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Angela Merkel : "La voie dans laquelle nous nous sommes engagés est la bonne"

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Angela Merkel : "La voie dans laquelle
nous nous sommes engagés est la bonne"

Le Monde.fr | <time datetime="2013-07-02T18:29:00+02:00" itemprop="datePublished">02.07.2013 à 18h29</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-07-03T09:10:47+02:00" itemprop="dateModified">03.07.2013 à 09h10</time>

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Angela Merkel à Berlin, le 3 juin.

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A la veille d'une conférence européenne organisée mercredi 3 juillet à Berlin sur le thème du chômage des jeunes, la chancelière allemande, Angela Merkel, a accordé un entretien aux six journaux européens qui éditent Europa, dont Le Monde.

Mme Merkel y affirme sa conviction qu'"il ne saurait y avoir de génération perdue" en Europe et estime que "la grande conférence de Berlin est le moyen de commencer à partager avec précision nos expériences concrètes sur les mesures qui fonctionnent". Alors que l'Union européenne vient de débloquer 6 milliards d'euros pour les régions où le chômage des jeunes actifs est le plus élevé, la chancelière estime que "l'argent ne suffira pas à résoudre le problème, il faudra aussi procéder à des réformes intelligentes". Elle plaide notamment pour "plus de mobilité en Europe", le développement de la formation en alternance et une harmonisation des régimes administratifs nationaux.

Interrogée sur la difficulté des entreprises de certains pays à accéder à des crédits à faible coût, la chancelière allemande reconnaît que "nous n'avions encore jamais vécu de perte de confiance aussi massive vis-à-vis des banques et même de la surveillance financière". "Grâce à une supervision bancaire européenne et à des tests de résistance ambitieux, nous pouvons regagner cette confiance", assure-t-elle.

Quant à savoir si la mise en place de programmes en faveur de l'emploi des jeunes signifie un assouplissement de l'austérité, Angela Merkel assure : "La voie dans laquelle nous nous sommes engagés est la bonne, celle qui préconise, d'une part, l'assainissement budgétaire et, de l'autre, des réformes structurelles radicales. Voilà la recette d'une croissance durable. Ensuite, chaque pays doit se demander concrètement comment il peut gagner de l'argent et quel type d'industries et de services il souhaite", expose la chancelière. "Nous avons déjà obtenu certains résultats : les déficits ont quasiment diminué de moitié en Europe. Ce n'est pas le moment de perdre patience", dit-elle, affirmant avoir toujours défendu cette position d'équilibre. 

Au chapitre de l'union bancaire encore en gestation, Angela Merkel avertit que "faire vite sans aller au fond des choses ne nous sera d'aucune utilité", estimant que "contrôle et responsabilité doivent aller de pair". "Certains modes d'intervention ne seront possibles qu'au prix d'une modification des traités", prévient-elle.

Lire, sur le blog de Frédéric Lemaître, les coulisses de l'interview

Lire l'intégralité de l'entretien accordé à Frédéric Lemaître (Le Monde), Francesca Sforza (La Stampa), Berna Gonzàles Harbour (El Pais), Kate Connolly (The Guardian), Tasos Telloglou (Kathimerini) et Stefan Kornelius (Süddeutsche Zeitung) dans l'édition du Monde daté du 4 juillet et en cliquant ici.

</article> "Nous ne sommes plus à l'époque de la guerre froide"

Interrogée sur le scandale des écoutes des institutions européennes et de plusieurs Etats par les agences de renseignement américaines, Angela Merkel répond : "Si ces informations devaient se confirmer lors de nos investigations, il s'agirait d'un grave incident car mettre des amis sur écoute en dissimulant des micros dans nos ambassades et missions de l'Union européenne est inacceptable. Nous ne sommes plus à l'époque de la guerre froide."

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