Le geste d'Anelka est une provocation choquante, écoeurante. Pas de place pour antisémitisme et incitation à la haine sur terrain de foot
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Anelka fête un but avec une «quenelle», le 28 décembre 2013 IAN KINGTON / AFP
</aside>Dieudonné fait des émules. Nicolas Anelka, auteur d'un doublé samedi avec West Bromwich Albion en championnat d'Angleterre, a fêté son premier but du jour avec le signe controversé de la «quenelle», rendu populaire par l'humoriste-polémiste. Après sa première réalisation contre West Ham (3-3), l'ancien attaquant de l'équipe de France a fêté sa réussite par une «quenelle», salut antisémite d'après certains, simple bras d'honneur anti-système selon d'autres.
La ministre des Sports, Valérie Fourneyron a estimé sur Twitter, que «le geste d'Anelka est une provocation choquante, écoeurante».
Le geste d'Anelka est une provocation choquante, écoeurante. Pas de place pour antisémitisme et incitation à la haine sur terrain de foot
Et Anelka n'en est pas à sa «première quenelle».
Pour la petite histoire, Anelka a déjà posé une quenelle, mais pas pendant un match
Ce geste intervient le jour même ou le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, s'est déclaré déterminé à interdire les spectacles de l'humoriste, ceux-ci relevant selon lui d'une «mécanique de la haine».
«Je suis au courant, mais cela n'a rien à voir avec tout ce qui se dit», a cependant assuré après la rencontre Keith Downing, l'entraîneur intérimaire de WBA, au sujet du geste d'Anelka: «Il n'est absolument pas au courant du problème autour de ça et des interprétations qui ont été faites. Il est complètement surpris par l'ampleur que cela a pris.»
«C'était juste une célébration dédiée à un humoriste français (NDLR: Dieudonné) dont il est très très proche. Celui-ci utilise ce geste dans ses spectacles, et je pense que maintenant il faut arrêter ces spéculations. C'est vraiment n'importe quoi», a insisté Downing.
De son côté, Joint par BFMTV, l’avocat de Dieudonné, Sanjay Mirabeau, «ne peux pas interpréter la volonté du joueur, mais je pense que comme il est à l’étranger, il est plus libre et en dehors de l’ordre public médiatique français. Je sais qu’en Angleterre et aux Etats-Unis, ce geste n’a ni le même impact, ni la même signification» qu’en France.
Anelka, 34 ans, au coeur de nombreuses polémiques depuis ses débuts professionnels, avec notamment une insulte fameuse lancée au sélectionneur Raymond Domenech lors du Mondial 2010 en Afrique du Sud, était revenu en Angleterre cet été. Il n'avait pas encore inscrit le moindre but lors de ses huit premiers matches cette saison sous les couleurs de WBA.
L'enfant terrible du football français a inscrit un second but samedi, cinq minutes après le premier, sans cette fois rééditer le geste controversé.