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INDUSTRIE - Après la bataille entre GE et Siemens, c'est au tour de Bouygues et de l'Etat de négocier âprement. D'autant qu'il est question d'argent.
Dossier Alstom, enième acte. Après avoir fait monté les enchères entre General Electric (GE) et Siemens, tous deux candidats au rachat du français Alstom, le gouvernement a donné vendredi sa préférence en faveur de GE. Mais pour garder la main sur ce dossier, le gouvernement a décidé d'entrer au capital d'Alstom et doit donc racheter les parts de capital détenues par Bouygues. Problème : l'Etat et le conglomérat n'étaient pas d'accord sur la facture finale. Un différend censé être réglé samedi en fin d'après-midi, lorsqu'une source proche du dossier a annoncé qu'un "accord a été trouvé". Une affirmation démenties une heure plus tard par le directeur général de l'Agence des participations de l'État (APE), négociateur pour l'État : "les discussions continuent".
Alstom, un géant à vendre. La société française est l'un des points lourds de l'industrie française. Elle est à la fois spécialisée dans les transports (construction de trains, métros, tramways), dans l'énergie (construction de centrales électriques et d'éoliennes), mais aussi dans la signalisation - notamment des réseaux ferroviaires - et dans les systèmes antipollution.
Mais en multipliant les domaines d'activités, Alstom s'est affaibli. Et comme le capital de la société est détenu par une multitude d'actionnaire, l'entreprise n'a pas de feuille de route claire. Résultat, Bouygues, qui possède 30% de l'entreprise et a besoin d'argent frais, a milité pour une vente d'Alstom ou son démantèlement en structures plus petites et plus cohérentes.
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Un dossier trop important pour être ignoré par le gouvernement. Alstom pèse lourd, tant en terme de valeur industrielle que d'emploi. Le gouvernement s'est donc rapidement saisi du dossier pour avoir son mot à dire. Après avoir fait monter les enchères entre l'Allemand Siemens et l'Américain GE, il a opté vendredi pour le second. Mais a décidé d'entrer dans le capital d'Alstom pour rester incontournable. Il restait donc à racheter les actions détenues par Bouygues. Sauf que ce dernier réclame 35 euros par action, quand l'Etat n'en propose que 28. Ils ont jusqu'à lundi 9 heures, à l'ouverture de la Bourse, pour se mettre d'accord.