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L'essentiel
Au lendemain de la défection du Premier ministre, l'armée syrienne bombarde intensément la ville d’Alep, enjeu crucial du conflit.
Le président Bachar al-Assad a rencontré ce matin un émissaire envoyé par l'Iran, pays allié du régime.
14h50. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius se rendra du 15 au 17 août en Jordanie, au Liban et en Turquie, pour une visite consacrée aux retombées de la crise syrienne dans ces pays, indique le Quai d’Orsay.
A voir, sur le site du Time, une série de photos prises à Alep ces derniers jours par Nicole Tung, jeune photographe freelance.
13 heures. La télévision syrienne annonce que Bachar Al-Assad a bien reçu comme prévu l'émissaire iranien. Sans plus de précisions sur le contenu des pourparlers. Mais avec la preuve par l'image :
Saïd Jalili et Bachar Al-Assad. (Capture d'écran. AFP)
Et aussi : «The 47th», un opposant qui twitte semble-t-il depuis Homs, a mis à jour une liste des comptes de journalistes présents en Syrie et qui twittent.
A voir aussi : notre diaporama, La Syrie dans l'œil de Willem :
Midi. L'afflux de refugiés se poursuit vers la Turquie, au point que les «les hôtels profitent de la crise syrienne», rapporte l'AFP depuis la province d’Antakya. Les locations de maisons profitent aussi de ce boom, rapportent les médias turcs.
Aperçu au checkpoint près d'A’zaz, une petite ville syrienne située non loin d'Alep et à quelques kilomètres de la frontière turque, où l'on on peut voir la file d'attente de familles syriennes qui cherchent à passer la frontière :
A lire aussi : Le témoignage d'un groupe de chercheurs à A’zaz
9h46. L'Iran envoie deux émissaires de haut rang en missions diplomatiques. Saïd Jalili (photo, Reuters), représentant du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, est arrivé ce matin à Damas où il doit rencontrer le président Bachar al-Assad et d'autres responsables syriens, rapporte le site de la télévision d’Etat iranienne.
De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, se rendra brièvement en Turquie en fin de journée pour évoquer le sort de 48 Iraniens enlevés samedi en Syrie et dont le rapt a été revendiqué par la rébellion syrienne.
L’Iran est le principal allié régional de la Syrie et accuse les Etats-Unis, l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie de soutenir militairement les rebelles syriens pour faire tomber le régime Assad, confronté à une insurrection armée. Les rebelles syriens et les Etats-Unis accusent pour leur part l’Iran de soutenir militairement le régime syrien.
9h25. Un général syrien, accompagné de douze officiers, a fait défection et est arrivé en Turquie, ainsi que plus de mille réfugiés ces dernières 24 heures, annonce l’agence Anatolie. Une vingtaine de généraux syriens ont fait défection au total. Les autorités turques ne peuvent préciser combien se trouvent actuellement en Turquie, certains étant repassés en Syrie pour se battre contre le régime.
8h30. Le centre d'Alep, est le théâtre de violents accrochages entre les rebelles et l’armée qui bombarde l’est de la ville, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
Les combats touchent les quartiers d’Antakia, Aziziya, Bab Jénine et Sabah Bahrat, ainsi que les environs du palais de justice à l’ouest, précise l’OSDH, qui se base sur un réseau de militants et de témoins. L’armée pilonne par ailleurs les quartiers de Chaar, Sakhour et Qatarji, à l’est. Les militants de l’opposition ont indiqué que l’armée utilisait aussi des hélicoptères et bombardait le quartier de Hanano (est). Cette vidéo postée ce matin sur YouTube paraît en attester :
D’après un responsable de la sécurité, au moins 20 000 militaires ont été déployés sur le front d’Alep, où les rebelles comptent pour leur part entre 6 000 et 8 000 hommes, d’après le journal al-Watan, proche du pouvoir. Les rebelles disent tenir la moitié de la ville et affirment que, malgré les bombardements, par l’artillerie et l’aviation, les soldats ne parviennent pas à avancer au sol.
Dans le quartier de Salahadin, à Alep, dimanche. (Photo Goran Tomasevic. Reuters)
Lundi, 226 personnes ont été tuées à travers le pays, parmi lesquelles 147 civils, 57 membres des forces de sécurité et 22 rebelles. Pour Alep seule, le bilan de lundi atteint 46 morts, dont quatre rebelles.
A voir aussi : notre chronologie Seize mois de révolution syrienne