Sept jeunes hommes ont été fusillés sur place publique aujourd'hui à Abha (Arabie Saoudite) pour
une attaque à main armée afin qu'ils « servent d'exemple ». Agés de 20 à 24 ans, ils avaient été condamnés à mort après avoir braqué des boutiques de bijoux en 2005 alors qu'ils étaient mineurs.
L'exécution de ces hommes, en elle même, n'a rien d'historique en Arabie Saoudite, pays qui a
exécuté 76 personnes en 2012. L'élément inédit ici est que pour la première fois le royaume a
procédé à une mise à mort par balle et non par décapitation comme le veulent les lois du pays.
Le pays manque de bourreaux qualifiés
Le remplacement des décapitations par les exécutions par balle a été décidée par une commission regroupant les ministère de l'Intérieur, de la Justice et de la Santé. Il sera donc désormais possible
pour les 13 émirs à la tête des régions du pays de fusiller les condamnés à mort, sans enfreindre la
loi islamique. Une « solution qui semble pratique à la lumière de la réduction du nombre de bourreaux sachant manier le sabre » et qui devrait permettre « d'éviter d'interrompre l'application des décisions
de justice » peut-on lire dans le communiqué de la commission rapportée dimanche 10 mars par le
quotidien saoudien Al-Youm. Une décision de crise face à la pénurie de bourreaux qualifiés.
Le viol, le meurtre, la renonciation publique à l'Islam, le vol à main armée et le trafic de drogue peuvent
être puni de mort en Arabie Saoudite.

