Pierre Mazeaud et Jean-Denis Bredin, ont "travaillé ensemble" et "s'il y a une responsabilité, elle doit être solidaire". "Les deux autres arbitres ont affirmé qu'ils ont pu travailler en toute indépendance", a-t-il encore affirmé.
Selon des sources proches du dossier citées par l'AFP, M. Estoup devrait par ailleurs être réentendu la semaine prochaine par les magistrats financiers chargés de l'instruction. La requête en nullité ne devrait pas être examinée avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Voir notre visuel interactif : "Les protagonistes de l'affaire Tapie-Lagarde"