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Le Point.fr - Publié le <time datetime="2014-04-29T16:51" itemprop="datePublished" pubdate="">29/04/2014 à 16:51</time> - Modifié le <time datetime="2014-04-29T18:07" itemprop="dateModified">29/04/2014 à 18:07 </time>lien
Au lendemain d'une réunion des dirigeants de Siemens avec le président français François Hollande à Paris,
le conseil de surveillance du conglomérat de Munich (sud) a tenu une réunion exceptionnelle pour décider de
se lancer officiellement ou non dans une offre d'achat d'Alstom. Selon une proposition préliminaire, envoyée
ce week-end à Alstom, que l'AFP a consultée mais non confirmée ouvertement par Siemens, l'industriel
allemand proposait à Alstom de lui racheter ses activités énergie, évaluées à environ 10 milliards d'euros,
et de lui céder une partie de ses activités ferroviaires, notamment les trains à grande vitesse.
De son côté, General Electric, dont le patron a également été reçu à la présidence à Paris mardi, n'a
jusqu'à présent pas donné de détails sur ses intentions, la presse évoquant également une offre
d'environ 10 milliards d'euros sur l'activité énergie uniquement d'Alstom. Le gouvernement français
s'implique fortement dans le dossier, affirmant vouloir défendre les intérêts stratégiques de la France
dans cet éventuel rachat d'un des grands groupes industriels français. Avant même la communication
de Siemens, le ministre de l'Économie Arnaud Montebourg avait ainsi déclaré à l'Assemblée nationale
qu'"une offre de l'allemand Siemens (s'était) présentée" et était "en train d'être déposée entre les mains
du conseil d'administration d'Alstom".