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Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2013-10-07T22:25:20+02:00" itemprop="datePublished">07.10.2013 à 22h25</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-10-07T23:44:56+02:00" itemprop="dateModified">07.10.2013 à 23h44</time>
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Ce plan de restructuration, qui touche 10 % de ses effectifs dans l'Hexagone, se traduirera par la fermeture de deux sites en France : ceux de Toulouse et de Rennes. Les sites d'Eu (Seine-Maritime) et d'Ormes (Loiret) seront quant à eux cédés, tandis que ceux de Villarceaux, en banlieue parisienne, et de Lannion, en Bretagne, devraient être "relativement préservés", détaillent Les Echos.
Ces informations ont été confirmées de source syndicale, ces chiffres étant présents dans les documents transmis aux élus en prévision d'un comité de groupe européen qui se réunira mardi. "Il y aura 15 000 à 16 000 suppressions de postes dans le monde, au-delà des 5 000 en Europe. En France, il y aura 1 800 licenciements, mais aussi 300 nouvelles embauches et 1 000 externalisations" avec des salariés repris par des prestataires, selon cette source syndicale, qui confirme également les fermetures des sites de Toulouse et Rennes.
5 000 SUPPRESSIONS DÉJÀ PRÉVUES POUR 2013
Après une éclaircie en 2011, le groupe né de la fusion du français Alcatel et de l'américain Lucent est en effet retombé dans le rouge l'an dernier, accusant une perte nette de 1,3 milliard d'euros sous l'effet d'importantes dépréciations d'actifs. En juin, le nouveau directeur général d'Alcatel-Lucent, Michel Combes, avait dévoilé son plan stratégique "d'amélioration de la performance pour 2013" pour sortir l'équipementier de la crise. Il prévoyait déjà 5 000 autres suppressions de postes dans le monde.
Lire (en édition abonnés), nos explications sur la mauvaise situation d'Alcatel-Lucent
Le plan Shift 2013-2015 doit permettre au groupe de réaliser "une transformation industrielle", en passant "d'un généraliste des équipements de télécommunications à un spécialiste industriel des réseaux IP [sur Internet] et de l'accès très haut-débit mobile et fixe, deux activités essentielles aux réseaux de nouvelle génération", avait alors expliqué M. Combes.
Ces annonces "sont cohérentes d'un point de vue économique dans le cadre du plan Shift, mais la vraie question que ça pose, elle est politique, elle est au gouvernement qui devra trouver une solution pour gérer la situation", a commenté la même source syndicale.