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Le ministre de l’Economie et des Finances demande à l’ancien directeur général d’Air France
de rembourser la prime de 400 000 € qu’il a reçue à l’automne.
Reuters.
Le ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici a appelé jeudi, sur France Inter, l’ancien directeur général d’Air France, Pierre-Henri Gourgeon, à rembourser « de lui-même » la prime controversée de 400 000 € touchée après son départ de la compagnie à l’automne dernier.
Rappelant que l’Etat, actionnaire minoritaire d’Air France, voterait contre cette prime - déjà versée - lors de l’assemblée générale d’Air France, Pierre Moscovici a lancé un appel à l’ancien directeur général de la compagnie aérienne. « La morale voudrait que, de lui-même, Pierre-Henri Gourgeon rembourse. »
« Pas dans le sens de la décence »
Aux yeux du gouvernement, cette prime ne va pas « pas dans le sens de la décence », au moment où Air France traverse une phase de restructuration difficile. « J’espère que les autres actionnaires suivront » et voteront contre cette prime, a ajouté le ministre.
La prime dont Pierre-Henri Gourgeon a bénéficié en octobre 2011, en contrepartie d’un engagement de non-concurrence pendant trois ans, fait partie d’une rémunération exceptionnelle d’un montant de 1,4 million d’euros, décidée par le conseil d’administration à la suite de son éviction.
Elle a été accordée dans le cadre d’une convention, liant l’ancien directeur général au groupe franco-néerlandais. Le code du commerce prévoit qu’elle soit soumise aux actionnaires. Une non-ratification jeudi de cette prime ne signifierait cependant pas obligation de remboursement par son bénéficiaire.
Baisse des hauts revenus dans le public : partager les efforts
Concernant les hauts revenus dans les entreprises publiques, Pierre Moscovici a réitéré l’engagement du gouvernement de ramener « rapidement » l’échelle des salaires dans les entreprises publiques dans une proportion maximale de 1 à 20.
Il promet une communication dans les trois semaines en conseil des ministres sur la question. « Il faut que quand on demande des efforts aux Français, ces efforts soient partagés », a-t-il dit.
« Quand on est dirigeant d’entreprise publique, quand on est aussi patriote attaché à son pays, quand on sait comment vivent ses salariés, on doit être capable d’accepter cette réduction », a dit Pierre Moscovici.