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Le ministère de l'Economie a donné son feu vert au versement d'indemnités de départ de 1,5 million d'euros que réclamait l'ancienne présidente du directoire d'Areva Anne Lauvergeon, a déclaré jeudi une source proche du dossier, confirmant des informations du Figaro.
La justice avait contraint en février le spécialiste du nucléaire à signer l'accord prévoyant le versement de ces indemnités mais leur paiement effectif dépendait de la validation de l'accord par Bercy. «Le ministre a donné son accord», a déclaré la source interrogée par Reuters.
Selon Le Figaro, le ministre de l'Economie, François Baroin, a indiqué par écrit que «la mise en oeuvre des propositions du conseil de surveillance faisant l'objet du protocole transactionnel n'appel(ait) pas d'opposition de (sa) part». Personne n'était disponible dans l'immédiat à Bercy pour confirmer ces informations. Areva n'a pas souhaité faire de commentaire.
Areva et Anne Lauvergeon avaient conclu fin 2011 un protocole prévoyant le versement d'une indemnité de départ de 1,06 million d'euros et de 440.000 euros au titre d'une clause de non-concurrence. Mais leurs relations se sont envenimées fin 2011 lorsque la presse a révélé l'existence d'un rapport interne à Areva qui aurait donné lieu à un espionnage présumé du mari d'Anne Lauvergeon, Olivier Fric, visant à déterminer s'il avait bénéficié illégalement du rachat controversé d'Uramin en 2007.
Areva a ensuite fait savoir début 2012 que le versement des indemnités était suspendu aux conclusions d'un audit interne sur Uramin, qui a depuis conclu à un défaut de gouvernance et d'information mais n'a pas révélé d'éléments accréditant les rumeurs de fraude autour de l'opération. Anne Lauvergeon avait été écartée de la direction d'Areva et remplacée par Luc Oursel en juin dernier sur fond de relations tendues avec le patron d'EDF, Henri Proglio, et le président de la République, Nicolas Sarkozy.