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Des militaires maliens déployés à Mopti (centre) échangeaient mercredi soir des tirs avec des islamistes armés occupant depuis plus de neuf mois le nord du Mali, a affirmé à l'AFP un militaire joint à Kona, localité proche de la limite des zones sous contrôle gouvernemental. "Nous avons déclenché les opérations contre l'ennemi, qui a tenté de faire face. Nous allons les déloger", a dit ce militaire, sans plus de détails.
Kona est proche de la ville de Mopti, capitale de la région du même nom, et elle a déjà été le théâtre, selon l'armée, d'une tentative d'attaque islamiste dans la nuit de lundi à mardi. Un habitant de Kona a parlé à l'AFP de tirs à l'arme lourde et d'une "guerre" entre l'armée malienne et les islamistes". Selon lui, les affrontements seraient en cours depuis la fin de l'après-midi de mercredi.
"On entend beaucoup de tirs. L'armée tire, les islamistes aussi", a dit un autre habitant contacté par téléphone depuis Bamako. Aucune source n'a pu être jointe au sein des groupes islamistes armés Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) et Ansar Dine, qui occupent le Nord et une partie de la région de Mopti.
Reprise éventuelle des négociations autour du 20 janvier
Malgré les tensions et les violences, le ministre des Affaires étrangères malien Djibril Bassolé, interrogé par FRANCE 24, s’est montré optimiste quant à un apaisement de la situation. Il a évoqué un retour de toutes les parties à la table des négociations "autour du 20 janvier". "Le médiateur de la Cédéao pourra de nouveau rencontrer toutes les parties belligérantes avec le gouvernement de transition", a annoncé le chef de la diplomatie malienne, qui souligne que les négociations n’avaient pas été boycotté. "Les parties ont demandé un délai pour ce préparer techniquement", a-t-il expliqué. En dépit des combats qui font rage, Djibril Bassolé a bon espoir : "Cette fois, le médiateur à l’intention de proposer un cadre formel pour l’arrêt des hostilités".